
21 juillet 1697
9 février 1763







28
novembre 1698
- Décès à Québec de Louis
Buade de Frontenac. Louis XIV nomme le
20
avril 1699 Louis-Hector de Callière
gouverneur de la Nouvelle-France.
-
- XVIIIe siècle
- Au cours du XVIIIe
siècle, la Nouvelle-France du Saint-Laurent est de plus
en plus fréquemment appelée le Canada.
-
12
janvier 1700
- Décès à Montréal de Marguerite
Bourgeoys.
-
4
août 1701
- Signature de « la paix de Montréal »
avec les Cinq Nations iroquoises [promesse de rester neutre
dans déventuelles guerres entre Anglais et Français].
« Grand jour dans lhistoire de la colonie
[
] ; il brisait presque à jamais la coalition anglo-iroquoise »
[Groulx, Lionel in : Lacoursière 1:1995, p. 186].
-
15
mai 1702
- Début de la guerre de Succession dEspagne.
-
- 1703
- Philippe Rigaud de Vaudreuil devient
gouverneur général [il le restera jusquen
1725]. Le Conseil souverain
devient le Conseil supérieur.
-
6
mai 1708
- Décès à Québec de Mgr
François de Laval.
-
- 1710
- Michel Bégon de la Picardière
devient intendant de la Nouvelle-France [il le restera jusquen
1726].
-
-
13
octobre 1710
- Capitulation de Port-Royal :
le commandant britannique Francis Nicholson
somme le gouverneur Daniel dAuger de Subercase
de lui remettre le fort de Port-Royal [aujourdhui en Nouvelle-Écosse,
sur la baie de Fundy]. Pour éviter toute effusion de sang
(il y a 3 400 Anglais contre 300 Français), le gouverneur négocie
la capitulation. Port-Royal passe définitivement aux Anglais et
est immédiatement renommé Annapolis-Royal.
-
2
septembre 1711 [ou 23
août 1711 du calendrier julien que les Anglais utilisent
toujours]
- Un projet des Britanniques visant à semparer du Canada fait
long feu quand sept navires de la flotte
de lamiral Hovenden Walker coulent
sur la côte nord du golfe Saint-Laurent. Pour célébrer
lévénement, une église de Québec que lon
avait appelée Notre-Dame-de-la-Victoire en lhonneur de la résistance
de Frontenac en 1690,
reçoit un nouveau nom : Notre-Dame-des-Victoires
[Brown, Craig. p. 173 / Lacoursière, 1:1995,
p. 195-196].
-
11
avril 1713
- Fin de la guerre de Succession dEspagne par le traité
dUtrecht. (Conséquences
territoriales du traité dUtrecht.) Les autorités françaises
incitent les Acadiens à quitter Plaisance [à
lextrémité sud-est de Terre-Neuve, aujourdhui appelé
Placentia] pour le Cape Breton [île en bordure
nord-est de la Nouvelle-Écosse], mais sans succès.
-
20
septembre 1714
- Le gouverneur Vaudreuil décrit
à lintendant Bégon son
projet de munir Montréal et Québec de fortifications pour
se protéger de nouvelles attaques de la par des Anglais. À
Montréal, on décide dentourer la ville dun mur de pierre
« de 14 pieds de hauteur » [4,25 m]
flanqué de bastions sur le site appelé aujourdhui Faubourg-Québec.
Il faudra attendre une éternité avant que les travaux, aux
frais des citoyens montréalais, ne soient entamés ;
ce nest quà la fin des années 1730
que Montréal sera « ceinturée dun authentique
mur de pierre » [Lacoursière, 1:1995, p. 203]
muni de huit portes et dun fossé profond de sept pieds [2,13 m].
Québec sera fortifiée dès 1720
aux frais du roi de France lui-même.
-
- 1715
Population
de la Nouvelle-France : 18 500.
Population
de la Nouvelle-Angleterre : 434 000.
-
1er
septembre 1715
- Décès de Louis XIV.
Cest son arrière-petit-fils Louis XV
[âgé de 5 ans] encore mineur, qui lui
succédera sur le trône. En attendant, le duc Philippe
dOrléans assume lintérim [jusquau
2
décembre 1723].
