SIXIÈME GÉNÉRATION
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Nous avons terminé notre dernier chapître en se donnant rendez-vous avec
mon arrière-grand-père Onésime, fils d'André et d'Anastasie Boileau. Nous
présentons son itinéraire depuis son lieu de naissance, Côteau-du-Lac, en
passant par son séjour dans l'Est de l'Ontario, jusqu'à son endroit de décès,
Côteau-Station, aujourd'hui Les Côteaux.
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ONÉSIME RICHER ET CHRISTINE DUPLANTIE
1841-1913 1850-1940
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ONÉSIME,
né le 27 janvier 1841 à Côteau-du-Lac, décédé le 27 mars 1913 et inhumé le 29
à Côteau-Station;
- fils d'André et d'Anastasie Boileau;
marié le 7 janvier 1868 à Saint-Eugène (Ontario) avec :
CHRISTINE DUPLANTIE,
née le 19 septembre 1850 à Rigaud, décédée le 25 avril 1940 et inhumée le 27 à
Côteau-Station;
- fille de Pierre (1796-1890) et de Madeleine Kingsley (1807-1888).
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LES ENFANTS
1- Onésime, né le 3 novembre 1868 à Saint-Eugène, décédé en 1945 et inhumé
à Clayville (New York), marié le 6 avril 1896 à Tupper Lake (New York) avec
Orilla Blanchette, née le 21 février 1875, décédée en 1961 et inhumée à
Clayville. Ils eurent dix enfants dont quatre moururent en bas âge.
2- Marie Aldina, née le 5 avril 1874 à Saint-Eugène, baptisée à Rigaud, décédée
le 11 mai 1875 et inhumée à Saint-Eugène.
3- Marie Éloïse, née le 5 avril 1874 à Saint-Eugène, baptisée à Rigaud, décédée
le 11 mai 1875 et inhumée à Saint-Eugène.
4- Joseph Martin, né le 6 mars 1876 à Saint-Eugène, confirmé en 1886 en
l'église de Glen Nevis (North Lancaster, Ontario), décédé le 20 avril 1904 et
inhumé le 22 à Glen Robertson (Ontario).
5- Damien, né le 16 septembre 1878 à Saint-Eugène, confirmé en 1889 en
l'église de Glen Nevis, décédé le 17 octobre 1957 et inhumé le 21 à
Côteau-Station, marié le 26 mai 1904 à Très-Saint-Rédempteur (Vaudreuil)
avec Eugénie Lépine, née le 9 juillet 1883 à Rigaud, décédée le 8 juillet 1972 à
Côteau-du-Lac et inhumée le 11 à Côteau-Station.
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COMMENTAIRES
Comme il a été mentionné au chapitre précédent, Onésime Richer quitte
Côteau-du-Lac avec ses parents, vers 1857, pour habiter l'Est ontarien, plus
précisément la région actuelle de Sainte-Anne-de-Prescott, partie du canton
d'Hawkesbury-Est.
Onésime avait 16 ans et donc en âge, à l'époque, de gagner sa vie.
Contrairement aux générations précédentes, Onésime ne sera pas
cultivateur. Selon la tradition familiale, il était journalier.
Onésime gagnait sa vie péniblement en faisant des travaux de voirie ou de
défrichement pour les cultivateurs. Ce qui fera dire plus tard à sa brue
Eugénie que son beau-père travaillait « à creuser des fossés » .
Ainsi, Onésime a travaillé, comme son père André, pour Hilaire Binette établi
depuis 1861 dans le canton d'Hawkesbury-Est. Homme d'affaires
entreprenant, originaire des Cèdres, Binette tiendra hôtel à Beaver Creek,
petite agglomération située près du village actuel de Sainte-Anne-de-Prescott.
Puis, Onésime a travaillé, toujours en tant que journalier, au moulin à scie
appartenant à un dénommé Archibald McBean. Le moulin McBean était situé
sur la rivière à la Graisse, à proximité de la frontière du Québec, entre
aujourd'hui Très-Saint-Rédempteur et Sainte-Anne-de-Prescott. En 1871,
vingt-cinq hommes et cinq enfants y travaillaient.
Le 7 janvier 1867, Onésime épouse Christine Duplantie à
Saint-Eugène. Celle-ci est la cadette d'une famille de seize enfants. Plusieurs
membres de la famille Duplantie sont d'habiles ouvriers et de bons
musiciens. Certains émigreront aux États-Unis pour travailler dans les forêts
de l'état de New York, dans la région de Tupper Lake. De nos jours, on peut y
rencontrer leurs descendants.
