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L. A. Davidson est née en 1917 et a grandi sur un ranch du centre du Montana; elle habite dans le Greenwich Village de New York, New York, depuis 1963. Elle est diplômée de l'Université du Minnesota. Elle a été journaliste pendant six ans dans le Dakota du Sud. Par la suite, mariée et mère de deux filles, elle a habité dans diverses villes des États-Unis, en Angleterre et en Ouganda, et elle a beaucoup voyagé. Elle s'intéresse à l'écriture depuis son tout jeune âge. Elle a commencé à étudier le haïku en 1966. En 1968, elle était l'un des 22 membres-fondateurs de la Haiku Society of America et elle a rempli diverses fonctions au sein de cette association par la suite. Elle est également membre de Haiku Canada, de Haiku International Association du Japon et de la British Haiku Society. Ses haïkus, pour lesquels elle a gagné plusieurs prix, de même que ses articles sur le haïku ont été largement publiés et repris dans des revues et des anthologies, et cités dans divers autres ouvrages. Elle a été coéditrice de A Haiku Path: The Haiku Society of America 1968-1988 (H.S.A., 1994). Elle a publié le recueil de haïkus The Shape of The Tree (Wind Chimes, 1982, 1991, 1996).|
beyond stars beyond star winter morning without leaf or flower the shape of the tree where sea and sky meet only hazy fishing boats dividing the gray between boulders a horse I never knew white bones on the subway stairs an old shopping-bag woman shrinks into her rags as I read his note in the garden the mockingbird switches its song hunched in the grass the cheetah eyes us sideways tearing at red flesh near Roman ruins a Bedouin tends his sheep under fighter jets over tombstones weathered by sea wind organ music spring planting from eyes of one potato a dozen plants |
au-delà des étoiles au-delà une étoile matin d'hiver sans feuille ni fleur les contours de l'arbre là où ciel et mer se confondent seuls des bateaux de pêche embrumés séparent le gris entre les rochers un cheval que je n'ai jamais connu des os blancs dans les marches du métro une vieille itinérante disparaît dans ses haillons pendant que je lis son mot dans le jardin le moqueur change de chant blotti dans l'herbe le regard oblique du guépard qui déchire de la chair rouge près de ruines romaines un Bédouin garde ses moutons sous les chasseurs à réaction au-dessus des pierres tombales patinées par le vent de la mer une musique d'orgue plantations de printemps des yeux d'une pomme de terre une douzaine de plants |
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Garry Gay est poète et photographe professionnel; il habite à Windsor, Californie. Il a été cofondateur l'association Haiku Poets of Northern California et président de 1989 à 1990, président de la Haiku Society of America en 1991 et, la même année, fondateur de l'association Haiku North America. Il est le créateur de la forme rengay. Il a publié à sa maison d'édition Smythe-Waithe Press: The Billboard Cowboy (1982), The Silent Garden (1982) et Wings Moonlight (1993), ainsi que The San Francisco Haiku Anthology (1992). The Long Way Home (Brooks Books, 1999) contient des haïkus écrits par l'auteur depuis vingt ans, ainsi que des photos.
