M. Joyal : http://sen.parl.gc.ca/sjoyal/index.html,
| Objet : | Le sénateur Serge Joyal propose de modifier le projet de loi C-20 de manière à offrir littéralement un droit de veto au Canada anglais sur lavenir politique et constitutionnelle de la nation québécoise. |
Entre autres sources : http://www.ledroit.ca/pc/Nationales/000510/N0510111U.html
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« Depuis 1763, nous
navons plus dHistoire, sinon celle, à réfraction, que nos
conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette
tâche leur est dautant plus facile que nous sécrétons
nos propres bourreaux. » |
on content, il y a
presque vingt ans, davoir apposé votre propre signature au bas
dune Constitution que vos propres compatriotes québécois
nont jamais acceptée ou entérinée (ni eurent linfamie
de signer, eux), vous en remettez à nouveau aujourdhui. À
pleines pochetées. Et notamment en espérant utiliser ce document
même, « étranger » forcément,
pour solidifier les barreaux de la geôle québécoise
en Carcanada.
Je ne sais plus si des gens comme vous et vos acolytes Dion, Chrétien, Hervieux-Payette et autres Marc Lalonde à la sauce du jour (permettez que je ne les nomme pas tous ) avez complètement perdu toute intelligence, ou si vous comptez quen enfonçant désespérément le clou le cercueil de la nation québécoise apparaîtra comme par enchantement; mais il est certain que ces actes répétés, harceleurs et bâillonnants, et pour ainsi dire obsessifs-compulsifs jusquà la destruction définitive de l« Autre », finiront, eux, par vous éclater à la figure.
Vous espéreriez une guerre civile contre votre propre famille nationale que vous nagiriez pas autrement. Bêtise, inintelligence, arrogance jusquà laveuglement (rouge vif sur noir fond, bien sûr) et/ou parfaite irresponsabilité et inconscience politique, je ne sais vraiment plus. Quimporte! au reste. Le résultat est le même.
Aussi, monsieur, est-ce par centaines de milliers, et bientôt quelques millions, que des femmes et des hommes se dresseront comme un Citoyen unique, libre et digne, face à de risibles et insignifiants épouvantails dont le plus grand « fait » en carrière aura été de sincliner devant the Queen of the United Kingdom.
Votre vernis de culture sans doute emprunté à vos tableaux de prix que, incidemment, vos appointements à titre de membre du sanatorium sénatorial vous permettent de vous offrir na pas eu lheur de modifier en rien, chez le Québécois que vous êtes (mes excuses pour linsulte involontaire), cette vision étriquée, sclérosée, despotique et franchement trudeauiste du Québec que, visiblement, vous maintenez envers et contre tout par-delà les décennies pénétrées des lumineuses obscurités de lirréflexion.
Monsieur lhonorable sénateur, vous êtes de ces hommes du Québec parmi les moins honorables qui se puissent imaginer jusques et y compris dans nos romans. Pourtant datmosphère délétère à souhait. Le plus souvent.
Non, décidément, M. Joyal, vous navez vraiment pas idée de votre pitoyable allure.
Dommage pour vous et les vôtres. Car lHistoire, cette allure, elle la gardera en mémoire.
Jean-Luc Gouin
Vieux-Québec
11 mai 2000
Dernière révision : 15 mai 2000, 23h07