Jusqu'en 1884, Onésime et sa jeune famille habitent à proximité de ses lieux de
travail. D'abord, sur la terre que ses parents André et Anastasie avait acheté
en 1857. Aujourd'hui, cette terre fait partie de Sainte-Anne-de-Prescott,
détaché de Saint-Eugène en 1885.
Puis, Onésime a demeuré quelque temps à proximité du moulin McBean,
autre lieu de travail. Selon des renseignements recueillis sur place, il y avait,
près du moulin, quelques maisons qui abritaient les familles des employés. Ces
habitations ont subsisté jusque dans les années 1920.
Onésime quitte la région actuelle de Sainte-Anne-de-Prescott en 1884 pour
aller s'établir dans le canton voisin de Lochiel. En effet, c'est le 23 juillet 1884
qu'Onésime achète, de Philip Hambleton, un terrain situé dans la concession
deux de Lochiel, aujourd'hui à l'entrée est du village de Glen Robertson. La
même journée, il hypothèque ce terrain en faveur de son ancien propriétaire
pour la somme de 120 $, soit le montant du coût de l'achat .
Quatre ans plus tard, le 16 juillet 1888, la créance en faveur d'Hambleton est
remboursée. Par contre, Onésime signe, la même journée, une nouvelle
hypothèque de 125 $ en faveur d'Agnes McFarlane, du village voisin
d'Alexandria.
Dix ans plus tard, le 3 mai 1898, Onésime et son épouse sont obligés de céder
leur propriété à leur créancière, pour la somme de 225 $. Ils étaient incapables
de rembourser l'hypothèque de 125 $.
Entre-temps, Onésime a construit une maison sur le terrain acheté
d'Hambleton, ce qui explique la différence entre le coût initial d'achat et le
prix de revente. Cette maison existe encore de nos jours. Elle est située coin
nord-est des rues Principale et Lochiel à Glen Robertson.
Deux ans plus tard, soit le 28 mars 1900, Damien, un des fils d'Onésime,
rachètera la propriété d'Agnes McFarlane, pour la somme de 200 $, payée
comptant.
Entre 1868 et 1878, Onésime et Christine ont eu cinq enfants dont des
jumelles, décédées en bas âge et inhumées à Saint-Eugène, et trois fils,
Onésime, Joseph et Damien.
Devant la pénurie de bonnes terres et le peu de perspective d'avenir
économique au Canada, Onésime fils se joint aux centaines de milliers de
Canadiens français qui émigrent aux États-Unis durant la deuxième partie du
XIXe siècle.
Onésime fils travaillera comme bûcheron, puis contre-maître, dans les forêts
des régions de Tupper Lake et de Clayville, dans l'état de New York. Les
propos suivants auraient pu être tenu par Onésime ou un de ses compagnons
de travail :
À dix-neuf ans, je suis entré au chantier avec mon frère. Nous n'étions jamais
sortis de chez nous. Au premier camp, nous avons rencontré un tas d'Anglais.
On n'arrivait pas à les comprendre, ni eux à nous comprendre...
Le plus dur, dans ce travail, c'était les longues marches. On parcourait trois à
quatre milles par jour pour arriver au travail. Ça c'était pénible. Le dimanche,
on jouait à la hache sur le lac gelé. On lance la hache très bas et elle glisse loin,
loin, loin. De l'autre côté, il y a d'autres hommes qui relancent les haches vers
nous de la même façon. Il y en avait un, Louis Dionne, qui était vraiment
capable. Il était grand et fort et avait l'habitude de jouer vêtu seulement d'un
pantalon et d'une chemise, tête-nue et pieds-nus. Il n'arrêtait pas de bouger, par
exemple.
La deuxième année, on comprenait un peu et ça allait mieux. Ce n'était pas le
travail du bois qui était difficile, mais la langue. On avait déjà beaucoup
d'expérience à couper le bois pour notre propre famille.
De 1840 à 1930, près d'un million de Québécois ont émigré aux États-Unis. Au
début, ils travaillent comme bûcherons mais, après 1860, ils se dirigent
principalement vers les usines de textiles des états de la Nouvelle-Angleterre.
Toutes les villes de ces états, qui ont des filatures, possèdent leur quartier
françophone appelé « petit Canada ».
Le curé Labelle qui tente d'enrayer cette saignée en ouvrant le nord de
Montréal à la colonisation, parle de cette émigration comme « le cimetière de
la race ».
