Leserbrief zum Artikel „ So judenfeindlich wie vor fünfzig Jahren “ (Themen aus dem Ausland), erschienen in der SZ vom 4./5./6. Januar 1997.

Lettre à la rédaction en réponse à l’article « Aussi antisémite qu’il y a 50 ans » (Actualités de l’étranger), dans l’édition du 4/5/6 janvier 1997 de la Süddeutsche Zeitung.

Montreal, den 16.1.1997

Montréal, le 16 janvier 1997

Die äußerst sporadische, aber dafür um so einseitige Berichterstattung der SZ über die kanadische Provinz Québec wird langsam zum Ärgernis. Der Artikel „ So judenfeindlich wie vor fünfzig Jahren “ ist schlecht recherchiert und bestätigt in der Auswahl der Gesprächspartner und Fallbeispiele die vorgefaßte Meinung des Verfassers. Québec war während des Zweiten Weltkrieg nicht antisemitischer als das übrige Kanada – es sei nur die Asyl-Politik der damaligen Regierung Mackenzie King erinnert. Jean-Louis Roux wurde von der liberalen Bundesregierung zum Gouverneur in Québec ernannt, ohne daß die Regierung in Québec groß gefragt wurde. Er ist inzwischen zurückgetreten. Mit dem „ Geld “, das Québec-Premier Parizeau – neben den „ ethnischen “ Stimmen – für die knappe Niederlage der Souveränisten verantwortlich machte, waren sicher nicht die Juden gemeint, sondern eher Männer wie Laurent Beaudoin, Vorstandsvorsitzender von Bombardier, der weder Jude noch anglophon ist. Daß Parizeau Antisemit sei, wurden ihm bisher auch von seinen schärfsten Kritikern nicht unterstellt. Im übrigen wird vom Autor verschwiegen, daß ihn seine unbedachte Äußerung ins politische Abseits befördert hat. Und die Terrorgruppe FLQ um Raymond Villeneuve, der heute eine überlebte Rangfigur in der politischen Landschaft Québecs ist, entführte und ermordete 1970 mit dem damaligen québecischen Arbeitsminister Pierre Laporte keinen Juden, sondern einen überzeugten Föderalisten. Schließlich ist der Richter ernannte Richard Terrien kein Ex-Terrorist, sondern zählte eher zum Umfeld der Sympathisanten. Howard Galganov, der durch den ganzen Artikel geistert, wurde nach seinem New York-Fiasko von den eigenen Leuten zum Rücktritt veranlaßt. Und Michel Gauthier, bis vor kurzem Chef des Bloc Québécois und Oppositionschef in Ottawa, ist eher ein Opfer seiner eigenen Farblosigkeit geworden. Hat der Verfasser seinen Abgang überhaupt bemerkt? Les reportages extrêmement sporadiques mais par contre plutôt partiaux du journal SZ en provenance de la province canadienne du Québec deviennent à la longue irritant. L’article intitulé « Aussi antisémite qu’il y a 50 ans » est pas bien recherché et confirme les opinions tendancieuses de l’auteur quant à la sélection des interlocuteurs et des exemples choisis. Durant la Deuxième Guerre mondiale, le Québec n’était pas plus antisémite que le reste du Canada — que l’on se souvienne seulement de la politique du gouvernement Mackenzie King face au problème des réfugiés (en provenance d’Europe centrale). Jean-Louis Roux a été nommé gouverneur du Québec par le gouvernement libéral fédéral, sans que le gouvernement du Québec soit le moindrement consulté. Il s’est entre-temps retiré. Pour ce qui est des propos de l’ancien premier ministre du Québec, M. Parizeau qui rendait responsable de la courte défaite des souverainistes « l’argent » en plus des votes « ethniques », il n’avait certainement pas à l’esprit les (membres de la communauté) juive, mais bien plutôt des hommes comme Laurent Beaudoin, président de Bombardier, qui n’est ni juif ni anglophone. Que Parizeau puisse être antisémite, même ses plus avides détracteurs ne l’ont jamais supposer. De plus l’auteur ne mentionne pas que ses propos irréfléchis furent responsables de la fin de sa carrière politique. Pour ce qui est du cas de Raymond Villeneuve, il est aujourd’hui une personnalité marginale dans le paysage politique du Québec. Ce dernier gravitait dans le groupe terroriste du FLQ, qui enleva et tua en 1970, l’ancien ministre québécois du travail, M. Pierre Laporte, qui lui n’était pas juif mais bien un fédéraliste convaincu. Finalement, (concernant le cas de) Richard Therrien, qui vient d’accéder à la magistrature, il ne relève pas d’un ex-terroriste, mais plutôt de celui qui se trouvait alors dans les rangs des sympathisants. Howard Galganov, dont l’esprit hante tout l’article, a dû se retirer à la demande de ses propres supporters après sa débâcle de New York. Et Michel Gauthier, jusqu’à tout récemment chef du Bloc Québécois et chef de l’opposition à Ottawa, est devenu beaucoup plus une victime de son manque de personnalité. Le journaliste a-t-il tout même remarqué son départ?
Uwe Förster Uwe Förster
Leiter des Goethe-Institut Montréal Directeur du Gœthe-Institut de Montréal

Traduction française de : Louis Bouchard, février 1997.



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Dernière mise à jour : 29 décembre 1999, 20h11