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CHRONIQUE SANTÉ de la Jakasse du mois de juin 2001 La Tendinite d’Achille La tendinite d'Achille est une blessure fréquente chez les athlètes pratiquant des sports avec beaucoup de course ou de sauts. Elle représente environ 5% des blessures reliées à la course à pied. Il s'agit d'une inflammation du tendon d'Achille ou de la bourse située juste derrière celui‑ci. Les principaux signes et symptômes sont: une douleur juste au‑dessus de la partie arrière du talon ou plus haut le long du tendon, une raideur à la cheville plus importante le matin pouvant même aller jusqu'à la boiterie, un oedème ou une rougeur, une douleur à la palpation du tendon et une douleur à l'étirement ou la contraction du triceps sural. Comme il s'agit d'un problème inflammatoire, la douleur est plus intense en début d'entraînement et a tendance à diminuer ou disparaître après un ou deux kilomètres. La condition est alors plus sérieuse si la douleur persiste tout au long de la sortie ou si elle est présente au repos. Les parcours avec beaucoup de montées sont un des principaux facteurs de risque. Il y a aussi une hyperpronation, des souliers inadéquats, un échauffement inadéquat, un manque de flexibilité des muscles du mollet et une progression trop rapide de l'entraînement. Les coureurs avec une attaque au sol de l'avant‑pied plutôt que du talon sont aussi plus vulnérables. De plus, courir sur une route inclinée ou sur une surface inégale augmente les risques de développer une tendinite d'Achille. Dans la majorité des cas, une réduction temporaire du volume et de l'intensité de l'entraînement suffit pour rétablir la situation. Il est aussi conseillé d'éviter les parcours montagneux tant que la blessure n'est pas complètement guérie. Par contre, si la condition est sévère ou si elle persiste, un arrêt complet de la course à pied s'impose. De plus, les traitements doivent débuter assez rapidement. Ces traitements consistent généralement aux médicaments anti‑inflammatoires, à la physiothérapie, à l'insertion d'une légère élévation du talon dans le soulier et à l'application de glace de trois à cinq fois par jour tant que l'inflammation persiste. Il faut noter que l'élévation du talon doit absolument être une mesure temporaire et de courte durée. Une fois la phase inflammatoire passée, il est primordial de récupérer une flexibilité adéquate des muscles du mollet. Par la suite, un programme de renforcement spécifique doit débuter pour compléter la guérison et aussi pour diminuer les risques de récidives. Le vélo, le ski de fond et surtout la natation sont tous de bons substituts à la course pendant la phase aiguë. La reprise de l'entraînement doit être progressive en évitant les côtes et les entraînements intensifs. De plus, il ne doit pas y avoir de douleur pendant et après l'entraînement. Michel Rivest |