On peut ramener cet exode à des causes essentiellement économiques. Il faut
se rappeler qu'à l'époque la principale occupation était l'agriculture. Aussi,
comme souligné au chapître précédent, les bonnes terres de la vallée du
Saint-Laurent étant occupées, la population doit s'expatrier pour gagner sa
vie.
Des efforts sont faits par le gouvernement et le clergé pour ouvrir de nouvelles
régions à l'agriculture. On assiste à la formation de sociétés d'agriculture pour
établir des colons des vieilles paroisses dans des territoires tels le
Saguenay-Lac-Saint-Jean ou encore le Nord de Montréal. Les Québécois de
souche envahissent les Cantons de l'Est, réservés auparavant aux immigrants
anglophones.
Mais ces nouveaux établissements ne suffisent pas à contrecarrer le
mouvement migratoire vers les villes américaines. Les Québécois ne sont pas
plus intéressés à s'établir en grand nombre dans l'Ouest canadien, trop loin et
de plus en plus francophobe. La pendaison de Louis Riel, en 1885 à Regina,
leur rappelle qu'ils n'y sont pas les bienvenus.
Cependant, un certain nombre d'entre eux s'établissent en Ontario. Comme
déjà mentionné, certains vont du côté de l'Est ontarien tandis que d'autres se
dirigent plus au sud, près du lac Érié. À la toute fin du siècle, ils vont
également s'établir dans le Nord de la province, dans la région de Timmins et
de Sudbury, attirés par le travail dans les mines.
Au début du XXième siècle, l'émigration vers la Nouvelle-Angleterre ralentit
considérablement. Le gouvernement du Québec, sous la direction du premier
ministre Lomer Gouin, ouvre la province aux investissements américains. Le
Québec s'industrialise et du même coup s'urbanise.
Les villes comme Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke absorbent
le trop-plein de population des campagnes. Ainsi, en 1871, un Québécois sur
cinq vit à la ville, en 1931 ils sont maintenant trois sur cinq.
En 1931, l'émigration vers le Sud cesse complètement; les autorités
américaines ayant fermé la frontière à cause de la Grande Dépression
économique.
Onésime Richer fils a donc suivi plusieurs de ses compatriotes vers la
Nouvelle-Angleterre en allant travaillé dans les forêts de l'état de New York.
Peut-être par nostalgie du pays, son épouse, Orilla Blanchette, originaire de la
région de Québec, a toujours refusé de prendre la citoyenneté américaine.
De nos jours, on rencontre leurs descendants un peu partout aux États-Unis,
notamment dans les états de New York, du Kentuchy et du Texas.
Si nous revenons au Canada, le deuxième fils d'Onésime Richer et de
Christine Duplantie, Joseph, a été barbier à Glen Robertson. Suite à un
accident qui le laisse avec une jambe handicapée, son frère Damien l'incite à
apprendre ce métier.
Ayant une mauvaise santé, Joseph décède subitement à l'âge de 28 ans. De nos
jours, seule une pierre tombale restaurée, dans le cimetière de Glen
Robertson, et une grande photo gardée par un petit-neveu rappellent sa
mémoire.
Damien, mon grand-père, le troisième fils d'Onésime et de Christine, demeure
quelques années après son mariage à Glen Robertson. Puis, il vient s'établir
au Québec, à Côteau-Station, en 1910. Il travaillait pour les chemins de fer.
Nous le rencontrerons dans le prochain chapître.
Faisant la navette entre Tupper Lake, où habite Onésime fils, et Glen
Robertson, où résident Joseph et Damien, Onésime père et son épouse suivent
ce dernier et sa famille à Côteau-Station en 1910. À l'époque, les enfants
gardaient leurs vieux parents parfois bien malgré eux. L'hospice était plutôt le
refuge des misérables et des abandonnés.
Onésime décède à Côteau-Station le 27 mars 1913 à l'âge de 72 ans. Sa femme
lui survit près de 30 ans : elle meurt le 25 avril 1940, à l'âge de 89 ans. Les
deux sont enterrés dans le cimetière Saint-Médard, Les Côteaux.
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DOCUMENTS
SIXIÈME GÉNÉRATION
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NAISSANCE
ONÉSIME RICHER
ÉPOUX DE CHRISTINE DUPLANTIE,
CÔTEAU-DU-LAC, LE 27 JANVIER 1841
(Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil).
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Le vingt huit janvier mil huit cent quarante un, par nous prêtre soussigné curé de
Saint-Ignace de Soulanges, a été baptisé Onésime, né hier, du légitime mariage d'André
Richer de la paroisse de Saint Ignace de Soulanges, et d'Anastasie Boileau. Parrain Abraham
Clément, Marraine Marie Marguerite Lecompte qui, avec le père, ont déclaré ne savoir signer.
