






1980
- Révision en profondeur du Code civil
du Québec. Désormais, légalité
juridique des conjoints au sein du mariage est reconnue. Le
code révisé entrera en vigueur le 2
avril 1981.
2
avril 1981
- La loi 89, modifiant le Code civil
entre en vigueur. Légalité juridique
des conjoints au sein du mariage étant établie,
désormais « chacun assume la direction morale et matérielle
de la famille, chacun contribue aux charges du ménage selon ses
facultés respectives et tous deux sont solidaires des dettes du
ménage ». La loi 89 confirme le droit des femmes à
conserver leur nom ce que notre droit avait toujours reconnu et dorénavant,
elles peuvent le transmettre à leurs enfants. La résidence
familiale est protégée. Pour éviter que la nouvelle
loi, sous prétexte dégalité, nait pour effet dappauvrir
les femmes à la rupture du mariage, (cas de dettes du mari, donations
entre vifs), « le législateur a prévu une prestation
compensatoire; ainsi, par cette mesure, un conjoint peut réclamer
une compensation pour son apport à lenrichissement de lautre conjoint. »
Les tribunaux reconnaissent rarement la valeur du travail au foyer [Voir
1985] [Source : Histoire des femmes au
Québec, Collectif Clio, p. 529].
-
22
juillet 1981
- Une loi provinciale donne aux femmes le droit daccès à
la plupart des tavernes, car les débits établis avant 1979
conservent toujours le privilège de refuser laccès aux femmes
dans leur établissement. Ladmission des femmes est finalement élargie
à toutes les tavernes en 1986.
[Myles, Brian, in : Le Devoir, 22 juillet 1994]
-
- 1982
- Publication de LHistoire des femmes au
Québec depuis quatre siècles par le Collectif
Clio (Micheline Dumont,
professeure dhistoire à lUniversité de Sherbrooke, Michèle
Jean, auteure de Québécoises du XXe
siècle, Éd. du Jour, 1974, Marie Lavigne, professeure
dhistoire et présidente du CSF, Jennifer
Stoddart, avocate et historienne) aux éditions Quinze,
528 pages. « Les femmes dans lhistoire, lhistoire des femmes.
Il aura fallu la détermination de quatre femmes daujourdhui pour
sortir de lombre celles qui furent nos aïeules, leur donner vie et
visage, et toute la place qui leur revient. Imaginer ce qua pu être
leur vie. » [Anne Richer, La Presse, samedi,
4 décembre 1982.] Au début de 1992,
Le Jour, éditeur, publie une version entièrement revue
et mise à jour, 646 pages. Louvrage « met en évidence
leur contribution réelle à lhistoire du Québec. »
-
- avril 1982
- Au Musée dart contemporain de Montréal, lexposition
Art et féminisme attire des milliers de visiteurs grâce
à La chambre nuptiale, uvre magistrale de la montréalaise
Francine Larivée et The Dinner Party, uvre provocatrice
et imposante de lartiste américaine Judy
Chicago. Pour cette occasion, des femmes de tous les coins du
Québec confectionnent une immense courtepointe que les visiteurs
peuvent contempler pendant la longue file dattente. [Lhistoire
des femmes au Québec, Collectif Clio, Le jour, 1992, p. 565.
Voir été 1976 et http://www.unites.uqam.ca/archives/fonds/92pfonds.htm]
-
8
novembre 1982
- Fondation du Conseil dintervention pour laccès des femmes
au travail (CIAFT) grâce aux efforts de Lise
Doyle. Organisme de sensibilisation et de concertation, il réunit
des femmes ou des groupes qui travaillent à promouvoir laccès
des femmes au travail et lautonomie financière des femmes par le
biais du travail. Lorganisme est incorporé le
16
décembre 1982 et élit son premier conseil dadministration
à son congrès de fondation en janvier 1984. Les efforts du
CIAFT ont permis la mise en place de programmes daccès à
légalité qui facilitent lembauche des femmes dans les métiers
non traditionnels. [Leduc, Lyse, in : Ces femmes
qui ont bâti Montréal, Éditions du Remue-ménage,
1994, p.509. http://www.ciaft.qc.ca.]
1983
- Le gouvernement canadien adopte le projet de loi C-127. Jusquà
cette date, les tribunaux rejetaient les plaintes de viol
portées par une femme contre son mari,
cautionnant de la sorte un droit de propriété que le mariage
accorderait à lhomme sur le corps de sa femme sous le couvert du
« devoir conjugal ». Les modifications au Code criminel
reconnaissent la notion de viol entre époux.