-
- 1721
- Un violent incendie à Montréal détruit la moitié
de la ville [environ 130 habitants se retrouvent sur le pavé].
À la suite de cette conflagration, lintendant Michel
Bégon émet une ordonnance : désormais,
les maisons devront être construites en pierre. Parce quune telle
construction coûte plus cher, les Montréalais moins fortunés
vont sétablir à lextérieur des fortifications, là
où ils peuvent construire des maisons de bois. Les faubourgs Québec,
Saint-Laurent et des Récollets se développent autour de la
ville.
-
2
décembre 1723
- Décès du duc Philippe dOrléans
qui gouvernait la France en attendant la majorité du jeune roi [Louis
XV a maintenant huit ans]. Le duc de Bourbon
(Louis-Henri de Condé) soccupe maintenant des affaires
dÉtat.
-
10
octobre 1725
- Décès à Québec de Philippe
Rigaud de Vaudreuil.
-
11
juin 1726
- Disgracié, le duc de Bourbon
cède le pouvoir à labbé André-Hercule
de Fleury [âgé de 73 ans, il est,
à vrai dire, cardinal Louis XV
a maintenant seize ans].
-
- 1729
- Gilles Hocquart devient intendant
de la Nouvelle-France.
-
25
mars 1730
- François Poulin de Francheville
obtient un brevet dexploitation du minerai de fer : création
des Forges Saint-Maurice, la première
industrie lourde du Canada [près de Trois-Rivières].
La production commencera en 1738. En
1743, lÉtat deviendra propriétaire
de la compagnie après la faillite personnelle du directeur. [À
la Conquête de 1742, la compagnie
appartiendra à la Couronne britannique.]
-
- 1735
- « De Québec à Montréal, sur la rive
nord du Saint-Laurent, on inaugure le Chemin du
roy, un chantier de quatre ans comprenant 13 ponts. [
] Désormais,
on peut aller dune ville à lautre avec un seul cheval, en quatre
jours » [Provencher, p. 71].
-
29
janvier 1743
- Décès de labbé André-Hercule
de Fleury [âgé de 89 ans].
Louis XV [âgé
de 32 ans] assume maintenant le pouvoir.
-
15
mars 1744
- Début de la guerre de Succession dAutriche :
« La mort de lempereur Charles VI
dAutriche [
20
octobre 1740] engendre une course à la succession,
car le défunt navait pas dhéritier mâle. La France,
la Prusse et la Bavière soutiennent les prétentions au trône
de Frédéric II, Électeur
de Bavière, alors que lAngleterre accorde son appui à Marie-Thérèse,
fille de Charles VI et héritière
présomptive » [Lacoursière, 1:1995,
p. 245]. La France entre en guerre contre lAngleterre le
15
mars 1744.
-
27
juin 1745
- Prise de la forteresse de Louisbourg : William
Pepperell, [un riche marchand armateur chargé
du commandement des troupes coloniales] et Peter
Warren, [chargé de la direction de tous
les vaisseaux des colonies situées au nord de la Virginie]
après avoir assailli Louisbourg depuis le 25
juin 1745, forcent Louis Du Pont Duchambon
à céder la forteresse aux Anglais.
-
17
octobre 1748
- Fin de la guerre de Succession dAutriche par le traité
dAix-la-Chapelle : retour à la situation davant
le début de la guerre (annulation des conquêtes, comme celle
de Louisbourg qui retourne à la France).
-
- 1754
Population
de la Nouvelle-France : 85 000.
Population de la Nouvelle-Angleterre :
1 485 634.
-
- 1755
- Pierre Rigaud de Vaudreuil devient
gouverneur de la Nouvelle-France.
-
28
juillet 1755
- Sur la recommandation du juge en chef de la Nouvelle-Écosse,
Jonathan Belcher, le Conseil
exécutif de la Nouvelle-Écosse prend la décision
unanime de déporter 15 000 Acadiens
au cours de lété et de lautomne parce ce quils refusent
de signer le serment dallégeance au souverain dAngleterre, ils
ne sassimilent pas assez vite et ne sont pas de bons sujets britanniques.
Ce projet est gardé secret pour éviter que les Acadiens ne
senfuient avec leur bétail [lire citation].
