M. Jean Chrétien,
Premier ministre du Canada
ans Le Devoir
du 22 août dernier, nous apprenions que la chef de Cabinet de Mme
Diane Marleau, ministre de la Coopération internationale et de la
Francophonie, en loccurrence Mme Sharon Schollar, ne maîtrisait
pas réellement la langue française. En outre et ce bien
quelle estime et prétende la comprendre
(?) , elle ne parle
pas cette langue alors quelle occupe pourtant les plus hautes fonctions
au sein du ministère même qui a le mandat de défendre
et de promouvoir la langue des Wilfrid Laurier et des Louis Riel.
En nommant il y a quelque temps Mme Marleau à la Francophonie, vous démontriez une fois de plus (après Don Boudria), M. le premier ministre, combien vous faites peu de cas de ce dossier. Aussi, Mme Marleau (qui elle-même possède une maîtrise de cet idiome qui sapparente à celle que lon peut avoir dune langue seconde) ne fait-elle que corroborer lattitude de votre gouvernement face à ces questions qui concernent et ma langue et ma culture au sein de ce pays. Pays, au demeurant, dans lequel je deviens illico un étranger dès quil me prend idée de franchir les frontières du Québec. À ces titres, et de façon générale, lopprobre rejaillit sur vous, sur madame et sur lensemble de vos politiques tous nettement plus imputables que Mme Schollar elle-même.
Car je suis littéralement outré de constater la désinvolture avec laquelle vous persistez à traiter de ce chaud problème, alors que lassimilation des Franco-canadiens à la langue anglaise (pour ne mentionner quun dossier parmi cent un), galope à une vitesse vertigineuse. Ce que dailleurs dévoilent perpétuellement les chiffres de votre propre administration nonobstant les dénégations de votre collègue unifollière, et grande francophile comme chacun sait, Mme Sheila Copps.
Mme Marleau et sa chef de Cabinet sont à limage de tout votre gouvernement. Et on sétonne ensuite quune masse grandissante de Québécois se tournât vers lIndépendance
Jean-Luc Gouin, ce 23 août 1997
PS : Japprécierais que ce message soit acheminé à Mmes Marleau et Schollar. Sur le site du gouvernement, il est impossible de dénicher une façon de contacter et ces dames et les administrations dont elles soccupent (Coopération internationale, Francophonie). Toujours le même superbe mépris face aux citoyens qui vous ont pourtant porté au pouvoir ? Dans vos index et vos différentes portes dentrée au sein de ladministration fédérale, toujours sur ce site, il ny a pas de points de contact, en effet, ni avec la ministre ni avec le ministère de la Francophonie. Il faut donc comprendre que la Francophonie nest quun mot, et quil nest même pas digne dêtre écrit ??? Sans compter quune ministre invisible devient de facto sans reproches puisquelle se révèle inaccessible au citoyen désireux de communiquer ses doléances. Tout ceci est bien lamentable à linstar du sigle « CBC » qui accompagne constamment et scrupuleusement le « SRC » et le logo de Radio-Canada, à lécran, alors que ce même acronyme « SRC » est parfaitement inexistant dans lauto-promotion de la « Canadian Broadcasting Corporation » Mais il faut avouer que depuis 1963 le « ptit gars de Shawinigan » (devenu le nanti de Bay Street) est resté congruent avec lui-même: Un Québec bilingue dans un Canada unilingue
Dernière mise à jour : 29 décembre 1999, 20h17