Le Stylet-feutre de Jean-Luc Gouin
L’avenir de la langue française de façon plus générale
(et notamment en Europe)

l n’est pas nécessaire d’être un grand observateur pour s’apercevoir que l’Europe française semble abdiquer devant l’anglais, une langue devant laquelle elle reste béate d’admiration, une langue qu’elle encourage, voire qu’elle impose sur l’inforoute sans que les Américains eux-mêmes l’aient demandé. Devant tant de courbettes, on est en droit de se demander où réside l’avenir de la langue de Molière et de Voltaire… Dans ces pays qui l’ont vu naître ? Ou en terre québécoise ? La question est soulevée.

L’internaute québécois et défenseur passionné de la langue française, JLG, a écrit à des internautes européens pour défendre la légitimité de la langue française. Voici donc ses opinions.


Retour d’Europe (15 janvier 2000)
« Ayant parcouru à nouveau l’Europe durant six mois dans la dernière année, essentiellement la France […], ami-es et connaissances “exigent” depuis mon retour un compte-rendu en bonne et due forme de l’expédition. »
 
Lettre à un Luxembourgeois (14 avril 1998)
« Ouverture et respect n’est pas assujettissement ou dilution, M. Ed. Si ces nouvelles technologies étaient chinoises ou arabes, seriez-vous aussi enclin et empressé à conserver le lexique correspondant en vous gaussant de notre langue du même mouvement? »
 
À la Belgique anglophone (?) (28 mars 1998)
« Dites, pourquoi s’intéresserait-on à la « Belgium » désormais, alors qu’il suffit d’aller (ou de se brancher) directement sur les United States of America…? Pourquoi se contenter de « copies » quand l’original est parfaitement accessible ? »
 
À David, le Belge (16 février 1997)
« […] Quand les Québécois parleront tous anglais à leurs enfants, ceux-ci diront candidement que l’anglais est la langue des… Québécois. [Vous favorisez] une langue pour tous. […] Nous serons tous Américains. […] L’Erreur de Tous ne produira jamais une once de la Vérité d’un Seul. »
 
À Nicolas, le Français (7 février 1997)
« […] Avoir une opinion et la défendre avec vigueur et intelligence, est-ce trop violent? […] C’est actuellement le Québec qui tient cette langue magnifique à bout de bras. »
 
À Françoise, la Suisse (5 février 1997)
« […] Si ce que l’on fait, dit ou écrit est excellent, en français ou en allemand, par exemple, la communauté mondiale devra forcément s’ouvrir à d’autres langues. […] Il ne s’agit même plus d’offrir la traduction anglaise […], mais bien de “ faire anglais ”. »
 


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Dernière mise à jour : 29 janvier 2000, 00h45