CYBERCAFÉ PHILOSOPHIQUE

QUESTION DU 10 AU 23 OCTOBRE

 

Vivre dans une société de consommation rend-il plus heureux ?

Réponses reçues :

18 octobre 2005 

Premièrement, selon moi, tout est question de modération. Il est sûr qu' il serait difficile de vivre sans biens matériels, vu l' état où notre société est aujourd'hui. Mais bon, il y a quand même des limites!
Je crois qu' il faut consommer pour nos besoins, un point c'est tout. Pas besoin d'avoir six paires de chaussures, ou une garde-robe pleine. L' important, c' est de vivre dans le confort ( et non dans le luxe).

J' ai un exemple pertinent de ce que je veux expliquer: l'une de mes amies a dix paires de chaussures, une douzaine de sacs à main, deux ordinateurs, du maquillage pour maquiller toutes les filles du Québec et même deux chambres! Ceci est ridicule. Qu' est-ce qu' elle essaie de prouver? Je lui ai souvent fait remarquer qu'elle n' avait pas besoin de tout cela, mais elle continue de dépenser dans des choses inutiles. Souvent, les gens s'entourent de biens matériels pour impressionner les autres, pour se sentir importants, mais moi je trouve ça risible. Moi, je suis heureuse quand je suis avec ma famille et mes amis, mais il y a certaines personnes qui ne voient pas ce beau côté de la vie. Ouvrez-vous les yeux!

Et plus on parle de société de consommation, plus, de l'autre côté, on nous parle de protéger la planète, de récupérer, de faire attention. Où est la logique? Comment pourrons-nous sauver notre planète si on continue de faire autant de gaspillage? Réveillons-nous car l' heure est grave. Ne finissons pas comme les Américains!

Claudia Harvey, groupe 3426

 

18 octobre 2005
 
 Je crois que vivre dans une société de consommation ne rend pas plus heureux, mais plus malheureux. Il est vrai qu'il est agréable de posséder une panoplie de biens, mais à quel point? Dans une société de consommation, les gens cherchent à avoir toujours plus et toujours mieux. La plupart du temps, cela entraîne une égalité. Aujourd'hui, les gens se fient à l'apparence et au matériel. Nous sommes rendus tellement égocentriques et matérialistes que tout ce qui nous importe est notre petite personne et ce que nous avons. De plus en plus, les médias contrôlent les citoyens. Ils imposent leurs normes et avec toutes la publicité qu'ils nous exposent et les émissions pour jeunes qu'ils nous font voir, on ne peut que consommer. Dans quel but ? Plaire, plaire et seulement plaire.

J'ai un exemple très simple à vous partager qui montre qu'une société de consommation n'a aucun vrai avantages. Lorsque nous sommes en amour, pas seulement un ¨amourette¨, mais bien une vraie relation où chacun s'accepte tel qu'il est et tel qu'est l'autre, les deux n'ont qu'à être ensemble pour être heureux. Pas besoin d'artifice, seulement d'imagination et le couple se porte à merveille. Les multiples cadeaux, soupers, voyages,etc., toutes ces choses sont inutiles pour qu'un vrai couple fonctionne. Parfois, il peut être intéressant de se payer une fin de semaine d'amoureux dans un petit chalet, mais ce n'est pas une obligation.

Lorsque je vois les jeunes chercher à avoir le plus de biens possible au lieu d'avoir un vrai ami, une belle relation familiale, je me dis que la société ne véhicule plus les bonnes valeurs. Notre société est une société de compétition basée sur l'avoir plutôt que sur l'être. Lorsque les gens auront compris cela, je pense que les choses vont pouvoirs changer, parce que pour le moment les gens veulent ce qu'il ont. Ils sont seulement inconscients des conséquences.

Cynthia Girard, groupe 3417
19 octobre 2005

Nous vivons aujourd'hui dans une société de consommation qui se dégrade de plus en plus. Certaines personnes ne vivent que pour les biens matériels. Mais prenons garde, ces biens sont une apparence trompeuse. Peut-être croyons-nous qu'une personne entourée de plein de belles choses est heureuse. Mais l'est-elle vraiment? Est-ce que je pourrais être heureuse dans cette situation? La réponse est non. Il y a peu de points positifs à cette société de consommation, mais il y a beaucoup de points négatifs. Nous sommes rendus à un point tel qu'on juge les gens sur ce qu'ils possèdent.

