Courses a venir: 10 km du trou de la fée à Desbiens mercredi le 13 aout,  La dubé métro à Alma le 7 septembre,  Le cross des couleurs le 27 septembre, Le marathon des Neiges le 23 septembre sur la zone portuaire à Chicoutimi. (voir le calendrier des courses régionale)

 

 

 

 

 

L'exercice à l'assaut des maladies de l'heures

Faire de l'exercice c'est bon pour la santé. Le gros bon sens nous enseigne cela depuis belle lurette. Maintenant, la science l'affirme. Une science qui met en lumière le fait que l'exercice, indé­pendamment d'autres facteurs comme la cigarette, l'âge ou la diète, nous protège contre la crise cardiaque, l'hypertension, le diabète, la dépression et même certains types de cancer. Rappelons qu'à elles seules, ces maladies sont responsables de plus de 60 % de la facture santé au pays. Et pour" ceux qui sont frappés par la maladie, l'exercice leur donne la force physique et morale nécessaire pour passer à travers cette épreuve, sans compter qu'il devient, dans certains cas, un traitement à part entière.

L'insuffisance coronarienne

Première cause de décès au Canada, cette maladie débute, insidieusement, par des dépôts de gras dans les artères (athérosclérose) qui irriguent le coeur. Puis, un jour, un thrombus (caillot de sang) vagabond donne le coup de grâce en bouchant complètement l'artère. C'est la crise cardiaque. En combattant l'athérosclérose et en rendant le sang plus liquide (le risque de formation d'un thrombus est donc réduit), l'exercice réduit autant le risque de ce tragique événement que si on cessait de fumer. Chez les athlètes qui pratiquent des sports d'ultra endurance comme le biathlon, le triathlon et le marathon, la maladie coronarienne est, en fait, pratiquement inconnue. L'exercice s'attaque aussi à deux autres facteurs de risque majeurs. D'abord, il réduit l'hypertension artérielle de 8 à la %, une baisse suffisante pour éliminer la prise de médicaments chez un hypertendu modéré. Ensuite, il s'avère très efficace comme méthode pour cesser de fumer.

Quant aux personnes ayant eu une crise cardiaque, il y a longtemps que l'exercice ne leur fait plus peur. Dès le début des années 70, on a vu des personnes cardiaques, bien encadrées, courir le marathon, suivies, quelques années plus tard, des premiers greffés du coeur mara­thoniens! C'est que l'exercice, utilisé en tant que

traitement d'appoint, provoque une baisse de mortalité de 20 % pour les trois premières années suivant un infarctus; diminue les crises d'angine et, jumelé avec une diète faible en gras, peut même faire régresser l'athérosclérose dans les artères coronaires comme l'ont démontré les études du Dr. Dean Ornish'. Mais surtout, devrait-on dire, l'exercice éloigne le spectre de la dépression qui guette les personnes ayant eu un infarctus en améliorant la qualité de vie et l'estime de soi.

Le cancer

À première vue, on voit mal comment l'exercice pourrait prévenir le cancer. C'est pourtant le cas. Au moins une vingtaine d'études, incluant la célèbre étude des 17 000 finissants de l'université de Harvard (toujours en cours après plus de 40 ans !), ont mis en évidence le fait que les personnes physiquement actives développaient moins de cancers que les personnes sédentaires. Et les cancers qui semblent reculer le plus devant une paire d'espadrilles sont parmi les plus répandus, soit le cancer du sein et celui du colon. Plusieurs hypothèses circulent pour expliquer l'effet protecteur de l'exercice:

L'hypothèse du pourcentage de gras

Bien que le lien entre l'obésité et le cancer soit moins bien défini, plusieurs études2 ont trouvé une association positive entre la surcharge pondérale et l'incidence de certains cancers, en particulier les cancers hormono-dépendants et gastro-intestinaux. Chez les femmes obèses, le risque est plus grand de contracter un cancer du sein, de l'endomètre, des ovaires et des, cervicales. Chez l'homme, on suspecte l'influence de l'obésité dans le cancer de la prostate et celui du rectum. En diminuant le pourcentage de graisse ou en le maintenant à un niveau acceptable, l'exercice réduit de facto le risque de cancer.

L'hypothèse mécanique

En provoquant un brassage des intestins, l'exercice stimule le péristaltisme intestinal, ce qui facilite l'évacuation des selles. En somme, l'exercice agirait comme un laxatif et diminuerait ainsi le temps de contact entre la muqueuse des intestins et les substances cancérigènes contenues dans les matières fécales.

L'hypothèse hormonale

Selon cette hypothèse, l'exercice réduit le taux de certaines hormones dans le sang (notamment œstrogènes, testos­térone, insuline et prostaglandines), lesquelles, si elles ne déclenchent pas le cancer, semblent du moins en accélérer le processus.

L'hypothèse immunitaire

L'exercice préviendrait également le cancer en stimulant le système immunitaire, en particulier. la production d'interleukine, d'interférons et de certains types de lymphocytes (1 et NK) qui s'attaquent directement aux cellules cancéreuses.

Enfin, l'hypothèse psychologique

En combattant la dépression et l'anxiété, l'exercice contribue du même coup au maintien d'un système immunitaire efficace contre les cellules cancéreuses ou pré-cancéreuses.

