Serment d’abjuration et du Test

Le serment d’adjuration est ainsi formulé :

e jure que j’abhorre du fond de mon cœur et que je déteste et abjure, comme étant impie et pleine d’hérésie, cette doctrine et maxime affreuse que les princes qui sont excommuniés ou privés de leur royaume ou territoires par le pape ou par aucune autorité du siège de Rome, peuvent être détrônés ou mis à mort par leurs sujets ou par d’autres personnes quelconques. Et je déclare que nul prince, personnes, prélat, état ou potentat étranger a, ou doit avoir, aucune juridiction, pouvoir, supériorité, prééminence ou autorité ecclésiastique ou spirituelle dans ce royaume. » [Lacoursière, 1:1995, p. 352].


Le serment du Test se complète par les deux déclarations suivantes :

e, A.B., déclare que je crois qu’il n’y a pas dans le sacrement de la Sainte Cène de Notre Seigneur Jésus-Christ aucune transsubstantiation des éléments de pain et de vin, ni dans le moment de leur consécration, ni après leur consécration, par quelque personne que ce soit. Je, A.B., professe, témoigne et déclare solennellement et sincèrement dans la présence de Dieu que je crois que, dans le sacrement de la Sainte Cène de notre Seigneur Jésus-Christ il n’y a aucune transsubstantiation des éléments de pain et de vin en le corps et le sang de Jésus-Christ dans le temps et après le temps de leur consécration par quelque personne que ce soit ; et que l’invocation ou l’adoration de la vierge Marie et de tout autre saint, le sacrifice de la messe, comme elles sont aujourd’hui pratiquées dans l’Église de Rome, sont superstitieuses et idolâtreuses. Et je professe, témoigne et déclare que je fais cette déclaration et chaque partie de celle-ci dans le sens naturel et ordinaire des mots qui m’ont été lus, comme ils sont entendus communément par les Anglais protestants, sans aucune évasion, interprétation équivoque, ou réservation mentale quelconque, et sans aucune dispense déjà accordée à moi pour cette occasion par le pape ou par aucune autorité ou personne quelconque et sans aucune espérance d’obtenir une dispense pour cette occasion de par aucune personne ou autorité quelconque et sans penser que je suis ou que je puisse être, devant Dieu ou les hommes, censé libre de l’obligation de cette déclaration ou que je puisse être absous de celle-ci ou d’aucune partie de celle-ci, quoique le pape ou tout autre personne ou puissance quelconque m’en dispensât ou l’annulât ou déclarât qu’elle a été nulle et de nulle validité depuis son commencement. » [Lacoursière, 1:1995, p. 352].


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Dernière mise à jour : 30 décembre 1999, 12h02