Dans notre société, nous voulons en avoir toujours plus. On achète, on achète à un rythme frénétique, c'est incroyable! Rien ne nous arrête, pas même le manque d'argent. Bien sûr, il y a le crédit! Et aussi le ''achetez maintenant et payez dans un an''! La consommation n'a aucune limite. De plus, la publicité nous pousse à acheter encore et encore. Par exemple, mes parents avaient acheté un des tout premiers micro-ondes dans le temps. Il fonctionne très bien encore et jamais il ne nous a lâchés. Dans ce temps, les appareils étaient faits pour durer au maximum. Maintenant, on conçoit les objets pour qu'ils durent 5, 10 ou 15 ans, puis on les remplace. Pis encore, mon père avait acheté une lampe de poche comportant une batterie spécifique. Lorsque la batterie fut vide, nous avons décidé d'acheter la même batterie. Figurez-vous que la batterie coûtait plus cher que racheter une nouvelle lampe de poche (batterie incluse!). Vous vous imaginez! Pour couronner le tout, cette société de consommation nous fait jeter des quantités astronomiques de déchets dans l'environnement.

Il faut faire attention car nous sommes dans un piège. Nous vivons dans un système superficiel et matérialiste. On véhicule la consommation au lieu des vraies valeurs: la famille, les amis, le travail... La clé du bonheur se trouve dans les valeurs. Il faut cesser de regarder les choses matérielles, car jamais ces choses n'ont apporté le vrai bonheur à qui que ce soit. Nous devons consommer des choses utiles, peut-être un petit plus, mais il faut se restreindre car cette société de consommation aveugle bien des gens.

Je vous laisse sur un extrait d'une chanson des Cowboys Fringants, qui me fait réfléchir chaque fois: ''...(nous vivons dans un) univers où le verbe avoir a pris le dessus sur le verbe être, où tous les gens se font accroire que la possession est la seule quête. Finis les temples et les églises, ceux de notre civilisation sont à la gloire des marchandises et du dieu de la consommation...''

Evelyne Fortin, groupe 3426

20 octobre 2005

À mon avis, vivre dans une société qui met en valeur le matériel  et qui donne une importance de plus en plus fulgurante à l’argent crée l’illusion d’être heureux plutôt que de combler les vrais besoins  importants dans la vie. Je crois en fait qu’une telle société fait oublier aux gens leurs valeurs premières et vise le maximum de profit  avec un minimum d’efforts. Il est maintenant, tellement facile pour les compagnies, pour le gouvernement ainsi que pour les entreprises d’augmenter leurs avoirs avec l’influence des médias ainsi que des artistes qui sont devenus de nos jours, le pouvoir de persuasion le plus puissant qui existe … Pensez  à l’impact que provoque Star Académie et à quel point les gens sont littéralement en extase à l’égard de ces jeunes que nous connaissons depuis quelques semaines seulement.

 Je ne pense pas que les gens soient plus heureux grâce à une dépense pratiquement inutile (comme payer un dollar  afin de sauver un académicien) ou tout simplement parce qu’ils possèdent une plus grosse maison que leur voisin ! Le bonheur provient, selon moi ,des moments où l’on rit, des moments avec notre famille, nos amis, ou tout simplement d’un sourire. Je pense que certaines personnes ne réalisent pas vraiment que peu importe nos avoirs ou ce que nous voudrions avoir, les principales valeurs qui devraient être dans nos vies sont assurément l’amour, l’amitié, la famille et bien sûr la santé. Il n’y a évidemment aucun mal à faire des petites folies de temps à autre, mais ça devient différent quand  cela devient un besoin essentiel ou pire, une priorité sur nos vraies  valeurs.

Philippe McGraw, groupe  3417

22 octobre 2005 

D’abord, il est important de spécifier ce qu’on entend par «être heureux».  Être heureux, c’est vivre au jour le jour sans remettre tout en question constamment. Être heureux, c’est mordre dans la vie et apprécier chaque moment qu’elle nous offre. Mais être heureux, c’est d’abord et avant tout privilégier des valeurs comme la santé, la famille, l’amitié, l’amour, le respect, etc. Certains croient que l’argent apporte toutes ces choses à l’aide d’un simple coup de baguette magique. Pourtant, c’est loin d’en être le cas. Oui, plusieurs réussissent à concilier richesse et joie, mais pour d’autres, ce n’est pas aussi facile. La société dans laquelle nous vivons nous incite à acheter, et acheter encore, et ce, pour faire rouler l’économie à plein régime. Il est très facile de se perdre dans cette société de consommation. La compétition est rendue tellement féroce que tous veulent être celui qui a la plus belle voiture ou encore celle ayant la plus gigantesque demeure. On en est rendu à croire que certains biens nous sont absolument essentiels alors qu’ils sont bien loin de l’être. Consommer fait partie de la vie, bien sûr, car nous devons nous vêtir, nous nourrir et avoir un toit sur la tête. Il n’est pas interdit non plus de se faire plaisir en achetant quelques petites folies de temps à autres. L’important est que la vie ne doit pas tourner uniquement autour de l’argent. Ce sont parfois les plus riches qui sont les plus malheureux, et les plus pauvres les plus heureux... À vous de trouver votre juste milieu!  

