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Federico C. Peralta est né en 1954 à Santa Rosa, Laguna, et il habite à San Jose Del Monte. Il est diplômé de l'Institut polytechnique des Philippines. Atteint de rétinopathie pigmentaire, il a dû interrompre ses activités professionnelles. Grâce à l'aide de son épouse, Aurora C. Clave, il continue à s'intéresser à la musique et à la poésie. Ses haïkus paraissent régulièrement dans diverses revues et anthologies; son recueil, Naked in the Sun, est encore inédit.|
invisible feet rustling through the tall grasses - approaching summer many-fingered brooms sweeping the bottom of sky - the pines of Baguio at the flea market - woman selling papaya suckles her baby denuded mountain - a native hawk soars and soars searching for its nest a new cement plant - boatman of Bolinao mourns tears in fishes eyes late December chill - warmer than the wool blanket the limbs of my wife half-buried in mud a toy cannon points upward - a star apple drops mouse deer chewing grass - soundlessly the dewdrops break underneath its hooves a clear morning sky - one by one my son collects the leaves in the yard running my fingers through my daughter's tangled hair - March wind in the trees |
des pieds invisibles bruissent dans les herbes hautes - l'été approche des balais branchus nettoient le ciel - les pins de Baguio au marché aux puces - une femme vend des papayes en allaitant son bébé montagne dénudée - un faucon de la région monte et monte à la recherche de son nid une nouvelle cimenterie - un passeur de Bolinao pleure des larmes dans les yeux des poissons froid de fin décembre - plus chaud que la couverture en laine le corps de ma femme à moitié enterré dans la boue un canon d'enfant pointe vers le haut - une pomme étoile tombe un cerf-souris rumine - sans bruit il écrase des gouttes de rosée sous ses sabots ciel clair du matin - une à une mon fils ramasse les feuilles de la cour je passe les doigts dans les cheveux emmêlés de ma fille - le vent de mars dans les arbres |
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