SEPTIÈME GÉNÉRATION
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Nous avons vu au dernier chapître qu'Onésime Richer et Christine Duplantie
avait eu trois fils : Joseph célibataire décédé dans la vingtaine; Onésime fils
qui s'installa aux États-Unis où on peut retrouver sa descendance et Damien,
mon grand-père, né en Ontario mais qui vint plus tard s'installer au Québec.
Nous terminerons notre voyage dans le temps avec sa génération, soit celle de
mes grands-parents.
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DAMIEN RICHER ET EUGÉNIE LÉPINE
1878-1957 1883-1972
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DAMIEN,
-né le 16 septembre 1878 à Saint-Eugène (Ontario), décédé subitement le 17
octobre 1957 à Côteau-Station et inhumé le 20 au même endroit;
-fils d'Onésime et de Christine Duplantie;
-marié le 26 mai 1904 à Très-Saint-Rédempteur (Vaudreuil) avec:
EUGÉNIE LÉPINE,
-née le 9 juillet 1883 à Rigaud, décédée le 8 juillet 1972 à la Maison de la
Providence de Côteau-du-Lac et inhumée le 11 à Côteau-Station;
-fille de François-Xavier (1856-1925) et de Christine Duplantie (1863-1883).
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LES ENFANTS
1-Joseph, né le 13 février 1905 à Glen Robertson (Ontario), célibataire, décédé
le 9 décembre 1979 à l'hôpital Notre-Dame de Côteau-Landing et inhumé le 11
à Côteau-Station.
2-Éloi, né le 11 janvier 1907 à Glen Robertson, marié le 7 juin 1930 à
Côteau-Station avec Laurence Dupont, décédé le 13 juillet 1984 au Centre
hospitalier de Valleyfield et inhumé le lendemain à Côteau-Station.
3-Lucienne, née le 14 octobre 1908 à Glen Robertson, célibataire, décédée le 5
février 1925 à Côteau-Station et inhumée le 7 au même endroit.
4-Aurèle, né le 25 juillet 1910 à Glen Robertson, célibataire, décédé le 29 mai
1995 au Centre d'accueil du Haut-Saint-Laurent de Valleyfield et inhumé le 3
juin à Saint-Médard, Les Côteaux.
5-Béatrice, née le 7 juin 1912 à Côteau-Station, célibataire, décédée au même
endroit le 5 avril 1930 et inhumée le 8 à Côteau-Station.
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COMMENTAIRES
Damien Richer avait six ans lorsqu'il est arrivé avec ses parents, en 1884, à
Glen Robertson. Auparavant, la famille Richer habitait la paroisse actuelle de
Sainte-Anne de Prescott. La famille demeurera à Glen Robertson jusqu'en
1910. Contrairement à son frère Onésime qui va s'établir aux États-Unis,
Damien restera au Canada.
En 1901, Damien débute comme journalier pour la compagnie de chemin de
fer Canada-Atlantique à Glen Robertson. Quatre ans plus tard, il devient
contremaître d'une équipe responsable de l'entretien de la voie ferrée.
En travaillant pour le Canada-Atlantique, compagnie intégrée plus tard au
réseau des Chemins de fer nationaux (aujourd'hui le Canadien National),
Damien inaugurait une tradition familiale qui se perpétuera pendant trois
générations.
Le Canada-Atlantique était la création de l'homme d'affaires John R. Booth,
surnommé « le roi du bois » de la vallée de l'Outaouais. Son chemin de fer
allait de Parry Sound en Ontario jusqu'à East Alburg au Vermont, en passant
par Ottawa, Alexandria, Coteau et Lacolle. Cette voie permettait à Booth
d'exploiter ses réserves à bois de l'Outaouais et d'en écouler la production sur
les marchés de la Nouvelle-Angleterre.
Le parcours Ottawa-Coteau fut inauguré en 1882 et le pont enjambant le
Saint-Laurent à Soulanges, huit ans plus tard. En 1904, le Canada-Atlantique
était acheté par la compagnie du Grand-Tronc.
Suite à des difficultés financières, plusieurs entreprises ferroviaires, dont cette
dernière, furent nationalisées dans les années 1920 par le gouvernement
canadien et intégrées dans le réseau des Chemins de fer nationaux. Ce dernier
réseau sera en partie démantelé et privatisé au cours des années 1990.
Un an avant qu'il commence à travailler pour le Canada-Atlantique à Glen
Robertson, Damien rachète, en 1900, la maison de ses parents située dans ce
village : maison qu'ils avaient dû céder deux ans plus tôt à leur créancière.
Quatre ans plus tard, Damien épouse Eugénie Lépine à
Très-Saint-Rédempteur, paroisse voisine de Rigaud.
