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our wisteria flowering well next door |
notre glycine fleurit bien chez le voisin |
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with bottle of port a pair of old seadogs tack round the bar |
avec une bouteille de porto deux vieux loups de mer louvoient autour du bar |
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end of drought the overfull reservoir leaking moon |
fin de sécheresse la lune déborde du réservoir |
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parked for the night the sole remaining clydesdale still smoking old family home holding together the morning glory at silly mid-off looking splendid in whites -1--2---3 seagulls on her kimono billowing in the moonlight a heron in flight |
rentré pour la nuit le dernier cheval fume encore vieille maison familiale nous maintient unis la belle-de-jour sur le terrain de cricket splendides en blanc -1--2---3 mouettes sur son kimono ondule au clair de lune un héron en vol |
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from autumn stillness a woodhen shadow talks
du fond du silence d'automne une ombre de bécasse parle |
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under the congoleum the allies still fleeing dunkirk |
sous le linoléum les alliés s'enfuient toujours de dunkerque |
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from the homeless under the bridge songs of solomon monte des sans-abri sous le pont le cantique des cantiques |
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Cyril Childs est né et a grandi dans le sud de la Nouvelle-Zélande. Il a étudé à l'Université d'Otago à Dunedin. Il est
professeur de sciences à l'Université Victoria à Wellington. Sa carrière de chercheur scientifique l'a amené à séjourner en Australie, au Canada, en Écosse et au Japon; c'est d'ailleurs à Matsuyama, en 1989, qu'il a découvert le haïku et qu'il a commencé à en écrire. Pour lui, l'écriture scientifique et le haïku ont plusieurs points en commun, notamment le désir de révéler la nature des choses et le besoin de clarté et de brièveté: le haïku, dit-il, est plus intéressant. Il a compilé New Zealand Haiku Anthology (NZ Poetry Society, 1993). Ses haïkus ont paru dans diverses anthologies et revues (Frogpond, Ko et Modern Haiku.|
stormy August - the first camellia faces the wall September breeze again the rustle of the old maple south wind - cutting white chrysanthemums crisp blue morning - spring in the air and the postman's feet late October breeze a swarm of cherry petals dives under a bus another bitter morning and then - first kowhai outside the examination room - early summer warmth after the holiday - sand... in my pocket the path's crack - measuring my time in this house squeezing through the venetian blind - moonlight |
août orageux - le premier camélia fait face au mur brise de septembre encore le bruissement du vieil érable vent du sud - couper des chrysanthèmes blancs frais matin bleu - le printemps dans l'air et le pas du facteur brise de fin d'octobre un tourbillon de pétales de cerisier s'engouffre sous un autobus encore un matin glacial et ensuite - le premier sophora à l'extérieur de la salle d'examen - première chaleur d'été après les vacances - du sable... dans ma poche fissure dans l'allée - mesure de mon temps dans cette maison se faufile à travers le store vénitien - le clair de lune |
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the old gardener - warming his hands at the glow of a red rose admiring the beauty of yellow flowering cactus - painful fingers knee-deep in the mud of the freshly-watered garden plastic soldier only the stone frogs beside the pool show themselves deserted beach only the waves left playing with a toy spade lone fisherman gutting his catch in the tide - an audience of gulls bare branches weighted down with hungry birds birds in the creeper bottle store by the car park in out in out stretched on their backs eight limbs akimbo man and cat gravity pulling down the corners of my mouth |
le vieux jardinier - se réchauffe les mains à l'éclat d'une rose rouge admirer la beauté d'un cactus à fleurs jaunes - doigts douloureux jusqu'aux genoux dans la boue du jardin tout juste arrosé un soldat en plastique seules les grenouilles de pierre se montrent à côté du bassin plage déserte seules les vagues sont restées à jouer avec une pelle d'enfant un pêcheur solitaire vide un poisson dans la marée - auditoire de mouettes branches nues surchargées d'oiseaux affamés oiseaux dans le lierre magasin de vins et son parking va-et-vient va-et-vient étendus sur le dos huit membres écartés un homme et un chat la gravité affaisse les coins de ma bouche |
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across black bamboos brush hairs whisper breeze stealthily boning my fingers up on hers bowed new old hoes erect woman rows hearing she's died... shouting out lines of her manuscript play within the bus shelter lingering street kid |
à travers les bambous noirs les poils de la brosse murmurent la brise furtivement gagnent mes doigts peu à peu les siens une vieille de nouveaux femme sarcle rangs courbée bien droits en apprenant sa mort... je crie des répliques de sa pièce inédite sous l'abribus flâne un jeune voyou |
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thighs' long unblanking stare