Le lieutenant-colonel John Winslow
affirme lui-même : « Nous
avons entrepris de nous débarrasser de lune des plaies dÉgypte »
[Lacoursière, 1:1995, p. 267].
-
25
janvier 1756
- Le marquis Louis-Joseph de Montcalm
apprend sa nomination à titre de commandant en Nouvelle-France.
-
12
mai 1756
- Louis-Joseph de Montcalm arrive
à Québec et devient le subalterne de Vaudreuil,
début de rivalités entre les deux hommes : Montcalm
naime guère rendre des comptes à Vaudreuil,
il ne cherche pas à protéger les frontières avec une
rigueur stricte et il ne tient pas à sauver la Nouvelle-France à
tout prix, ce que Vaudreuil ne peut
accepter, lui qui est né en Nouvelle-France.
-
29
août 1756
- Frédéric II attaque
la Saxe : début de la guerre de Sept
Ans. [Effectifs : Français alliés
aux Indiens : 900 hommes ; Anglais 1 850 hommes dont 450
Américains.]
-
- décembre 1756
- William Pitt (père) devient
premier ministre de la Grande-Bretagne. Il est convaincu que la guerre
se gagnera en Amérique et non en Europe. Il projette de semparer
de Louisbourg et de Québec ; une fois ces conquêtes réalisées,
le reste de la colonie suivra.
-
9
août 1757
- Les Français prennent le Fort William-Henry [sur
le Lac George].
-
- 1757
- Le roi autorise Montcalm à
mener son armée comme bon lui semble, sans laccord du gouverneur
Vaudreuil.
-
- nuit du
7
au
8
juillet 1758
- James Abercromby attaque le fort
de Carillon. Montcalm remporte la dernière
grande victoire française en Amérique.
-
26
juillet 1758
- Capitulation de la forteresse de Louisbourg face aux Anglais dirigés
par Jeffrey Amherst.
-
30
juin 1759
- Les portes de Québec ferment (car les troupes anglaises sont
débarquées le
27
juin 1759 sur lîle dOrléans et occupent depuis
la paroisse de Saint-Laurent).
-
9
juillet 1759
- Les Anglais lancent des bombes incendiaires et mettent le feu à
plusieurs maisons de la basse ville de Québec et à léglise
de Notre-Dame-des-Victoires. Occupation de la paroisse de lAnge-Gardien.
-
12
juillet 1759
- Début des bombardements contre Québec :
la ville sera ainsi bombardée jour et nuit sans relâche pendant
deux mois. « Le 24 juillet,
on évalue à 15 000 le nombre de bombes lancées
contre Québec » [Lacoursière, 1:1995,
p. 301].
-
13
septembre 1759
- 2 h 00 [du
matin] : environ 4 000
soldats anglais, avec le général James
Wolfe à leur tête, débarquent à lAnse
au Foulon [à louest de Québec, près
des Plaines dAbraham]. « Une sentinelle française
qui avait entendu du bruit demande : Qui vive ? .
Et le capitaine Fraser ou le capitaine
Donald MacDonald répond :
France . Le garde, croyant avoir affaire à un des hommes
du convoi de vivres, laisse passer sans rien faire » [Lacoursière,
1:1995, p. 306].
- vers 4 h 00 : les
soldats anglais sont sur les Plaines dAbraham [« du
nom dAbraham Martin, agriculteur établi sur les hauteurs de Québec
au XVIIe siècle » [Le
Québec, Michelin 1992, p. 200]], face à la
ville et répartis en rangées. Ils ont avec eux deux pièces
de canons.
- vers 5 h 00 : on
vient réveiller Montcalm pour
lui annoncer que les Anglais sont débarqués à lanse
au Foulon. Montcalm est incrédule,
tellement quon envoie un messager senquérir de la situation au
quartier général.
- vers 5 h 45 : le
gouverneur Vaudreuil apprend le débarquement
des Anglais, « mais lévénement lui est présenté
de telle façon quil croit que les Anglais se préparent à
quitter la place » [Lacoursière, 1:1995,
p. 307].
- vers 6 h 00 : on
vient confirmer à Montcalm la
nouvelle ; ce dernier commence à se préparer au combat.
- entre 9 et 10 h 00 :
environ 3 500 français
entament le combat. En moins dune demi-heure, larmée française
est défaite. Wolfe meurt sur
le champ de bataille, Montcalm est
gravement blessé (il succombera à ses blessures le lendemain).
