es Anglais de la
Nouvelle-Écosse convoitent les terres ainsi
que le bétail des Acadiens. Le 31 juillet
1755, [le gouverneur Charles]
Lawrence écrit [au colonel Robert]
Monckton :
Afin de les empêcher de senfuir avec leurs bestiaux, il faudra avoir grand soin que ce projet ne transpire pas ; et le moyen le plus sûr pour cela me paraît davoir recours à quelque stratagème qui fera tomber les hommes, jeunes et vieux (surtout les chefs de famille) en notre pouvoir. Vous les détiendrez ensuite jusqà larrivée des transports afin quils soient prêts pour lembarquement. Une fois les hommes détenus, il nest pas à craindre que les femmes et les enfants ne senfuient avec les bestiaux. Toutefois, il serait très prudent, pour prévenir leur fuite, non seulement de vous emparer de leurs chaloupes, de leurs bateaux, de leurs canots et de tous les autres vaisseaux qui vous tomberont sous la main, mais en même temps de charger des détachements de surveiller les villages et les routes. Tous leurs bestiaux et leurs céréales étant confisqués au profit de la Couronne, par suite de leur rébellion et devant être appliqués au remboursement des dépenses que le gouvernement devra faire pour les déporter de ce pays, il faudra que personne nen fasse lacquisition sous aucun prétexte. Tout marché de ce genre serait de nul effet, parce que, depuis larrêté du Conseil, les habitants français sont dépourvus de leurs titres de propriété et il ne leur sera permis de rien emporter, à lexception de leurs mobiliers et de largent quils possèdent présentement.
Dernière mise à jour : 29 décembre 1999, 16h39