des cuisses un long regard sans cillement |
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under a shooting star click of acorn fall KYOTO TEMPLE across ancient boards dawn's glimmer of gilt lake's brown surface suddenly glinting scarlet, orange... the koi ... one wood drum's clack |
sous une étoile filante le petit bruit d'un gland qui tombe TEMPLE DE KYOTO sur des planches antiques lueur dorée de l'aube sur la surface brune du lac tout à coup des reflets écarlates, orange... la carpe ... un seul coup sur un tambour en bois |
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shadows on the river darker than the birds alone just the dog's joy the quiet river even in panic swans winding up slowly for their ascent leaves exceeding the speed limit - a jogger's red legs nearly tripping me - round my feet the monarch butterfly in her bedroom all her lovers only photographs perching on floats above mussel lines ... the shags skipping home... a white butterfly flirts with her small white shoes |
ombres sur la rivière plus sombres que les oiseaux toute seule avec la joie du chien rivière tranquille même affolés les cygnes prennent lentement leur envol les feuilles dépassent la vitesse permise - les jambes rouges d'un joggeur il me fait presque trébucher - autour de mes pieds le monarque dans sa chambre tous ses amants seulement des photos perchés sur les flotteurs au-dessus des cordes à moules ... les cormorans huppés elle rentre en gambadant... un papillon blanc flirte avec ses petits souliers blancs |
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even at sixty his nude back a Michelangelo sculpture clothesline walking-stick insect drying himself |
même sexagénaire son dos nu une sculpture de Michel-Ange corde à linge un insecte à longues pattes se sèche |
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scattered across water - parts of the sun gull - a line of white between sea and shore billboard... the lingerie girl smiling through the snow garage sale - in the dressing-table mirror a stranger's face past the mannikin the girl with the same pout in the empty billboard frame the whole mountain midsummer sky on all the postcards mountain-side - the train climbs its own sound wedding ring worn thin she kneads dough in autumn sunlight attic dust finding my mother's footsteps |
à la surface de l'eau - des morceaux de soleil mouette - une ligne de blanc entre mer et plage panneau d'affichage... la fille en lingerie fine sourit sur fond de neige vente de débarras - dans le miroir de la coiffeuse un visage inconnu derrière le mannequin la fille fait la même moue dans l'encadrement vide du panneau d'affichage toute la montagne un ciel de plein été sur toutes les cartes postales flanc de montagne - le train gravit son propre bruit son anneau de mariage usé elle pétrit de la pâte au soleil d'automne poussière du grenier je trouve des traces de pas de ma mère |
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the chill disturbance of a last bird winging home ... eventual stars down a side street light of sunset strikes facade flowers lose colour Indian woman in her butterfly sari swinging on a swing late glimmer of sun on a noiseless reservoir a terrapin glides gravestones in rows hammered in under the bed dust the lost clown doll a parcel arrives in the middle of the day the house comes alive black horse and white horse chess pieces on a cardboard hill she lowers her head I draw her shoulder again black pencil hovers telephone call your illness spoils the sunset |
la froide perturbation d'un dernier oiseau rentrant au bercail ... étoiles imminentes le long d'une rue transversale le soleil couchant frappe la façade les fleurs perdent leurs couleurs une Indienne dans son sari-papillon se balance sur une balançoire dernière lueur du soleil à la surface d'un réservoir silencieux une tortue glisse pierres tombales en rangées bien enfoncées sous le lit poussière le clown en peluche perdu un colis arrive au milieu de la journée la maison revit cheval noir et cheval blanc pièces d'échecs sur une colline en carton elle baisse la tête je redessine son épaule le crayon noir hésite appel téléphonique ta maladie gâche le coucher de soleil |
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headlights flashing the roses back to red the fisherman's line catching only the light stray cat peering in the window of the empty house first over the line the runner's shadow sun pouring down on the nudist beach hats essential drifting across the glass tower square clouds in the lake tops of mountains quivering the plane airborne its shadow grounded look - the sunflower its face now turned to the moon across the harbour one raincloud with its own rainbow |
des phares rendent les roses rouges de nouveau la canne du pêcheur n'attrape que la lumière un chat errant regarde par la fenêtre de la maison vide la première à la ligne d'arrivée l'ombre du coureur le soleil plombe sur la plage de nudistes chapeaux de rigueur dérivent sur l'édifice de verre des nuages carrés sur le lac les cimes des montagnes tremblent l'avion en vol son ombre sur terre regarde - le tournesol son visage maintenant tourné vers la lune dans le port passent un nuage de pluie et son arc-en-ciel |
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