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termes de la loi britannique qui prévaut au Canada jusquen 1859,
quelque 230 délits sont passibles de la peine de mort, dont le vol
des navets ou le fait de porter un déguisement en forêt. À
partir de 1865, seuls lhomicide, la
trahison et le viol sont passibles de la peine capitale. Les efforts visant
à limiter ou à abolir la peine capitale débutent en
1914, lorsque le député
Robert Bickerdike
demande son abolition, mais la loi, malgré les pressions nombreuses
exercées sur le Parlement, demeure inchangée. En 1967,
un projet de loi proposant lemprisonnement à vie en cas de meurtre,
sauf lorsque la victime est un policier en service ou un gardien de prison,
est adopté (à 105 contre 70) à titre dessai pour
5 ans, et réadopté une seconde fois à 13 voix de majorité
en 1973. La pendaison est abolie le
22
juin 1976 par la Chambre des communes par six voix de majorité,
bien quaux termes de la Loi relative à la Défense nationale,
la peine capitale puisse toujours être appliquée pour lâcheté,
désertion, capitulation illicite ou espionnage pour le compte de
lennemi. En 1962, Ronald
Turgsin et Arthur
Lumas sont les derniers prisonniers à être exécutés
au Canada.
Le débat a repris récemment au sujet du rétablissement de la peine capitale. Bien que ses défenseurs soutiennent quelle aurait un effet dissuasif sur les meurtriers, la plupart des études menées en Occident concluent que le taux des meurtres est demeuré stable ou a baissé proportionnellement à la réduction des exécutions. Il nest pas prouvé que labolition ou le rétablissement de la peine de mort aient une incidence sur le taux des homicides. De même, il semble que le nombre dhomicides de policiers ou de gardiens de prison ne diffère pas chez les États américains qui ont aboli la peine capitale. On pourrait entourer les exécutions de publicité, contribuer à réduire le taux des homicides, mais leffet en serait de courte durée.
Dans une vote historique du
30
juin 1987, la Chambre des communes décide à 148
contre 127 de ne pas relégaliser la peine capitale, décourageant
ainsi son rétablissement dans un avenir rapproché. On met
plutôt un comité des communes dont le mandat est de trouver
une alternative décente et pratique pour garder en prison les criminels
dangereux et pour permettre une remise en liberté conditionnelle
plus efficace et qui protège mieux la société. »
[Traduction maison, The Canadian Encyclopedia Plus,
1996, McClelland & Stewart Inc.]
Dernière mise à jour : 29 décembre 1999, 23h54