Contexte historique général de la Rébellion de 1837

u début du XIXe siècle, les anglophones avaient développé, entre autres, l’industrie du bois, des mines, du textile et avaient installé plusieurs de leurs compagnies à Montréal, lesquelles prirent rapidement de l’expansion. Les anglophones contrôlaient donc les structures économiques de la province alors que les francophones, qui formaient 80 % de la population, ne dominaient que la scène politique, et encore avec des pouvoirs minimes. La colère monte davantage quand le gouvernement britannique donne au gouverneur anglais nommé au Bas-Canada d’utiliser des fonds publics sans que celui-ci n’ait besoin de l’assentiment des députés élus. Le gouverneur sir James Henry Craig met le feu aux poudres quand il compare les aspirations des Canadiens aux ambitions d’un Napoléon lesquelles menacent l’autorité anglaise. Outrés de cette situation, les Canadiens français se révoltèrent avec, à leur tête, Louis-Joseph Papineau. Craig emprisonne sans procès les dirigeants du Parti canadien, dissout deux fois l’Assemblée et tente de stopper la publication du journal Le Canadien, fondé quatre ans plus tôt pour défendre les intérêts des Canadiens français [Brown, Craig. p. 248 ss.].


Pour en savoir plus sur les Patriotes de 1837-1838, veuillez vous référer à l’excellent site Internet des Patriotes de Gilles Laporte (de l’UQAM).

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Dernière mise à jour : 30 décembre 1999, 11h03