11
novembre 1983
- Dana Zwonok, « une mystérieuse
dame en noir provoque un émoi en déposant, pendant la cérémonie
du Souvenir, Carré Dominion à Montréal, une couronne
de fleurs : Pour toute femme violée
en temps de guerre / For every woman raped in war [La
vie en Rose, no 23, février 1985, p. 13]
11
novembre 1984
- Dana Zwonok accompagnée
dune quarantaine de femmes, dhommes et denfants réitère
son acte symbolique posé le
11
novembre 1983. Elle veut rendre hommage à la mémoire
de « toutes les femmes victimes des guerres. » Désirant
respecter la douleur de ceux et celles que les guerres ont fait souffrir,
les Consurs du souvenir attendent la fin de la cérémonie
officielle pour tenir la leur, dans le calme et la dignité. Cette
attitude pacifiste nest pas payée de retour par les militaires
présents. [La vie en Rose, no 23,
février 1985, p. 13]
1985
- La cause Globensky VS
Globensky donne une interprétation restrictive des prestations
compensatoires en ne reconnaissant pas le travail au foyer comme apport
à lenrichissement de lautre conjoint [Histoire
des femmes au Québec, Collectif Clio, p. 529].
Plus de 80 centres de femmes de toutes les régions du Québec
fondent un regroupement provincial : lR
[Regroupement provincial] des
centres de femmes du Québec. En janvier 1984, à
linitiative du Programme Promotion de la Femme, des représentantes
de 53 centres de femmes du Québec se rencontrent pour la première
fois et prennent conscience de leur immense force collective. En juin 1985,
lR des centres de femmes
du Québec est né et en 1995,
lR regroupe plus de 85 centres subventionnés par le gouvernement
du Québec. Initiatives locales de femmes daction, les centres offrent
aux femmes de leur communauté un lieu dappartenance et de transition,
une solution à lisolement, un réseau déducation
et daction [« 10 ans daction » in :
Le Bulletin de liaison, vol. 8, no 2, juin
1995].
-
- Établissement de la Loi C-31 qui modifie la Loi sur les Indiens.
Le Parlement canadien répare ainsi une injustice faite aux femmes
autochtones qui avaient perdu leur statut dindienne en épousant
un non-autochtones alors que linverse nentraînait aucune perte
de droits. [Voir 1869]
1986
- La réforme de la loi sur le divorce entre en vigueur le 1er
juin. Léchec du mariage est la seule cause de divorce, éliminant
la notion de faute. Les époux peuvent ensemble demander le divorce
[La constante progression des femmes, Conseil du statut
de la femme, gouv. du Québec, déc. 1995].
-
15
avril 1987
- La juge Claire LHeureux Dubé
devient la première femme québécoise à accéder
à la Cour suprême du Canada.
Native de Québec, elle avait été nommée à
la Cour supérieure du Québec en 1973
et à la Cour dappel en 1979.
-
28
janvier 1988
- La Cour suprême déclare inconstitutionnel
larticle 251 du Code criminel rendant lavortement illégal,
cet article allant à lencontre des dispositions de la Charte
canadienne des droits et libertés parce quil enfreint le droit
des femmes à « la vie, la liberté et la sécurité
de leur personne » [http://web.idirect.com/~cbctrust/CHRONOLO.PT1.html].
1988
- Lorraine Pagé est élue
présidente de la CEQ [Centrale
de lEnseignement du Québec]. Première présidente
de lAlliance des professeurs de Montréal de 1985
à 1988, élue présidente de la CEQ en 1988;
cest la première femme à occuper ce poste. Militante infatigable,
Mme Pagé défend
les intérêts des membres de la CEQ depuis bientôt 10
ans.
1989
- Lassemblée nationale adopte la loi favorisant légalité
économique des époux. Cette loi nommée
loi du patrimoine, établit le mariage comme un partenariat
économique et prévoit que, quel que soit le régime
matrimonial choisi par les époux, la rupture de lunion entraîne
le partage à parts égales des biens du patrimoine :
résidences familiale et secondaire, meubles et véhicules
à lusage de la famille, gains accumulés au cours du mariage
dans un régime de retraite public ou privé [Histoire
de femmes au Québec, Collectif Clio, p. 530].