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Along the way an old oak branch becomes a walking stick The trail forks... taking the one with wild flowers North star - poking the embers with the walking stick Indian summer - the Golden Retriever shaking off the river Morning glory; wrapping itself in the blue of twilight Urban stream - a heron's slow steps around an old tire Reflected in the sword's blade soft summer clouds I wander the backwoods with the autumn wind September stillness... the long wait for the heron to move Autumn drizzle the rusted tricycle in the river bed |
Chemin faisant d'une vieille branche de chêne je fais un bâton Croisée de sentiers... je prends celui des fleurs sauvages Étoile polaire - je tisonne la braise avec mon bâton Été indien - le golden retriever secoue l'eau de la rivière Belle-de-jour; elle s'enveloppe dans le bleu de la fin du jour Ruisseau urbain - les pas lents d'un héron autour d'un vieux pneu Reflétés sur la lame de l'épée les nuages du doux été Je vagabonde dans la forêt avec le vent d'automne Immobilité de septembre... la longue attente avant que le héron bouge Bruine d'automne le tricyle rouillé dans le lit de la rivière |
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James W. Hackett est né en 1929 à Seattle, Washington, et il habite à La Honda, Californie. Ami et disciple reconnaissant de R. H. Blyth, H. G. Henderson et Roshi Soen Nakagawa, il a été profondément influencé par le taoïsme et le zen; le haïku est pour lui est une façon de vivre plus qu'un art poétique. Il a voyagé et habité au Japon. Pionnier du haïku en langue anglaise dès les années 50, il était, en 1964, le grand gagnant du premier concours de haïku organisé aux États-Unis par la compagnie Japan Air Lines. Il est juge de concours de haïku, fait des lectures publiques, donne des conférences et est souvent interviewé à la radio et à la télévision de divers pays. Ses haïkus sont largement cités dans diverses anthologies et autres publications. La British Haiku Society décerne chaque année un prix qui porte son nom. Il a publié Haiku Poetry (volumes 1 et 2: Hokuseido, 1964; volumes 1, 2, 3 et 4: Japan Publications, 1968), The Way of Haiku (Japan Publications, 1968), Bug Haiku (Japan Publications, 1968); sous le titre Le cri du faucon, haïkus et autres poèmes zen (Voix d'encre, 1996), Patrick Blanche a traduit des extraits de Zen Haiku and Other Zen Poems (Japan Publications, 1983. Distribution: Zen View Distributors, P.0. Box 313, La Honda, CA 94020 USA; British Haiku Society, Sinodun, Shalford, Braintree, Essex CM75HN UK).|
With every gust of sun,   a halo of golden down     surrounds the hawk. Searching on the wind,   the hawk's cry...     is the shape of its beak. Deep within the stream   the huge fish lie motionless,     facing the current. A tiny spider   has begun to confiscate     this cup's emptiness. The fleeing sandpipers   turn about suddenly     and chase back the sea! A bitter morning:   sparrows sitting together     without any necks. City loneliness...   dancing with a gusty wind:     yesterday's news. A distant dog   is adding another shade of gray     to the morning. For a real measure   of the day's heat, see the length     of the sleeping cat. Pavillion empty,   the old Shanghai gardener     dances with herself. |
À chaque percée de soleil,   un halo de duvet d'or     nimbe le faucon. Sondant le vent,   le cri du faucon - n'a-t-il pas     la forme de son bec... Au fond du ruisseau   sans bouger, les gros poissons     font face au courant Petite araignée   qui commence à confisquer     le vide du bol. Les bécasseaux en fuite   soudain se retournent     et chassent la mer! Matin de froid vif:   des moineaux l'un contre l'autre     sans l'ombre d'un cou. Solitude des villes...   elles dansent à chaque coup de vent     les nouvelles d'hier. Un chien de loin   ajoute une touche de gris     à la matinée. Pour mesurer la chaleur   du jour, vois la longueur     du chat qui dort. Pavillon désert,   la vieille jardinière de Shanghai     danse avec elle-même. |
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Christopher Herold est né à Suffern, New York, en 1948 et il habite à Redwood City, Californie. ll écrit des haïkus, des tankas et des rengas depuis une trentaine d'années. Il écrit également des essais sur le haïku, donne des conférences et anime des ateliers d'écriture. Ses poèmes ont été publiés dans un grand nombre de revues et d'anthologies de divers pays. Il a reçu plusieurs prix dont celui du Museum of Haiku Literature du Japon et, à deux reprises, celui de la Haiku Society of America. Il a été juge de concours de haïku, notamment ceux organisés par la compagnie Japan Air Lines. De 1992 à 1993, il a été président de la Haiku Poets of Northern California et, de 1993 à 1994, coéditeur de la revue Woodnotes. Il a collaboré à diverses anthologies de haïkus publiées par Two Autumns Press, la plus récente étant A Path to the Sea (1995). Il a participé à la publication d'une série d'essais intitulée The Art of Haiku dans la revue Geppo de la Yuki Teikei Haiku Society. Il a publié les recueils In Other Words (Jarus, 1981), Coincidence (Kanshiketsu, 1988) et Voices of Stone (Kanshiketsu, 1995, 1996, 1997).|
