SAINT-HYACINTHE - L'explosion d'une bouilloire et la
rupture subséquente d'une conduite de gaz naturel
seraient à l'origine de la déflagration qui a fauché
deux pompiers d'Acton Vale, le 29 juin dernier, lors
de l'incendie de l'usine Peerless.
C'est en tout cas la thèse qu'a développée hier le
procureur François Daviault lors de l'ouverture de
l'enquête du coroner Cyrille Delage au palais de justice de
Saint- Hyacinthe.
D'emblée, l'enquêteur Sabin Beaumont, de la Sûreté du
Québec, a écarté l'hypothèse d'une main criminelle pour
expliquer la cause et les circonstances du décès des pompiers Michel Daragon et Jacques
Houle.
Avec en main plus d'une centaine de photos de la scène du drame, le policier a plutôt
expliqué que les deux explosions s'étaient visiblement produites dans la chambre des
bouilloires.
Le souffle aurait projeté le mur de pierre et de brique à plus d'une centaine de pieds en
écrasant mortellement les deux pompiers et en blessant grièvement deux de leurs
collègues.
Selon ce que suggèrent les exhibits, l'une des trois bouilloires aurait d'abord explosé, peu
avant 1 h la nuit du drame, en dégageant un nuage de vapeur et en brisant une conduite
de gaz.
Une horloge qui s'est cassée au moment de la déflagration témoigne d'une deuxième
explosion, fatale celle-là, survenue vers 1 h 04.
Selon la preuve, les clefs d'alimentation en gaz des trois turbines étaient ouvertes au
moment de l'explosion.
Un second témoin, Réal Leclerc, opérateur des bouilloires de l'usine, est venu affirmer que
les trois bouilloires ne devaient jamais fonctionner simultanément, ou à plus de 30 000
livres de pression à l'heure « sans la présence d'un opérateur ».
Le mécanicien de machine fixe a aussi assuré que la valve d'alimentation principale en gaz
était située dans une pièce adjacente « sans serrure, ni verrou ».
« C'est impossible qu'elle ait été barrée », a soutenu l'employé, en contredisant
l'enquêteur de la SQ qui a constaté, au lendemain de l'explosion, que cette porte était
encore barrée.
Une violente explosion
provoquée par une conduite
de gaz rompue a fait trois
morts, près d'une quarantaine
de blessés et déchiqueté la
bâtisse abritant l'Accueil
Bonneau, dans le
Vieux-Montréal.
Une série de 100
000 chèques de
subsistance
d'urgence devant
permettre aux sinistrés de souffler ont été
acheminés, hier, dans les quelque 125
municipalités désignées qui ne pourront être
réalimentées en électricité avant une
semaine ou plus.
Près de 750 résidants de
Saint-Hyacinthe ont décidément joué
de malchance hier. Non seulement
sont-ils privés d'électricité à leur
domicile, mais encore le centre
d'hébergement dans lequel ils
s'étaient refugiés a pris feu.
Le premier ministre Lucien Bouchard
continue de mettre l'accent sur la sécurité, afin d'éviter
les pertes de vie par hypothermie. Environ 40 % du
territoire des 70 municipalités touchées a été visité.
Au-delà de 3 000 policiers et soldats continuent de
vérifier les domiciles.
UNE VIEILLE
DAME sauvée
d'une mort
certaine par deux
agents de la SQ
(98-01-18)
Un appareil saute au
visage d'un sexagénaire
Il est mort brûlé (98-01-19) Yves Chartrand
LA PRÉSENTATION - Un
sexagénaire de La Présentation
décidé de demeurer dans sa maison
sans électricité, est mort brûlé, hier
matin, lorsque sa nouvelle
génératrice lui a sauté en plein
visage.
Comme un relent de cauchemar, une
nouvelle panne a privé d'électricité
plus d'un quart de million de
Montréalais, hier après-midi,
paralysant le métro et ses milliers
d'usagers au centre-ville en pleine
heure de pointe.
Yves Chartrand
Le premier ministre Lucien Bouchard
et sa famille ont été contraints
d'évacuer d'urgence leur résidence de
la rue McNider à Outremont dans la
nuit de samedi à hier, en raison d'un
incendie criminel qui a complètement
détruit l'église orthodoxe russe
voisine.
BÉCANCOUR - La trentaine
d'employés de la fabrique de meubles
Lemay, de Bécancour, n'a pas eu le
temps de reprendre le travail après la
pause de 15 h 15. Une explosion
suivie d'un incendie fulgurant a
transformé en torches humaines
plusieurs employés et rasé la vétuste
entreprise familiale.
Deux autres membres de
la même famille
atrocement brûlés
Deux enfants sont
morts et deux autres membres de
la même famille ont été
atrocement brûlés à la suite d'un
incendie hier matin à Dalesville, au
nord de Lachute. La cause serait
des allumettes manipulées par
des enfants.
L'une des femmes gestionnaires les plus en vue à
Montréal a péri dans l'incendie de son chalet, tard
samedi soir.
Des textes de Marc Pigeon
Avocate, Suzanne Renault, 44 ans, était depuis 13 ans la
vice-présidente aux affaires juridiques du groupe
Vidéotron. Elle avait fait ses classes aux côtés de son
père, Paul Renault, un des fondateurs de l'importante
firme Ogilvy-Renault.
Triste ironie du sort, son père est décédé quelques jours
plus tôt, le 15 décembre, des suites d'une longue
maladie.
Le corps de Mme Renault a été retrouvé sans vie dans les décombres de son luxueux
chalet, à Chatham, à environ 75 kilomètres au nord-ouest de Montréal.
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Association canadienne d'enquêteurs d'incendies,
Section Québec.