-
- mars 1989
- Fondation de FRONT, réseau
des « Femmes regroupées en options non traditionnelles »
par des femmes pratiquant des métiers non traditionnels. Elles veulent
sensibiliser les femmes et les jeunes filles au potentiel quoffrent les
emplois non-traditionnels. [http://www.front.qc.ca]
-
- novembre 1989
- Par son jugement sur laffaire Chantal Daigle
VS Jean-Guy Tremblay,
la Cour suprême confirme quune tierce personne, fût-elle le
père présumé, ne peut sopposer à la décision
davortement dune femme. [Québec (Gouvernement du),
Conseil du statut de la femme, La lente progression des femmes p. 6
et http://web.idirect.com/~cbctrust/CHRONOLO.PT1.html].
6
décembre 1989
- Tuerie à Polytechnique.
Un homme âgé dune vingtaine dannées, Marc
Lépine, entre à lÉcole polytechnique de
Montréal et abat quatorze étudiantes. « Vous
êtes des filles, vous allez être des ingénieures. Vous
êtes une gang de féministes. Jhaïs les féministes! »
crie lassassin avant de commencer à tirer. « Nous
ne devons pas oublier que cest ce cri-là qui a servi à organiser
sa folie meurtrière, et que ce nest pas par hasard quil sest
justement rendu dans cette prestigieuse école. »
Ces événements « feront prendre conscience
à beaucoup de femmes que les progrès accomplis ne font pas
plaisir à tout le monde » [Collectif
Clio, Histoire des femmes au Québec, p. 484-485, 502-503].
Chaque année, à cette date, au Québec et à
travers le Canada, les associations et groupes de femmes organisent des
journées détudes, des colloques et des cérémonies
de commémoration pour réfléchir sur les violences
faites aux femmes, quelles soient domestiques, professionnelles ou sociales.
1990
- Le gouvernement du Québec, malgré lopposition du corps
médical, autorise la pratique des sages-femmes
dans le cadre de projets pilotes en milieu hospitalier ou dans des lieux
rattachés à un établissement de santé. [Collectif
Clio, Lhistoire des femmes au Québec, Le Jour, 1992, p. 549.]
(Lire article).
-
1er
janvier 1990
- Entrée en vigueur de la loi 116
Loi sur les régimes complémentaires de retraite (votée
en 1989) qui constitue une refonte
complète des normes législatives applicables aux régimes
privés de retraite. Plusieurs des modifications apportées
améliorent la sécurité économique de bon nombre
de femmes. En accord avec la Loi favorisant légalité
économique des époux créant le patrimoine familial
en 1989, la loi 116 prévoit
le partage égal, lors de la dissolution du mariage, des droits acquis
au cours du mariage dans le régime de retraite. (Ici les conjointes
et conjoints de fait sont exclus.) Cependant, il peut y avoir, au moment
du partage, renonciation en tout ou en partie du partage. En cas de décès
de la personne retraitée, une rente représentant 60 %
de celle qui lui était payable revient à son conjoint ou
à sa conjointe (ce qui inclut le conjoint et la conjointe de fait,
à moins quil y ait eu renonciation de sa part). [La
Gazette des femmes, CSF mars-avril 1990, vol.11 n° 6 p. 6. &
Sommaire des principales lois québécoises ayant une incidence
sur les conditions de vie des femmes, Secrétariat à la
condition féminine, décembre 1998, p. 56, 58.]
-
27
30
avril 1990
- Des milliers de femmes venues de toutes les régions du Québec
se rencontrent à Montréal pour fêter le 50e
anniversaire du droit de vote des femmes au Québec. Le
comité Femmes en tête a organisé une série
dévénements à lUniversité du Québec
à Montréal et à laréna [patinoire]
Maurice-Richard : « 50 heures de Femmes en tête ».
Lécrivaine et ex-ministre Lise
Payette est la présidente dhonneur de ces journées
de fêtes et de réflexions. Le
29
avril, à laréna Maurice-Richard, la comédienne,
auteure et metteure en scène Denise
Filiatrault assure la mise en scène de « Lincroyable
histoire de la lutte que quelques-unes ont menée pour obtenir le
droit de vote pour toutes » [Jocelyne Beaulieu,
Josette Couillard, Madeleine Greffard, Luce Guilbeault, VLB éditeur,
1990]. Cette représentation denvergure est suivie dun spectacle
de variétés formant « une mosaïque des femmes
qui ont marqué le domaine artistique depuis cinquante ans »
[La Gazette des Femmes, mars-avril 1990 volume 11,
nº 6].