Salomé Chabot, groupe:3417

 

 

 

 

22 octobre 2005 
Dans le cours de philosophie, une question nous a été posée dans le but de nous faire réfléchir sur l’état de notre société actuelle. Doit-on se réjouir de vivre dans une société de consommation? Mon avis est quelque peu partagé et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, je suis contre, car ce mode de vie nous fait complètement oublier les valeurs traditionnelles et de plus, il nous rend entièrement dépendant de la matière. Dans un deuxième temps, je suis d’accord avec le fait que les multinationales sont constamment à la recherche de nouveaux produits infiniment supérieurs aux précédents, donc une évolution très rapide des technologies.
            En effet, la société de consommation conditionne psychologiquement les gens à toujours vouloir plus et à un niveau relativement supérieur. Personnellement, j’appelle cette pratique le syndrome de la poupée gonflable. Certaines gens ne cherchent qu’à impressionner leur entourage avec leurs biens. Par exemple, mon voisin s’achète une voiture d’une certaine valeur et d’une certaine grosseur, mais moi, piqué par mon orgueil et mon interminable recherche de supériorité, je vais m’en chercher une plus chère et plus grosse. Évidemment, pas tout le monde est comme cela, toutefois c’est la vague montante de consommation qui conditionne de plus en plus les gens à agir ainsi pour ne pas faire place aux préjugés. Ce mouvement rend les gens pantins et dépendants de la matière ce qui les fait complètement oublier les vraies valeurs de la vie comme le mariage, les enfants, les loisirs ou tout simplement la famille. Aujourd’hui, nous ne nous marions plus parce que nous avons peur de perdre nos biens matériels, nous ne faisons plus d’enfants parce que cela coûte trop cher (vêtements, école, activités) ou nous en faisons à la tonne pour en soutirer une allocation familiale qui servira à consommer davantage. Nous nous empêchons de sortir au restaurant, d’aller au cinéma ou de faire un voyage de plaisance, car nous avons des termes de voitures et de maison qui nous coupent le cou. Nous négligeons notre famille, car il faut absolument se taper quarante à soixante heures de travail par semaine pour réussir à nous payer des objets qui nous rendent superficiellement plus heureux.
            Contrairement à ce point de vue, il est clair que la société de consommation motive les entreprises à améliorer leurs produits afin de continuer ce phénomène que l’on peut appeler marketing. Cela n’est pas si mauvais puisqu’on avance très vite dans le domaine des technologies et de plus, cela est bénéfique pour l’économie mondiale. La consommation force les pays à faire des échanges, importations et exportations. Cela développe énormément la mondialisation, les moyens de communication et nous porte à avoir un œil plus ouvert sur  la planète sur laquelle nous vivons.
           Il est clair qu’il y a des abus dans ce mode de vie capitaliste. Nous sommes constamment à la recherche de la supériorité, nous en oublions les valeurs, nous apportons un trop grand sentiment d’appartenance à quelque chose qui ne nous servira à rien après notre mort et finalement, cela développe des besoins inessentiels essentiels à un bonheur stéréotypé. Cependant, nous voyons nos technologies se dépasser à la vitesse de la lumière. Est-ce mieux de critiquer le mouvement matérialiste dominant ou d’idéaliser celui de l’évolution? Cela dépend de la vision des gens, mais personnellement, je considère abusif le fait de toujours vouloir plus sans vraiment se demander si cela est vraiment nécessaire dans le but exclusif de satisfaire sa personne ou de vouloir se tirer un rang dans cette communauté. Je me dis que l’allure de la société prend les formes d’un cercle vicieux, tout ce que l’on a à faire c’est de se fermer les yeux et que de vivre à fond dans l’engrenage, c’est comme vivre en cage. À vous d’en discerner les failles.

Mélanie Girard, groupe 3426
24 octobre 2004 
Personnellement, je ne pense pas que vivre dans une société de consommation rend plus heureux. Bien sûr, il est fort possible de combiner bonheur et biens matériels mais il est aussi très probable que l'on puisse être heureux même dans la pauvreté. Prenons pour exemple les Africains vivants dans des taudis. Ces gens-là sont très loin du luxe mais ils parviennent tout de même à être heureux. Ils trouveront le bonheur avec leurs familles,leurs amis etc. Et de l'autre côté, plusieurs personnes riches et célèbres ne seront jamais heureuses.