H. Brassard, prêtre.
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NAISSANCE
CHRISTINE DUPLANTIE
ÉPOUSE D'ONÉSIME RICHER,
RIGAUD, LE 19 SEPTEMBRE 1850
(Paroisse Sainte-Madeleine).
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Le vingt et un septembre mil huit cent cinquante nous prêtre soussigné avons
baptisé Marie Christine née avant hier de Pierre Duplantie et de Marie Anne
Quinsley de cette paroisse. Parrain Gabelus Duplanti et marraine Émilie Séguin
qui ainsi que le père présent n'ont su signer.
C. St-Aubin, prêtre.
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MARIAGE
ONÉSIME RICHER ET CHRISTINE DUPLANTIE,
HAWKESBURY-EST, ONTARIO, LE 7 JANVIER 1868
(Paroisse Saint-Eugène).
* Le sept janvier mil huit cent soixante huit vu la publication de trois bans de
mariage faite au prône de notre messe paroissiale entre Onésime Richer fils
majeur de feu André Richer et de Anasthasie Birleau de cette paroisse d'une
part; et Christine Duplantie fille mineure de Pierre Duplantie et de Madeleine
Quinsley de cette paroisse d'autre part; ne s'étant déclaré aucun empêchement
nous avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la
bénédiction nuptiale en présence de Pierre Leroux et de Arthémise Langevin.
J. Thomas Duhamel.
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ACHAT PAR ONÉSIME RICHER
D'UN TERRAIN SITUÉ DANS LE CANTON DE LOCHIEL,
ONTARIO,
LE 20 JUIN 1884
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Commentaire : En 1884, Onésime Richer achète un terrain situé à l'entrée est
du village de Glen Robertson pour la somme de 120 $. Il y construit une
maison qui existe encore de nos jours et qui sera acheté éventuellement par
son fils Damien.
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June 20th 1880
This indenture made the twentieth day of June one thousand eight hundred and
eighty between Philip Hambleton of the township of Lochiel in the county of
Glengarry, farmer Of the first part Elizabeth Hambleton the wife of the said
party of the first part Of the second part and Onesime Richer of the same place
farmer Of the third part that in consideration of the sum of One hundred and
twenty dollars, the said party of the first part doth grant unto the said party of the
third part his heirs and assigns for ever: All and singular that certain parcel or
tract of land and premises, situate, lying and being in the township of Lochiel in
the County of Glengarry and Province of Ontario containing forty six perches
and four fifts of a perch more or less being composed of a part of the East half of
the number six in the second concession of the said Township of Lochiel ...
To have and to hold unto the said party of the third part his heirs and assigns to
and for his own their sole and only use for ever.
Signed, Sealed and Delivered in the presence of Philip Hambleton, Edward H.
Tiffany
her his
Elizabeth + Hambleton Onesime + Richer
mark
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DÉCÈS
ONÉSIME RICHER
ÉPOUX DE CHRISTINE DUPLANTIE,
LE 27 MARS 1913, CÔTEAU-STATION
(Paroisse Saint-Médard).
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Le vingt-neuf mars mil neuf cent treize, nous prêtre soussigné, curé de cette
paroisse, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Onésime
Richer, rentier, décédé avant-hier, de cette paroisse, à l'âge de soixante et douze
ans, époux légitime de Christine Duplantis de cette paroisse. Étaient présents à
l'inhumation Damien Richer fils du défunt et Charles Dumesnil, ont signés avec
nous. Lecture faite.
Charles Dumesnil, Damien Richer, Lippé curé.
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DÉCÈS
CHRISTINE DUPLANTIE
ÉPOUSE DE FEU ONÉSIME RICHER,
LE 25 AVRIL 1940, CÔTEAU-STATION
(Paroisse Saint-Médard).
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Le vingt-sept avril mil neuf cent quarante, nous prêtre soussigné avons inhumé
dans le cimetière de cette paroisse le corps de Christine Duplantie, veuve de
Onésime Richer décédée l'avant-veille, de cette paroisse à l'âge de
quatre-vingt-dix ans. Étaient présents ses fils Damien et Onésime & un grand
nombre de parents et d'amis dont quelques-uns ont signé avec nous. Lecture
faite.
Damien Richer, Onésime Richer, Télesphore Chatelois, Avila Dupuis, Elzéar
Castonguay, Joséphus Asselin, Denis Latreille, Théodule Proulx.
L. Poirier, ptre curé.
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