Arrivée des Récollets


assuré sur l’existence de la colonies, Champlain voulut en compléter l’organisation en lui donnant des missionnaires chargés de la conduite religieuse des Français et de la conversion des sauvages. Les Franciscains récollets étaient bien préparés à cette œuvre difficile. Ils avaient de nombreuses et florissantes missions dans toute l’Amérique espagnole. Leur amour pour la paix et leur esprit particulariste les tenaient généralement éloignés des affaires de l’État ; leur pauvreté et leur zèle apostolique leur faisaient accepter les plus humbles emplois. Munis des pouvoirs accordés directement par le Saint-Siège, quatre missionnaires de la province de Saint-Denis, près Paris, furent désignés pour le Canada : c’étaient les PP. Denis Jamet, commissaire, Jean Dolbeau, Joseph Le Caron, et le frère Pacifique Duplessis. Ils partirent de Paris au printemps de 1615, « à pied, et sans argent, dit Sagard, à l’apostolique, selon la coutume des vrais Frères Mineurs », et s’embarquèrent à Honfleur, sur le Saint-Étienne, commandé par le vieux François de Pont-Gravé. Aussitôt arrivés, les Récollets se mirent à l’œuvre. Le P. Le Caron alla évangéliser les Hurons, le P. Dolbeau visita les Montagnais du Saguenay et de Tadoussac, le P. Jamet établit sa résidence à Québec où il fit construire la première chapelle à l’ouest du petit fort de Champlain. Il évangélisa les sauvages résidant entre Tadoussac et les Trois-Rivières. La première messe fut dite à Québec, le  25 juin 1615. La veille, à l’extrémité est de l’île de Montréal, avait été célébrée par le P. Le Caron, en présence des Hurons, la première messe dite au Canada.


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Dernière mise à jour : 30 décembre 1999, 11h06