cloud shadow long enough to close the poppies bird shadow from tree shadow to fence shadow hot night within the din of crickets a single cricket breakfast alone squeezing juice from an orange full of seeds redwood of all your branches, this one touches my window fields flooded beneath the surface, somewhere the river bends dawn... a ship's running lights twinkle among setting stars dark, dark night a leaf strikes the pavement stem first can you hear it spilling from pool to pool? river of stars this purple flower at last I forget its name |
l'ombre du nuage dure assez pour fermer les pavots l'ombre d'un oiseau de l'ombre de l'arbre jusqu'à l'ombre de la clôture nuit chaude dans le concert des grillons un seul grillon déjeuner solitaire je presse le jus d'une orange pleine de pépins séquoia de toutes tes branches, une seule frôle ma fenêtre champs inondés sous la surface, quelque part la rivière tourne aube... les feux d'un navire scintillent parmi les étoiles pâlissantes nuit noire, noire une feuille frappe le pavé la tige la première l'entendez-vous tomber de flaque en flaque? la rivière d'étoiles cette fleur pourpre enfin j'ai oublié son nom |
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fog. sitting here without the mountains coffee in a paper cup - a long way from home loud wind - the bed unmade all day another day of snow - the statue's fingers broken off as far as the light goes my daughter goes after the firefly spring wind - my wife drinks from a cup we've always had distant thunder - the dog's toenails click against the linoleum snow now rain - your picture by mine this summer night - she lets the firefly glow through the cage of her fingers the sound they make the sound I make autumn leaves |
brouillard. assis ici sans les montagnes café dans un verre en papier - bien loin de la maison vent bruyant - le lit défait toute la journée nouveau jour de neige - les doigts de la statue brisés jusqu'au bout de la lumière ma fille court après la luciole vent de printemps - ma femme boit dans une tasse que nous avons depuis toujours tonnerre au loin - les griffes du chien cliquettent sur le linoléum pluie après la neige - ta photo près de la mienne nuit d'été - elle laisse la luciole scintiller à travers les barreaux de ses doigts le bruit qu'elles font le bruit que je fais les feuilles d'automne |
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John Hudak est né à Framingham, Massachusetts, en 1958 et il habite à New York, New York. Il est libraire spécialisé dans les premières éditions de livres du vingtième siècle. À la suite de la lecture d'un article sur le haïku, en 1994, il a constaté que son travail d'enregistrement de bruits de la nature et de musicien acoustique était semblable à celui de l'écriture du haïku, et il a commencé à en écrire. Il a publié, à compte d'auteur, les recueils new winter (1995) et drawings and haiku: up state (1996). Il est membre de la Haiku Society of America, et du Spring Street Group de New York. Il a participé au projet Manray.|
bicycle wheels trace rainwater beyond the puddle morning sun: three plum pits in a porcelain bowl after the rain the face of the snail the corner fruit man feeds a young dog a grape a whistle blows my foot snaps the milkweed stem floating mist passing by the house window burnt toast the flour dust from the bakery still on her black dress an instant picture lying face down in a puddle in her chinese robe a last breath beneath the budding magnolias spring - the little gnats keep me company |
trace de roues de bicyclette eau de pluie au-delà de la flaque soleil matinal: trois noyaux de prune dans un bol en porcelaine après la pluie le visage d'un escargot le marchand de fruits du coin donne un raisin au jeune chien un coup de sifflet mon pied écrase une tige d'asclépiade du brouillard qui flotte entre par la fenêtre pain brûlé de la farine de la boulangerie restée sur sa robe noire image d'un instant à plat ventre dans une flaque d'eau dans son peignoir chinois un dernier soupir sous les magnolias en bourgeons printemps - de petites mouches noires me tiennent compagnie |