Saccage de Québec.
-
- « Battu, son armée en déroute,
Louis-Joseph de Montcalm se dirige à trot de cheval en direction
de la porte Saint-Louis pour se mettre à labri des remparts de la ville de Québec. Un peu
avant de franchir la porte, il est atteint grièvement par des éclats dobus ou des balles
perdues. Deux fantassins le soutiennent pour franchir la porte. Le 14, à 5 heures du matin,
Montcalm rend lâme. Le même soir vers neuf heures, son corps,
accompagné par ses frères darmes et une foule affligée, est porté à la
chapelle des Ursulines où, à la lueur des flambeaux, a lieu la cérémonie funèbre.
Par la suite, le général sera enterré sous la chapelle dans une fosse quune bombe
anglaise avait commencé à creuser. (Un projectile anglais avait fait éclater une partie
du plancher de la chapelle créant ainsi une large ouverture béante. On profita de cette ouverture
pour y creuser la fosse du général. De là lexpression populaire que M. de
Montcalm a été enterré dans un trou de bombe !) »
[Texte : Michel Faubert.]
-
17
septembre 1759
- Claude Nicolas Roch de Ramezay,
lieutenant du roi à Québec, remet la ville au général
George Townshend, successeur de Wolfe.
Durant le siège des Anglais à Québec, la cathédrale
et léglise Notre-Dame-des-Victoires sont incendiées [Hare,
p. 118.].
-
20
septembre 1759
- La garnison française quitte Québec.
-
21
septembre 1759
- Les habitants de Québec ayant quitté la ville sont autorisés
à revenir prendre possession de leurs biens à la condition
de prêter un serment de fidélité au roi dAngleterre.
-
21
avril 1760
- Alerté par quatre déserteurs de larmée française
qui sapprête à attaquer les anglais à Québec,
le général Jeffrey Amherst
publie une proclamation avertissant les habitants « que lennemi
se prépare à nous attaquer ».
-
28
avril 1760
- François-Gaston de Lévis
remporte une victoire contre les Anglais à Sainte-Foy. Les Anglais
sont assiégés. Larrivée des premiers renforts décidera
du vainqueur. Le
9
mai 1760, une frégate anglaise jette lancre devant Québec,
puis le
15
mai 1760, deux autres la rejoignent. Leffort des Français
aura été vain.
-
8
septembre 1760
- Capitulation du gouverneur français.
Les Anglais réussissent à encercler les environs de Montréal.
Parce que les Français sont assiégés par une armée
qui les surpasse en nombre, le gouverneur Vaudreuil
na dautre choix que dabandonner la Nouvelle-France au général
Jeffrey Amherst à
8 h 00. Cest la fin de la Nouvelle-France en Amérique.
« La mort dans lâme, Lévis
ordonne à ses troupes de brûler leurs
drapeaux pour se soustraire à la dure condition de les remettre
aux ennemis » [Lacoursière, 1:1995,
p. 325]. Dès le lendemain, les soldats anglais sinstallent
à Montréal : début du régime militaire.
-
23
septembre 1760
- Les habitants de Trois-Rivières remettent leurs armes et prêtent
serment de fidélité et de soumission
à Sa majesté britannique George
II.
-
25
octobre 1760
- Décès de George II.
Cest son fils George III qui accède
au trône dAngleterre. Le jour se son mariage avec la princesse Charlotte
de Mecklembourg-Strelitz (
9
août 1761), le vicaire général de Québec,
labbé Jean-Olivier Briand,
le vicaire général de Montréal, labbé Étienne
Montgolfier, et le chanoine de Trois-Rivières, Joseph-François
Perrault, demandent aux prêtres de toutes les paroisses
de prier pour le roi dAngleterre. « Quelques
semaines avant la publication de son mandement, Briand
avait reçu [du gouverneur de Québec James]
Murray
en cadeau, la somme de vingt livres anglaises, léquivalent de 480
livres françaises pour sa bonne conduite et parce quil a
peu ou point de revenus , note le gouverneur dans le livre des comptes
»
[Lacoursière, 1:1995, p. 342]
-
- 1760








Dernière
mise à jour : 3 mai 2006, 22h52