12
juin 1990
- La journaliste Lise
Bissonnette est nommée directrice du prestigieux quotidien
montréalais Le
Devoir.
18
décembre 1990
- LInstitut de recherches et détudes
féministes (IREF) est créé par le Conseil
dadministration de lUniversité du Québec à Montréal.
LIREF entend poursuivre le travail amorcé par le Groupe
interdisciplinaire denseignement et de recherche féministes
[Source].
31
janvier 1991
- Le projet de loi C-43 loi pour re-criminaliser lavortement est défaite
par le Sénat. Lavortement est maintenant traité comme un
acte médical gouverné par les règlements médicaux
et provinciaux. [Traduit de http://web.idirect.com/~cbctrust/CHRONO.PT1.html]
-
30 novembre 1993
- Le gouvernement Chrétien
rend public le rapport de la Commission royale denquête sur les
nouvelles techniques de reproduction, la commission
Baird du nom de sa présidente, la généticienne
Patricia Baird. Créée
en 1989, cette commission a suscité
lintérêt de plus de 40 000 personnes et groupes qui
ont participé aux travaux mais les commissaires ne peuvent faire
lunanimité sur les 293 recommandations qui ont été
formulées. [Lire Déthique
et de reproduction et La Cour suprême
se penche sur les droits du ftus].
-
- 1994
- Ouverture des premières maisons de naissances où les
sages-femmes pratiquent leur profession à titre expérimental.
[Lire article].
1995
- Du 26 mai au 4 juin, Du
pain et des roses, est le thème de la marche des femmes
contre la pauvreté. Le mouvement des femmes du Québec (regroupant
la Fédération des femmes du Québec, les syndicats
sections condition féminine, lR [Regroupement provincial]
des centres de femmes du Québec, des groupes communautaires, etc.)
organise une marche de 200 kilomètres vers le parlement de Québec.
Deux groupes de marcheuses partent de Montréal, lun fait le trajet
sur la rive nord, lautre faisant détour par Sherbrooke, un troisième
groupe part de Rivière-du-Loup dans le Bas-Saint-Laurent. Environ
400 femmes marchent 20 kilomètres par jour, les 9 revendications
quelles portent ont été identifiées prioritaires
à la fin dun processus démocratique, toutes sont directement
liées à la question de la pauvreté et jugées
réalisables et gagnables à court terme. Le 4 juin, 15 000
personnes sont réunies devant le parlement et sont accueillies par
le premier ministre Jacques Parizeau
et quelques ministres. Madame Françoise
David, présidente de la Fédération des
Femmes du Québec est linspiratrice de cette marche.
22
juin 1995
- Lucille Teasdale
est décorée de lOrdre national
des québécois par le Premier ministre du Québec
Jacques Parizeau. Létat du
Québec reconnaît ainsi le courage et la ténacité
exceptionnels de cette Québécoise, docteur en médecine
et chirurgienne. Avec son mari, le docteur Pietro
Corti, elle consacra 35 ans de sa vie à la chirurgie
et lenseignement dans un hôpital de Gulu situé dans une région
du nord de lOuganda. Dans des conditions souvent difficiles, elle pratiqua
des dizaines de milliers dopérations et demeura sur place malgré
les guerres qui sévissaient dans ce pays. Elle fut par la suite
nommée « Associée honorable » du Collège
royal des médecins et chirurgiens du Canada, association professionnelle
qui récompense normalement des contributions exceptionnelles dans
lenseignement et dans la recherche. Pour la première fois le Collège
décernait cet honneur à un chirurgien pour des raisons humanitaires.
Elle meurt le
1er
août 1996 du SIDA, maladie quelle avait contractée
en opérant des blessés porteur du VIH. [Source :
Arsenault, Michel. « Un rêve pour la vie »,
in : Libre Expression, p. 378-379.]
automne 1995
- Avant le référendum doctobre, plusieurs femmes du mouvement
« Partenaires pour la souveraineté »
réunies sous la bannière « Vivre
à haute voix au lieu de murmurer notre existence »
entreprennent en autobus une tournée de toutes les régions
du Québec. Ces femmes qui viennent surtout des milieux culturels,
syndicaux, communautaires et associatifs ont rencontré un grand
nombre de Québécoises de tous les milieux pour échanger
sur les enjeux de la souveraineté.
décembre 1995
- Adoption par lAssemblée nationale de
la loi 60 qui autorise la perception
automatique des pensions alimentaires. Le gouvernement confie lapplication
de ce programme au ministère du Revenu. Le gouvernement satisfait
ainsi à une des 9 revendications portées par les femmes lors
de la marche Du Pain et des Roses en
juin 1995. (À
ce sujet voir larticle du Devoir, 22 avril
1997).
