Pierre-Stanislas Bédard

n […] lui refusa [l’habeas corpus] persévéramment, car on savait bien que devant un jury, même le plus mal disposé, aucune preuve ne pourrait établir la culpabilité du rédacteur du Canadien. Le gouverneur voulait qu’il demandât pardon, afin, sans doute, de laisser croire au public que son prisonnier était coupable. Mais au château [Saint-Louis (résidence des gouverneurs du Bas-Canada)] l’on ne connaissait pas Bédard, ou on le connaissait mal. Il eût préféré la mort plutôt que de prononcer l’aveu d’une faute dont il était innocent. Bédard attendit donc patiemment dans sa prison le procès auquel il avait droit, au grand mécontentement de la faction de Sewell [le juge en chef], qui eût désiré donner aux événements une autre tournure » [Dionne, Narcisse-Eutrope, citée par Lacoursière, 2:1995, p. 127]


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Dernière mise à jour : 29 décembre 1999, 16h50