Ayant perdue sa mère suite à sa naissance, Eugénie avait été élevée par ses
grands-parents maternels, François-Xavier (France) Duplantie et Philomène
Brazeau. Ils habitaient une ferme située dans le rang du Petit-Brûlé, à
Très-Saint-Rédempteur, village voisin de Rigaud et tout près de la frontière
ontarienne.
Le père d'Eugénie, François-Xavier Lépine, était originaire de Rigaud. Il a
surtout vécu dans l'Est ontarien, dans la région de Chute-à-Blondeau où,
d'ailleurs, il est enterré. Cette dernière paroisse, dont le territoire fait partie
du canton d'Hawkesbury-Est, est un détachement de celle de Saint-Eugène.
Après la mort de sa première femme, Christine Duplantie, suite à
l'accouchement de leur fille Eugénie à Rigaud, en 1883, François-Xavier se
remariera à deux reprises. La première fois, il épouse Joséphine Leroux, une
institutrice, le 5 juillet 1886 et la deuxième fois Mary Chevrier, le 7 janvier
1909. Les deux mariages ont lieu à Saint-Eugène.
Avec sa deuxième femme, Joséphine Leroux, François-Xavier a neuf enfants.
Eugénie avait donc sept demi-frères et deux demi-soeurs.
Il est intéressant de noter que la mère d'Eugénie s'appelait Christine
Duplantie, qu'elle était la nièce de la mère de son mari, Damien, qui s'appelait
également Christine Duplantie. Par conséquent, la belle-mère d'Eugénie était
également sa grande-tante!
En 1910, Damien, qui travaille à Glen Robertson, accepte une mutation
latérale à Côteau-Station. Ce retour au Québec a dû plaire à son épouse,
celle-ci n'ayant jamais apprécié son séjour en milieu ontarien. D'ailleurs,
Eugénie a toujours refusé par la suite de retourner à Glen Robertson.
À Côteau-Station, Damien travaille comme contremaître pour l'entretien
(maintenance) de la voie ferrée. Il est également responsable d'équipes
supplémentaires chargées du déblaiement de la neige l'hiver et, à l'occasion,
du remplacement (construction) de la voie ferrée.
Damien prend sa retraite à la fin de 1943, après 42 ans de travail sur les
chemins de fer. Il avait la réputation d'un homme exigeant mais juste envers
ses employés.
Arrivée à Côteau-Station en décembre 1910, la famille Richer achète, en avril
suivant, pour la somme de 1 300$, une maison appartenant à Elzéar
Castonguay. Cette maison fut habitée jusqu'en 1991par la famille Richer. Elle
a été détruite par un incendie huit ans plus tard.
En 1911, Côteau-Station comptait 643 habitants répartis en 133 familles. Ce
village, qui doit son existence, comme son nom l'indique, au chemin de fer,
possède une population anglophone importante, environ cent
personnes. Celle-ci a, pendant un certains temps, son église et son école.
L'origine officielle du « village de la Station du Coteau », ou « village of Coteau
Station », remonte à son incorporation civile, le 10 février 1887. Par contre,
déjà en 1873, on peut lire sur une carte de la région «Coteau Station».
L'église dédiée à Saint-Médard est ouverte au culte en 1893. Le premier curé
résidant, le curé Joseph-Alfred Lippé, arrive le 29 juin 1895, jour de
l'ouverture des registres de la paroisse.
Comme centre ferroviaire, Côteau-Station tirait son importance de sa
situation géographique, à la jonction des lignes Montréal-Toronto du
Grand-Tronc et Ottawa-États-Unis du Canada-Atlantique. La première ligne
avait été construite dans les années 1850.
Le tronçon Montréal-Brockville, qui coupait les terres situées au sud de la
rivière Delisle, fut ouvert à la circulation ferroviaire le 19 novembre 1855. Le
premier train reliant Montréal à Toronto fit le trajet le 27 octobre 1856. Il mit
environ quinze heures pour parcourir la distance entre les deux villes.
Côteau-Station possède une gare - un dépôt comme on disait à l'époque - dès
1855. En plus, certains services reliés à l'entretien de la voie y sont déjà
concentrés. Le village se développe d'abord dans l'axe de la montée de
Côteau-Landing, aujourd'hui la rue Sauvé, pour s'étendre vers l'ouest aux
rues actuelles Duckett et Prieur.
En 1863, on compte une quinzaine de familles tandis qu'en 1877, il y en a déjà
une cinquantaine. Selon les chiffres disponibles, Côteau-Station compte en
1891 : 390 habitants; en 1901: 570; en 1911: 643; en 1921: 851; en 1931 : 846;
en 1941: 796; en 1951: 993; en 1961: 1,032; en 1971: 885 et en 1981 : 892
personnes. Jusqu'au début de 1970, Côteau-Station est le village le plus
populeux du comté de Soulanges.
