Intendant


office d’intendant de la Nouvelle-France est créé en 1663, au moment où un système gouvernemental incluant gouverneur et conseil souverain est instauré dans la colonie par Louis XIV.

En Nouvelle-France, comme dans les provinces françaises, l’intendant représente « l’œil et la main » du roi. Second personnage en importance après le gouverneur, il contrôle l’ensemble de l’administration civile de la colonie. La formule consacrée le dit responsable de la justice, de la police — c.-à-d. de l’ordre public — et des finances. À ce titre, il veille particulièrement au peuplement de la colonie, à son développement économique (agriculture, commerce, industrie et communications) et à l’application de la justice. Comme il gère les finances, c’est lui qui possède les pouvoirs les plus étendus dans le gouvernement de la colonie.

Nommé par une commission royale et révocable à volonté, il relève du ministère de la marine, responsable des colonies. Il fait appliquer les décisions du roi, en appelle au ministre sur toute orientation nouvelle et présente un rapport annuel détaillé de la situation politique, économique, sociale, religieuse et militaire. Il exerce son autorité soit directement, par ordonnance, soit par un arrêt du Conseil souverain qu’il préside.

Les intendants ont habituellement été choisis en dehors de la noblesse, mais dans les cercles liés au pouvoir. Ils se caractérisent par leur compétence et le soin apporté à l’accomplissement de leur tâche. Les plus célèbres intendants de la Nouvelle-France ont été Jean Talon, Gilles Hocquart et, pour d’autres raisons, François Bigot.



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Dernière mise à jour : 29 décembre 1999, 22h52