u début du XIXe
siècle, les anglophones avaient développé, entre autres,
lindustrie du bois, des mines, du textile et avaient installé plusieurs
de leurs compagnies à Montréal, lesquelles prirent rapidement
de lexpansion. Les anglophones contrôlaient donc les structures
économiques de la province alors que les francophones, qui formaient
80 % de la population, ne dominaient que la scène politique, et
encore avec des pouvoirs minimes. La colère monte davantage quand
le gouvernement britannique donne au gouverneur anglais nommé au
Bas-Canada dutiliser des fonds publics sans que celui-ci nait besoin
de lassentiment des députés élus. Le gouverneur sir
James Henry Craig met le feu aux poudres quand
il compare les aspirations des Canadiens aux ambitions dun Napoléon
lesquelles menacent lautorité anglaise. Outrés de cette
situation, les Canadiens français se révoltèrent avec,
à leur tête, Louis-Joseph Papineau.
Craig emprisonne sans procès les dirigeants du Parti canadien, dissout
deux fois lAssemblée et tente de stopper la publication du journal
Le Canadien, fondé quatre ans plus tôt pour défendre
les intérêts des Canadiens français [Brown,
Craig. p. 248 ss.].
Pour en savoir plus sur les Patriotes de 1837-1838, veuillez vous référer à lexcellent site Internet des Patriotes de Gilles Laporte (de lUQAM).
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Dernière mise à jour : 30 décembre 1999, 11h03