Au tournant du siècle, lorsque la compagnie du Grand-Tronc décide
d'aménager des ateliers de réparation à Côteau-Station, plusieurs maisons,
provenant des rangs environnants sont transportées afin d'accommoder les
familles des nouveaux employés. En se promenant dans les rues du village, on
peut encore identifier certaines de ces petites maisons avec toit à deux
versants.
L'activité ferroviaire demeure importante jusque dans les années
1950. Côteau-Station est alors un village bourdonnant d'activités et
prospère. Sa renommée est régionale.
Par la suite, les activités reliées à l'entretien des locomotives diesels, qui
avaient remplacé celles à vapeur, sont concentrées à Montréal. Les bâtiments
de la cour ferroviaire de Côteau-Station, liés en grande partie à l'entretien des
locomotives, sont démolis un après l'autre, puis les employés mutés ailleurs, en
particulier à Montréal.
Suite à ces chambardements et à un manque de vision des autorités locales,
dans les années 1950 et 1960, la communauté de Côteau-Station ne retrouve
plus de second souffle économique.
À titre d'exemple, lorsqu'on parle d'implanter la nouvelle école polyvalente à
Côteau-Station, même les commissaires représentants cette communauté se
prononcent contre! On assiste donc à un lent déclin du village : les jeunes vont
s'installer dans les communautés voisines.
Dans les années 1990, Côteau-Station fusionne avec le village voisin de
Côteau-Landing. La nouvelle entité municipale est nommée «Les Coteaux» ,
nom choisi après consultation auprès de la population.
Revenons maintenant à la famille Richer. Damien décède subitement chez lui,
le 17 octobre 1957. Son épouse Eugénie lui survit quinze ans. Elle meurt à la
Maison de la Providence de Côteau-du-Lac, tenue par les Soeurs de la Charité
de la Providence, le 8 juillet 1972 à l'âge de 89 ans moins un jour.
D'allure sévère et réservée, peu portée vers les enfants, Eugénie avait été
fortement affectée par la mort prématurée de ses deux filles et l'infirmité de
son fils Joseph dont elle s'attribuait une bonne part de responsabilité.
Cependant, Eugénie excellait dans la culture des fleurs, sa maison en était
entourée. Aussi, possédait-elle des «doigts de fée ». Ses tapis crochetés, ses
catalognes, ses courtepointes et ses tricots faisaient l'envie de ses voisines.
D'ailleurs, ses petits-enfants ont passé les hivers au chaud emmitouflés dans
ses tuques, ses cache-cous et ses chaussettes.
À la mort d'Eugénie, une de ses nièces écrira :
...nous adorions aller nous promener à Côteau-Station. Là où habitaient deux
vieux personnages adorables. Tante Eugénie était une femme polyvalente,
érudite, un brin taquine, et avec un sens de l'humour qu'on ne retrouve nulle
part aujourd'hui. Elle avait toujours une nouvelle recette à donner à maman, où
une nouvelle courtepointe en chantier à lui montrer, où encore une nouvelle
bouture d'une quelconque plante exotique à lui faire découvrir.
Quant à oncle Damien, ce gros bonhomme doux et tendre, il amenait papa dans
son arrière-boutique pour lui montrer quelque meuble en réparation.
Dans cette grande maison, dans cette boutique, ou même sur l'immense parterre
qui entourait cette belle maison, pour ma petite soeur et moi, ce n'était que
mystères, découvertes, aventures.
Damien et Eugénie eurent cinq enfants, trois fils et deux filles. Sauf la cadette
Béatrice, née à Côteau-Station, les autres sont venus au monde à Glen
Robertson.
Les filles sont mortes jeunes. La plus vieille, Lucienne avait une santé fragile,
souffrant constamment de mauvais rhumes. Elle est décédée au cours de
l'hiver 1925, suite à une pneumonie. Elle avait seulement 16 ans. En fait, elle
est morte de la tuberculose.
À l'époque, et jusqu'à la mise au point d'un vaccin dans les années 1950, la
tuberculose faisait des ravages importants parmi la population.
Malgré son jeune âge, Lucienne était une excellente musicienne, consacrant
ses journées entières à l'étude du piano. Quelque temps avant sa mort, on lui
accordait, ce qui était à l'époque un privilège, celui de toucher l'orgue à
l'église paroissiale.
