Reconnaissance et Interdépendance
e rapport sur lévolution
du fédéralisme canadien propose une « voie médiane
entre la souveraineté et le statut quo ». Il décrit
la souveraineté comme une voie « plus hasardeuse ».
Le rapport fait état des avantages du fédéralisme
comme « administrateur de la communauté canadienne
dentraide » (en référence au déluge
du Saguenay à lété 1996) et propose les points suivants:
- acceptation du rapatriement unilatéral de la Constitution
en 1982 (« un simple fait qui fut à
juste titre dénoncé au Québec mais pour
lequel il nest plus utile de demander réparation » [Venne]) ;
- revendications contenues dans laccord du Lac Meech :
- nomination par Québec de trois des neufs juges de la Cour suprême ;
- pouvoir exclusif sur lImmigration ;
- droit de retrait de programmes fédéraux avec compensation
financière ;
- interdépendance croissante entre les deux ordres de gouvernement:
acceptation de lintrusion dans les compétences provinciales suivantes :
- santé ;
- éducation ;
- services sociaux ;
« à condition que les provinces déterminent
entre elles les normes nationales applicables et quOttawa obtienne laccord
de la majorité des provinces pour créer un nouveau programme »
[Venne] ;
- reconnaissance de la société distincte (laquelle «doit
inclure les institution originales que le Québec sest données,
mais seulement dans la mesure où elles présentent
un lien démontrable avec lexpression et le développement
de son identité » [Venne] ;
- exclusivité dans les domaines suivants :
- culture (« sans enlever aux pouvoirs actuels dOttawa »
[Venne]) ;
- développement de la main-duvre ;
- développement économique ;
- éducation.
Sources :
- Cloutier,
Mario. « Plus ou moins Meech » in : Le Devoir,
9 décembre 1996, p. A2.
- Venne, Michel.
« Le Québec dans le rang » in : Le
Devoir, 9 décembre 1996, p. A6.






Dernière
mise à jour : 30 décembre 1999, 11h07