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Elizabeth S. Lamb est née en 1917 dans le Kansas et habite, depuis 1977, à Santa Fe, Nouveau-Mexique. En 1961, après plusieurs années passées en Amérique Centrale et en Amérique du Sud avec son mari Bruce Lamb, ingénieur forestier, elle est revenue aux États-Unis, à New York, où elle a découvert le haïku. En 1963, elle a commencé à publier de ses haïkus, notamment dans American Haiku, la première revue américaine de haïkus. Le 23 octobre 1968, elle a participé à la première rencontre de la Haiku Society of America. Elle a été directrice de la revue de haïkus Frogpond de 1984 à 1990, et en 1994. Elle a fait don de ses archives personnelles à la California State Library de Sacramento qui ouvrait, en juillet 1996, la section American Haiku Archive et elle en est devenue curatrice honoraire. Elle a publié les recueils de haïkus: in this blaze of sun (From Here, 1975), Picasso's 'Bust of Sylvette' (Garlinghouse, 1977), 39 Blossoms (High/Coo, 1982), Casting Into A Cloud: Southwest Haiku (From Here, 1985), Lines for my mother, dying (Wind Chimes, 1988), The Light of Elizabeth Lamb (haïkus traduits en chinois; Haiping Gong, Chine/Winner Press, Hong Kong, 1993) et Ripples Spreading Out: Poems for Bruce and Others (Tiny Poems Press, 1997). |
pausing halfway up the stair - white chrysanthemums wind in the sagebrush - the same dusty color     the smell of it deep into this world of Monet water lilies             no sound... |
une pause au milieu de l'escalier - chrysanthèmes blancs vent dans l'armoise - la même couleur poussiéreuse     son odeur plongé dans le monde des nénuphars de Monet           aucun bruit... |
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the fisherman casting into a cloud deepening shadows le pêcheur lance sa ligne dans un nuage   ombres plus intenses |
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a plastic rose rides the old car's antenna - spring morning the year turns - on the harp's gold leaf summer's dust the broken harp string curving into sunlight O'Keeffe's Black Cross the wind blows and blows in the high desert a flight of birds breaks the stillness of sky no cloud moves a tinamou calls - beside the little stream the jungle darkens |
une rose en plastique sur l'antenne d'une vieille auto - matin de printemps l'année s'achève - sur la feuille en or de la harpe de la poussière de l'été la corde brisée de la harpe se tourne vers la lumière du soleil la Croix noire de O'Keeffe le vent souffle sans cesse au coeur du désert une volée d'oiseaux brise la quiétude du ciel aucun nuage ne bouge un tinamou crie - à côté du petit ruisseau la jungle s'obscurcit |
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Robert Spiess est né à Milwaukee, Wisconsin, en 1921 et il habite à Madison, Wisconsin. Il a publié ses premiers haïkus il y a près de 50 ans. Depuis 1978, il est directeur de Modern Haiku , une revue de haïkus fondée en 1969 par Kay Titus Mormino, et la plus ancienne revue de haïkus hors du Japon. Il a publié sept recueils: The Heron's Legs (American Haiku, 1966), The Turtle's Ear (Wells Printing, 1971), Five Caribbean Haibun (Wells Printing, 1972), The Shape of Water (Modern Haiku, 1982), The Bold Silverfish and Tall River Junction (Modern Haiku, 1986), The Cottage of the Wild Plum (Modern Haiku, 1991) et Noddy (Modern Haiku, 1997), ainsi qu'un ouvrage sur le haïku: A Year's Speculations on Haiku (Modern Haiku, 1995).|
the field's evening fog– quietly the hound comes     to fetch me home an unspoken love–   i envy the oriole     that sings that sings ha! even for one laden with duality blossoming wild plum! braver   this winter than i–   the sparrows that seemed   so cheeky in spring the thin cheeps   of street sparrows and harsh caws   of city crows my winter church crucifix deeper than customary the zen master bows becoming dusk–   the catfish on the stringer     swims up and down a stray mongrel   stands quietly in the yard     – autumn rain casting off the lines–   odor from the wooden wharf     of drying dew someone old   stands in the grove– the blossoms   so fresh again on wild plum |
brouillard du soir sur le champ– sans bruit le chien vient me chercher     pour me reconduire à la maison un amour muet–   j'envie le loriot     qui chante qui chante ah! même pour quelqu'un plein de contradictions fleurit le prunier sauvage! cet hiver   plus braves que moi–   les moineaux qui semblaient   si effrontés au printemps le doux pépiement   des moineaux de la rue et les croassements rauques   des corneilles de la ville mon hiver le crucifix de l'église que le maître zen salue plus profondément que d'habitude fin du jour–   la barbotte va et vient     au bout de sa corde un chien errant   tranquille dans la cour     – pluie d'automne on largue les amarres–   odeur de rosée qui sèche     sur le quai de bois quelqu'un de vieux   se tient dans le bosquet– les fleurs   de nouveau si fraîches au prunier sauvage |