La cadette Béatrice est décédée cinq ans plus tard, en avril 1930, foudroyée
par la méningite. Elle n'avait pas encore ses 18 ans. En l'espace de quelques
jours, elle perdit l'usage de la raison et la plupart de ses facultés, devenant
sourde, muette et aveugle.
Elle fut ensevelie avec la robe qu'elle s'était faite confectionnée pour le
mariage de son frère prévu deux mois plus tard. Affreusement timide, un
problème de poids la faisait beaucoup souffrir. De sa vie amoureuse, la famille
conserve un billet doux signé par un prénommé Robert. Également bonne
pianiste, Béatrice était une lectrice insatiable.
Le piano dont se servirent les deux soeurs passa à leur unique nièce qui apprit
par la suite à jouer de cet instrument.
Les trois fils sont décédés à des âges plus avancées. L'aîné Joseph à l'âge de 74
ans. Vers l'âge de 17 ans, il est victime d'un grave accident. Il tombe du haut
d'un échafaudage à l'intérieur de l'église et subit diverses fractures à une
jambe. Il prêtait main forte à un groupe de paroissiens bénévoles qui
s'affairaient au nettoyage du bâtiment.
Suite à cet accident, Joseph sera hospitalisé à l'hôpital Notre-Dame de
Montréal pendant plusieurs mois. Malgré de nombreuses opérations et
diverses interventions chirurgicales très douloureuses, il est demeuré
handicapé pour le reste de ses jours.
Sur l'initiative de son père Damien, Joseph était entré au service de la
compagnie des Chemins de fer nationaux en 1924. Il est alors rapidement
initié au nouveau métier de soudeur. Il termine sa carrière comme commis
dans les magasins d'équipement situés à Montréal, avant de prendre sa
retraite vers 1968.
Il meurt en décembre 1979 à l'âge de 74 ans, 6 mois à peine après son entrée à
l'hôpital Notre-Dame de Côteau-Landing, un centre d'accueil pour soins
prolongés.
Éloi, le deuxième fils de la famille, meurt à l'âge de 77 ans en 1984 suite de la
terrible maladie d'Alzeimer. Seul des trois fils à se marier, il assurera la
descendance de cette branche de la famille Richer. Marié à Laurence Dupont,
le 7 juin 1930, ils auront cinq enfants, quatre garçons dont l'auteur de ce
document, et deux filles dont une décédée en bas âge. On retrouve leur
descendance dans les régions de Montréal et de Québec.
Le dernier fils, Aurèle, est décédé en mai 1995 à l'âge de 84 et 10 mois. Comme
son père et ses deux frères aînés, il a travaillé pour la compagnie des Chemins
de fer nationaux d'abord sur des équipes de construction puis comme assistant
à l'entretien des systèmes de signalisation.
Durant la Deuxième Guerre mondiale, il est affecté au gardiennage des ponts
notamment ceux engendrant le Saint-Laurent, entre Soulanges et Valleyfield.
On craignait des actes de sabotage de la part de sympathisants à la cause des
Nazis.
Aurèle se retire en 1969. Jusqu'en juin 1991, il profite de la retraite en
habitant la maison de ses parents qu'il rénove et qu'il garde dans un état
impeccable. À 80 ans, il décide de se retirer à l'Anneau d'Or, centre d'accueil
privé pour personnes en perte d'autonomie situé à Valleyfield.
Victime d'attaques cardio-cérébrales répétitives qui diminuent constamment
sa motricité, Aurèle fait un séjour de quatre mois, de septembre à décembre
1994, au Centre hospitalier de Valleyfield. Il séjourne par la suite au Centre
d'accueil du Haut-Saint-Laurent, situé dans cette dernière ville où il décède le
29 mai 1995.
Aurèle, ses deux frères Joseph et Éloi; ses deux soeurs Lucienne et Béatrice,
sont enterrés avec leurs parents et leurs grands-parents Richer dans le
cimetière de la paroisse Saint-Médard, Les Coteaux.
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ILLUSTRATIONS
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Damien et Eugénie en 1904
Onésime fils, Orilla et leur fille Florida en 1900
*
Damien et Eugénie avec leurs enfants : Joseph, Lucienne, Éloi, Béatrice et
Aurèle en 1919
*
Cinq ans plus tard par un temps frigorifique
*
Éloi et Laurence, le 7 juin 1930
*
Éloi et Laurence avec la famille Richer, dont la grand-mère Richer
*
Éloi et Laurence avec la famille Dupont
*
Éloi et Laurence, cinquante ans plus tard
*
Damien au milieu, avec son équipe de travail
*
La gare de Côteau-Station vers 1950
*
Départ de la gare de Côteau-Station du train de passagers Montréal-Ottawa,
vers 1950
Autre temps, autre pollution!
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