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H. F. Noyes est né en 1918 en Oregon, États-Unis. En 1970, après une carrière de vingt-cinq années comme psychothérapeute, il a quitté New York et s'est retiré en Grèce. On retrouve de ses haïkus et de ses articles sur le haïku, en anglais ou en traduction, dans les principales revues et anthologies d'une quinzaine de pays. Il a publié sept recueils de haïkus: My Rain, My Moon (Parkway Creative Communications, 1983), Star Carvings (Parkway Creative Communications, 1985), The Blossoming Rudder (Parkway Creative Communications, 1988), Just Floating Here (édition privée, 1991), Oar Under Water (Carthorse Press, 1991), The Moment's Gift (haïkus traduits en chinois; Baihua Literature and Art Publishing House, 1993) et Between Two Waves (Leda Publishing House, 1996). |
what an urge to climb - that vine which doesn't stop where the building does old dog in his grave the flowering orchard looks much too showy mossy gravestones - children playing leapfrog over others' heads the herding winds - a flock of woolly cloudlets off to new pastures resting the oars not a thought in the world - the sounds under silence arguing a point the tug with its haul of logs gone out of sight falling in love what a botch we are making of the tea ceremony Holland rain - sunlight centuries old roams the gallery shooting the rapids - even the back of his head looks surprised raking aside leaves on the backyard pond I release the moon |
quelle irrésistible envie de monter - ce lierre qui continue là où l'édifice s'arrête un vieux chien dans sa tombe le verger en fleurs semble beaucoup trop voyant pierres tombales moussues - des enfants jouent à saute-mouton au-dessus de la tête les uns des autres vents rassembleurs - un troupeau de petits nuages cotonneux en partance vers de nouveaux pâturages les rames au repos aucune pensée dans le monde - les bruits sous silence dispute le remorqueur et sa charge de billes ont disparu à l'horizon tombés amoureux quel gaspillage nous faisons du rituel du thé pluie sur la Hollande - la lumière séculaire du soleil s'attarde dans le musée descente de rapides - même le derrière de sa tête semble surpris en enlevant les feuilles de la flaque de la cour je libère la lune |
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Zoi Savina est née à Athènes et elle vit à Pallini, Grèce. Elle a fait ses études en dessin et décoration à l'École des Beaux-Arts de Florence. En 1982, à Milan, Italie, elle a organisé une lecture de poésie à laquelle 34 poètes grecs contemporains ont pris part. Elle est membre de la Société nationale des écrivains grecs et membre-fondateur du Centre d'hellénisme. Ses œuvres ont été publiés dans divers pays et traduits en diverses langues. Elle a publié les recueils de poésie: Apochróssis (Nuance; 1979), Horis Arhagelus (Sans archanges; 1980), Polichnes (Citadelles; 1981), Akrovates (Acrobates; 1983), Faki epafis (Lentilles de contact; 1988), 20 + 20 (en grec et en anglais; 1989), O Archon stin Krypti/The Archon of the Crypt (L'archonte dans la crypte, en grec et en anglais, 1994 - prix de la Société nationale des Écrivains grecs), Kseris ti tha su charisso (Que t'offrirai-je; 1992), To Orio (Limite; 1993), Kathreftis orimos san fruto (Miroir mûr comme un fruit; 1995), To Revithi (Le pois chiche; 1995), To ochima Idoni (Le véhicule Volupté; 1996),
To ochima Thelo (Le véhicule Vouloir; 1996) et To ochima Erototropo (Le véhicule Amoureux; 1996). Son recueil de haïkus et de tankas Magisses/Enchantresses (Enchanteresses; Grafic Olimpia Milano; 1985, 1986), prix de la Société des écrivains grecs, a été réédité en six langues (grec, anglais, français, espagnol, italien et polonais) en 1994.|
Pourrais-tu entendre le sperme du silence dans la pierre? Je serai l'eau coulant partout jusqu'à tes lèvres Petits poissons les paroles voguent dans les baisers Un brin de silence couvre tes actes: cherches-tu l'énigme? Maintenant je sais comment dans le silence une fleur naît Entre les seins le printemps glisse une rose Une fleur suffirait sur le mur de ciment: notre espoir Si tu peux viens percer les paupières de mon rêve De ses lèvres un dernier oiseau toujours s'en va Je peux marcher sur des chemins soyeux comme un papillon |
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