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Wally Swist est né à New Haven, Connecticut, en 1953 et habite depuis une quinzaine d'années à Amherst, Massachusetts. Il a publié les recueils de poèmes For the Dance (Adastra, 1991) et The New Life (Plinth Book, 1998), ainsi que les recueils de haïkus: Unmarked Stones (Burnt Lake, 1988), Blowing Reeds (Timberline Press, 1995), The Mown Meadow (Los Hombres Press, 1996) et train whistle (proof press, 1996). Ses haïkus, poèmes, essais et critiques ont paru dans diverses revues, dont: The American Book Review, Modern Haiku, Osiris, Poetry East, The Small Press Review et Yankee.|
buzz of silence - the apiary submerged beneath hives of snow snow sifts through the creaking pines...     one chickadee calls after another walking farther into it     the farther it moves away spring mist deep bend of the brook     the kingfisher's chatter after its dive that one bird with a hinge in its voice creaks in the wind soothing rain: the mown meadow releases pungence of mint tall stands of tansy bob across the meadow yellow upon yellow dusk fades to peach - wasps tenderly brushing against splintered barn wood streaked dawn sky - goldfinches spreading out through purple loosestrife Indian summer the teal of a mallard's head rinsed with sunlight |
bourdonnement de silence - le rucher englouti sous un amoncellement de neige la neige à travers les pins qui grincent...     une mésange en appelle une autre plus je marche dedans     plus il s'éloigne le brouillard du printemps méandre profond du ruisseau     le jacassement du martin-pêcheur après son plongeon cet oiseau avec un gond dans la voix grince dans le vent pluie apaisante: de la prairie fauchée monte une âcre odeur de menthe de hautes touffes de tanaisie ondulent dans la prairie jaune sur jaune le soir tourne au pêche - les guêpes frôlent doucement le bois fendillé de la grange le ciel strié de l'aube - les chardonnerets se dispersent dans la salicaire Été indien le turquoise du colvert baigné de soleil |
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Michael Dylan Welch est né en 1962 à Watford, Angleterre. D'abord venu au Canada en 1973, il habite à Foster City, Californie, depuis 1988. Il est responsable de collection chez IDG Books Worldwide. Il a été membre du comité directeur de l'association Haiku Poets of Northern California de 1991 à 1996, coorganisateur des rencontres bisannuelles Haiku North America Conferences en 1991, cofondateur de la section American Haiku Archive à la California State Library en 1996 et vice-président de la Haiku Society of America en 1997. Il publie régulièrement des articles et des essais sur le haïku, anime des ateliers d'écriture, donne des conférences et est juge de divers concours. Il est directeur de la revue de haïkus Woodnotes depuis 1989 et de la revue Tundra. À ses éditions Press Here, il a publié 17 ouvrages, dont une anthologie de senryûs (Fig Newtons: Senryu to Go, 1993), une anthologie de tankas (Footsteps in the Fog, 1994), une anthologie de haïbuns (Wedge of Light, 1998) et diverses anthologies de haïkus. Il a été l'un des coéditeurs de A Haiku Path (H.S.A., 1994), un ouvrage collectif retraçant les vingt ans de la Haiku Society of America. Sa bibliothèque personnelle compte plus de 1,800 titres relatifs au haïku. Il a publié les recueils de haïkus Tremors, Earthquake Haiku (Press Here, 1990) et The Haijin's Tweed Coat (Press Here, 1990). Il s'intéresse également au renga (ou renku). Voir son site: Captain Haiku's Secret Hideout. |
mountain spring–   in my cupped hand     pine needles summer heat–   two squirrels     meet on a wire first cold night– smell of hot dust from the vent visiting mother– again she finds my first grey hair an old woolen sweater   taken yarn by yarn     from the snowbank after the quake   the weathervane     pointing to earth December dawn– the shape of the flower bed under fresh snow clicking off the late movie. . .   the couch cushion   reinflates empty field a hay rack collecting tumbleweeds a withered apple caught in an old spine rake . . . blossoms fall |
source de montagne–   dans le creux de ma main     des aiguilles de pin canicule–   deux écureuils     se rencontrent sur un fil première nuit froide– l'odeur de poussière chaude de la bouche d'air en visite chez ma mère– de nouveau elle trouve mon premier cheveu blanc un vieux tricot de laine   tiré fil par fil     du banc de neige après le tremblement de terre   la girouette     pointe vers le sol aube de décembre– la forme de la plate-bande sous la nouvelle neige j'éteins le dernier film. . .   le coussin du sofa   reprend sa forme champ vide un support à foin garni d'amarantes une pomme ratatinée prise dans un vieux râteau . . . fleurs qui tombent |
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