La guerre de 1812
19
juin 1812
- Les États-Unis déclarent la guerre à lAngleterre.
-
- juin 1807
- Dans le cadre des guerres napoléoniennes, « un navire
anglais, le Leopard, attaque une frégate américaine,
le Chesapeake, sous prétexte de semparer de quatre déserteurs
anglais » [Lacoursière, p. 272].
Jefferson fait voter un embargo sévère visant le commerce
avec lextérieur.
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- avril 1808
- Napoléon ordonne la saisie
de tout navire américain.
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- 1811
- Après les élections, le nouveau Congrès américain,
plus nationaliste, désire lannexion de la Floride (possession espagnole,
alliée des Anglais) ; on lorgne également vers la voie
maritime du Saint-Laurent.
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- 1813
- Larmée américaine, étonnamment inefficace, sempare
dYork (Toronto).
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- octobre 1813
- « Les Américains font marche sur Montréal,
mais sont arrêtés à Chateauguay par le corps des Voltigeurs
dirigé par Charles
de Salaberry » [Brown, p. 256].
Importante défaite à Chryslers Farm.
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- avril 1814
- Napoléon est vaincu en Europe,
la Grande-Bretagne envoie 14 000 hommes en Amérique; larmée
britannique remporte la victoire à la baie de Chesapeake ;
les soldats britanniques marchent sur Washington (ils incendient une partie
de la ville, dont la Maison Blanche) ; les Américains leur
tiennent tête à Baltimore.
-
25
juillet 1814
- La bataille de Lundys Lane (près de Niagara) ne fait aucun
vainqueur.
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- janvier 1815
- Les Américains remportent une éclatante victoire à
la Nouvelle-Orléans, « victoire vaine puisque les deux
pays ont arrêté les termes dun traité de paix [à
Gand] deux semaines auparavant » [Lacoursière,
p. 276].
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- avril 1817
- Richard Rush, représentant
les États-Unis, et Charles Bagot,
représentant la Grande-Bretagne, signent un accord (laccord Rush-Bagot)
prévoyant la démilitarisation progressive de la région
des Grands Lacs.
Traité de Gand du 24
décembre 1814.
- Arrêt des hostilités ;
- Restitution des territoires conquis ;
- Report de létude des principaux problèmes.
Conséquences du conflit :
« Les Britanniques des deux Canadas se sentent plus près
que jamais auparavant des Canadiens. Ils commencent à se considérer
eux-mêmes Canadiens et souffriront de moins en moins de se faire
traiter détrangers. Ils ont eu peur et ils en concluent à
la nécessité de sunir, de fédérer le British
North America . Grouper les forces de lAmérique du Nord britannique,
cest compter sur tous les éléments non républicains.
Les Canadiens français en sont. On revient aux idées de [James]
Murray, [Guy]
Carleton et [Frederick]
Haldimand [voir plus
bas]: entretenir, préserver et utiliser le particularisme canadien-français.
[Jonathan] Sewell
lui-même révisera ses positions de 1810.
En 1824, il en viendra à formuler
un intéressant projet dunion de tous les « anti-américains ».
Bien entendu, cette évolution de la pensée politique des
Canadiens anglais nécarte pas la nécessité pour eux
de sassurer une majorité. Pour Sewell,
elle sera soit naturelle, cest-à-dire rendue possible grâce
à une colonisation anglaise accrue, soit artificielle, cest-à-dire
par une représentation faussée à lAssemblée.
Les Canadiens français pour leur part comprennent mieux la différence
entre une appartenance à lempire britannique et lannexion aux
États-Unis. Les uns, conscients de la protection que leur assure
la Grande-Bretagne, jurent sur leur vie quils sont les plus loyaux des
plus loyaux sujets de Sa Majesté. Ils acceptent donc le drapeau
britannique, mais demandent à jouir de leur majorité dans
le Bas-Canada.
Dautres, peu nombreux il est vrai, souhaitent un rapprochement avec
les autres provinces pour mieux lutter contre les États-Unis. »
LACOURSIÈRE, Denis, Denis VAUGEOIS
et Jean PROVENCHER. CanadaQuébec.
Synthèse historique. Éditions du Renouveau Pédagogique :
Montréal, 1973, pp. 277-278]
- Sewell, Jonathan :
« Avec lappui de quelques hauts fonctionnaires, Jonathan
Sewell prépare, à lintention du gouverneur, un
plan pour corriger la constitution de 1791,
et par le fait même mettre un terme aux humiliations subies par le
parti anglais. Sewell proclame la nécessité
de regrouper les forces anglaises et préconise lunion des deux
Canadas. Afin dassurer immédiatement une majorité au parti
anglais, il propose de fausser la représentation tout en favorisant
limmigration anglaise » [Lacoursière,
p. 269].
- Murray, James :
militaire, gouverneur du Bas-Canada (de 1763
à 1768). Plutôt que de
donner aux Canadiens français du Bas-Canada une Assemblée
législative, Murray opte pour
un conseil à la fois législatif et exécutif ;
les membres du Conseil doivent toutefois prêter un serment antipapiste,
ce qui exclut demblée les Canadiens français. [Lacoursière,
p. 203].
- Carleton, Guy,
lord Dorchester : ancien officier de Wolfe,
il remplace James Murray comme gouverneur
du Bas-Canada (de 1768 à 1778).
Il « croit en effet très important de gagner la sympathie
des Canadiens. [
] Carleton ne veut pas dune chambre dassemblée
et lui préfère un conseil élargi où pourraient
siéger quelques Canadiens. Il entend aussi favoriser le rétablissement
des lois civiles françaises et accorder pleine liberté à
lÉglise catholique » [Lacoursière,
pp. 218-219].
- Haldimand, Frederick :
successeur de Guy Carleton (lord
Dorchester) comme gouverneur du Bas-Canada (de 1778
à 1784). « Il possède
des vues justes sur la constitution quil importe dappliquer au Canada.
Il a grandement contribué à maintenir lActe de Québec.
On lui doit encore des ordonnances pourvoyant les tribunaux de règles
de procédure, et louverture de la première bibliothèque
publique [comptant environ un millier de livres français et quelque
800 livres anglais] sous le régime anglais » [Lacoursière,
p. 231].






Dernière
mise à jour : 29 décembre 1999, 22h34