6
décembre 1995
- Le gouvernement du Québec, par la voix de son premier ministre
Jacques Parizeau, rend publique sa
politique dintervention en matière de violence conjugale :
Prévenir, dépister, contrer la
violence conjugale. Six ministres sengagent au nom du gouvernement
du Québec : les ministres de la Justice, de lÉducation,
de la Sécurité publique, de la Condition féminine,
des Finances et du Revenu aussi ministre responsable de la Famille et le
ministre de la Santé et des Services sociaux. Ces engagements privilégient
la concertation entre tous les intervenants en matière de violence
conjugale. Une cinquantaine de mesures sont mises de lavant autour de
quatre axes dintervention : la prévention, le dépistage,
ladaptation aux réalités particulières et lintervention
en matière de violence conjugale.
1er
et
2
juin 1996
- Rassemblement à Québec de la Coalition
des femmes contre la pauvreté. La coalition rassemble
85 groupes nationaux et régionaux de femmes de différents
milieux : syndicalistes, communautaires, et dÉglise, pour
rappeler au gouvernement du Québec sa détermination à
poursuivre la lutte pour enrayer la pauvreté des femmes et des enfants.
9
septembre 1996
- À Baie-Comeau, Françoise Lirette
est assassinée avec son fils Loran
par son ex-conjoint René Gaumont. Françoise
Lirette était intervenante-animatrice au Centre
de femmes lÉtincelle. Étudiante à lUQAR
[Université du Québec à Rimouski],
madame Lirette était aussi engagée
dans dautres groupes daction politique et communautaire. Ses compagnes
de travail et tous celles et ceux qui lont connue noublieront pas son
ardeur de vivre et ses grandes qualités de cur. Lenquête
publique se tiendra le 28 novembre 1996.
1996
- Loi sur léquité salariale :
projet de loi no 35 présenté le 15
mai 1996 et adopté et sanctionné le 21
novembre 1996. Le gouvernement réalise une des promesses
faites aux femmes lors de la marche de juin 1995.
Les associations patronales par de multiples représentations se
sont opposées avec vigueur à ladoption de cette loi. La
présente loi entrera en vigueur le 21 novembre
1997 sauf les dispositions relatives à linstitution
de la Commission de léquité salariale
[Chap. V] qui entre en vigueur dès ladoption
de la loi [Éditeur officiel du Québec,
1996]. La loi crée des obligations aux entreprises comptant
dix employées/és et plus. Ces entreprises sont tenues de
corriger les écarts salariaux dus à la discrimination systémique
fondée sur le sexe selon les dispositions de la loi qui comprend
134 articles.
28
novembre 1996
- À Baie-Comeau, début de lenquête publique présidée
par le coroner Jacques Bérubé.
Lenquête a pour objectif de faire la lumière sur les circonstances
qui ont entouré le meurtre de madame Françoise
Lirette et de son fils par son ex-conjoint René
Gaumont. Suite à lanalyse des circonstances et à
létude des rapports qui seront présentés par les
groupes de femmes et dautres groupes qui sont concernés par la
problématique de la violence faite aux femmes, le coroner fera des
recommandations pour faire en sorte que de tels événements
ne se reproduisent plus. Lenquête qui a duré 7 jours sest
terminée le 6 décembre, journée de commémoration
du meurtre des étudiantes de Polytechnique en 1989.
Le coroner remettra son rapport au début de mai 1997.
12
décembre 1996
- Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien,
nomme Madame Lise Thibault au poste
de lieutenant-gouverneur du Québec
pour remplacer Jean-Louis Roux qui
a démissionné « dans la controverse politique ».
Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard
sest dit satisfait de cette nomination tout en déplorant de navoir
pas été consulté. Le 30 janvier
1997, Lise Thibault, « une
citoyenne de Saint-Hippolyte dans les Basses-Laurentides, a prononcé
le serment dusage qui en fait le 27e représentant du
souverain britannique au Québec. » Elle est la première
femme à occuper ce poste [Le Devoir, vendredi
31 janvier 1997].
-







Dernière
mise à jour : 29 janvier 0024, 19h29