Les personnes soignées pour un cancer profitent aussi des bienfaits de l'activité physique. Des études menées auprès de patients cancéreux ayant suivi un programme de conditionnement physique ont révélé qu'ils se sentaient beaucoup mieux physiquement et psychologiquement. Certains patients avaient même moins de nausées après la chimiothérapie. Mais surtout, la plupart de ces patients ont retrouvé leur appétit et ont repris du poids. Cependant, le recours à l'exercice comme thérapie d'appoint doit prendre en compte la condition physique du patient, le type de cancer, la nature du traitement, la présence ou pas de métastases aux os (les exercices avec sauts sont contre-indiqués en cas de métastases) et la présence d'autres maladies. Il reste que les programmes d'exer­cice pour les personnes atteintes de cancer tardent à s'implanter dans le milieu hospitalier parce que certains croient encore que ces personnes doivent plutôt se reposer entre leurs traitements.

Le diabète

Précisons d'abord qu'il existe deux grands types de diabète.  Le Type 1 se caractérise par une carence absolue en insuline. On l'observe surtout chez les enfants et les jeunes adultes. Les personnes diabétiques de type 1 dépendent d'injections quotidiennes d'insuline pour vivre. De plus, il est présentement impossible de prévenir ce type de dia­bète qui représente 10 % des cas de diabète.

Le Type 2 se caractérise par une carence relative en insuline ou une résistance de l'organisme à l'insuline. Jadis, ce dernier se développait surtout chez les individus âgés de plus de 40 ans, mais aujourd'hui il est de plus en plus fréquent chez les jeunes adultes de moins de 30 ans. Le type 2 représente 90 % des cas de diabète. Cela dit, l'exercice est un moyen très efficace pour s'immuniser contre « l'épidémie» de diabète de type 2 qui sévit en Amérique du Nord (plus de 85 % des cas de diabète sont dus à un mode de vie inadéquat). En effet, l'activité physique prévient l'apparition de cette maladie en diminuant le taux de sucre dans le sang (effet hypoglycémique de l'exercice) et en augmentant l'efficacité de l'insuline disponible. Bilan: l'organisme parvient à contrôler son taux de sucre avec moins d'insuline. Les athlètes d'endurance font cela à merveille puisqu'ils produisent jusqu'à deux fois moins d'insuline que les non­-athlètes tout en ayant un taux de sucre normal. En fait, le diabète de type 2 est plutôt rare chez les personnes physique­ment très actives. Par contre, l'exercice ne prévient pas l'apparition du diabète de type 1.

Chez la personne déjà diabétique, l'exercice devient un traitement d'appoint indispensable pour contrôler l'évolution de la maladie. Il arrive même que, pris au début de sa maladie, une personne diabétique de type 2 qui se met à faire de l'exercice, fait attention à son alimentation et perd du poids, peut retrou­ver une glycémie normale et donc ne plus être diabétique... Il ne faut pas toutefois se lancer dans l'exercice à corps perdu, car il risque de provoquer une crise d'hypoglycé­mie (pas assez de sucre dans le sang) ou d'hyperglycémie (trop de sucre dans le sang). La personne diabétique doit donc absolument consulter son médecin avant d'entreprendre un programme d'exercices. À long terme, l'exercice, en diminuant le poids corporel (80 % des diabétiques de type 2 sont obèses), le taux de cholestérol et la tension artérielle, améliore grandement le pronostic de la maladie. Dans le cas de la personne atteinte du diabète de type l, l'exercice permet de réduire le nombre d'injections quotidiennes et contribue au maintien d'une bonne santé physique et psychologique.

En somme, s'il était possible de profiter des effets de l'exercice sous la forme d'une pilule, elle serait sûrement la pilule la plus vendue sur la planète et la seule sans effets secondaires à part une courbature de temps à autres!

LA QUANTITÉ MINIMALE D’EXERCICES POUR AMÉLIORER SA SANTÉ

La dose est-elle suffisante? Trop faible? Trop forte? Ces questions basiques issues du monde pharmaceutique conviennent aussi au monde de l'activité physique. Ne parle-t-on pas, de plus en plus, dans les officines médicales de « prescription» d'exercice. Comment savoir, donc, si nous faisons assez d'exercice pour que notre santé en profite? Si vous êtes une personne sédentaire, la quantité minimale d'exercices recommandée par les experts est 30 minutes d'activité physique modérée par jour. En fait, ce minimum est à la portée de tous les sédentaires ayant un peu de... volonté. Et même ceux qui en sont totalement dépourvus n'ont plus d'excuses, car ils ne sont pas tenus de faire ces 30 minutes en une seule fois. On peut fractionner cette quantité d'exercices en deux, voire en trois. Par exemple, plutôt que de marcher d'un pas rapide pendant 30 minutes sans arrêt, vous pouvez faire 3 marches rapides de 10 minutes par jour, l'effet thérapeutique sera le même. L'activité est modérée si elle sollicite l'ensemble des muscles suffisamment longtemps pour élever le pouls, vous faire respirer plus rapidement qu'au repos et même vous procurer une certaine sensation de chaleur. Vous êtes déjà physiquement actif? Eh! bien surtout, continu