QUESTION DU 22 SEPTEMBRE AU 1er OCTOBRE
Le retrait annoncé de la licence de CHOI-FM à Québec suite aux propos diffamatoires et injurieux de certains de ses animateurs soulève une importante question : jusqu'à quel point peut-on tolérer sur des ondes publiques, au nom de la liberté d'expression de certaines personnes, la tenue de propos mettant en cause le droit d'autres personnes au respect de leur vie privée et de leur réputation ?
Réponses reçues :
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29 septembre
2004
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30
septembre
2004 Les faits de l’été dernier à Québec ont fait beaucoup parler. C’est-à-dire que le CRTC a décidé de ne pas renouveler le permis de la station de radio CHOI FM, affirmant que certains animateurs tenaient des propos injurieux envers d’autres personnes. Je crois que les empêcher de continuer à faire leurs émissions n’est pas une atteinte à la liberté d’expression. Jean-François Fillion disait ce qu’il pensait. Cependant, il utilisait un permis de radiodiffusion du CRTC pour l’exprimer. Par son moyen, il se faisait entendre par beaucoup plus de personnes. Tout le monde a la liberté de s’exprimer. Toutefois, à un niveau égal pour tous, il n’est pas juste pour une personne d’avoir la possibilité de se faire entendre par plusieurs centaines d’auditeurs, tandis que moi ou vous, on ne le peut pas. J-F Fillion se servait de la radio pour faire entendre ses propos et convaincre ceux qui veulent bien l’écouter. De plus il allait jusqu’à atteindre à la réputation d’autrui. Selon moi, la liberté d’expression c’est comme la liberté : elle s’arrête où celle des autres commence. Donc, je pense que oui, nous sommes tous libres de dire notre manière de penser, tout en se limitant à des moyens égaux de ceux que les autres peuvent utiliser. En respectant les autres et en sachant s’imposer chacun des limites morales. Jean-Philip James |