      Le bonheur dépend alors de la signification qu'on lui donne. Si pour vous le bonheur signifie posséder le plus de choses possibles, vous aurez beaucoup plus de facilité à le trouver dans une société de consommation. Mais si pour vous le bonheur signifie donner et recevoir le plus d'amour, alors posséder une quantité phénoménales de biens ne vous aidera en rien dans votre quête du bonheur. Il est évident que nous n'avons pas le choix de consommer d'une manière ou d'une autre. Cependant, il est inutile d'avoir la plus grosse maison, la voiture la plus luxueuse et des vêtements en quantités industrielles. Cela devient presque une compétition de richesse. C'est aussi dans des sociétés de consommation comme la nôtre que se créent les classes sociales. Les plus riches, ceux qui consomment le plus, s'imaginent qu'ils sont supérieurs à ceux qui possèdent moins de biens matériels. 

      Pour conclure, je crois que vivre dans une société de consommation amène beaucoup plus à négliger les vrais valeurs de la vie qu'à rendre heureux.  Il n'est pas interdit de se faire plaisir de temps à autre en achetant quelque chose qui nous est superflu, mais on doit faire très attention de ne pas être trop matérialiste, on ne doit pas dépendre des biens matériels.

Stéphanie Morin, groupe3417

 

29 octobre 2005
Pour débuter, nous devons tous comprendre le sens que l'on entend par «rendre plus heureux », car cet élément est le centre de notre question. Selon moi, rendre une personne plus heureuse consiste à partager les valeurs auxquelles elle tient le plus à coeur. D'après moi, ces valeurs sont la famille, l'amitié, le respect, l'amour et bien sur être en bonne santé. Je crois donc que si quelqu'un possède toutes ces valeurs, il devrait être le plus heureux puisqu'une vie fondée sur ces valeurs est, selon moi, une vie parfaite.

 

Malheureusement, dans notre société, tous les gens ne sont pas heureux et nous sommes loin de  là. La question que nous devons nous  poser pour résoudre cette énigme est la suivante: sur quoi basons-nous nos valeurs premières? Malencontreusement, une multitude de gens n'ont qu'une idée en tête: l'argent. Effectivement, nous sommes maintenant rendus à considérer l'argent comme une valeur première dans notre société et  nous ne nous basons, pour la plupart, que sur les biens matériels. Bien évidemment, tout le monde aurait pu répondre à cette question sans difficultés, car les gens en ont conscience mais ne font rien pour y changer quoique ce soit. Notre vie est devenue une sorte de compétition que ce soit entre voisins, amis, frères, etc. À savoir qui a la plus grosse maison, fait le plus de voyages, a une plus grosse voiture, etc. Mais croyez-vous que ceux qui sont débordés d'argent et qui dépensent tout dans du matériel sont plus heureux que ceux qui sont en famille, qui s'aiment, mais dans une demeure plus ou moins grande ou peu importe? Bien sûr que non, car personne ne peut devenir heureux intérieurement en contemplant son camion ou bien sa piscine creusée, puisque tout être humain a besoin d'être aimé par ses proches, respecté par son entourage et d'avoir la chance d'aimer quelqu'un qui sait t'aimer toi-même. C'est bien dommage, car nous n'avons pas encore compris que toutes ces choses ne sont que du matériel et qu'il y a bien plus important que tout ça. Lorsque nous saurons apprécier les vraies valeurs de la vie, nous pourrons penser à nous procurer des biens matériels, mais avant concentrons-nous sur ce qui est fondamental.

 

Sarah-Ann Duchesne, groupe 3417

 

29 octobre 2005
Premièrement, je crois que vivre dans une société de consommation ne me réjouit pas le moins du monde. Je crois que personne ne doit se réjouir de vivre comme l’esclave de la consommation. Je pense que tous et toutes sommes, inconsciemment, portés à acheter pour des conneries, si je peux me permettre l’expression. Vous êtes-vous déjà dit que vous avez acheté quelque chose pour rien? La petite lampe de chevet qui vous a coûté les yeux de la tête vous a-t-elle rendu plus heureux ? Ceci est une preuve de votre innocence, néanmoins j’accuse les multinationales et les chaînes de magasins.

Dans les années soixante, l’armée et quelques magasins utilisaient les message subliminaux, plus tard, on nous présentait un produit qui est le meilleur sans exception, mais aujourd’hui les multinationales utilisent l’inconscient : ce que je veux dire c’est que lorsque que vous acheté un produit, vous remarquerez souvent que non loin de là, le même produit, mais avec une quantité supplémentaire  vous sera vendu pour un à quatre dollars de plus. Nous nous ferons tous embobiner un jour ou l’autre. Pour couronner le tout, je ne crois pas que nous sommes en mesure de dire ce qui rend heureux ou non. Allez demander à un homme qui vit dans la misère depuis toujours s'il est heureux de cette société de consommation et sa réponse sera probablement différente de celui qui est financièrement à l’aise. Mais un choses est sûre : personne n'est à l’abri de cette société. Les multinationales font ce qu’elles veulent et il n’y aura jamais personne pour s’y opposer.

Jean-Philippe Lebrasseur, groupe 3426

 

1er novembre 2005
Je ne crois pas que  vivre dans une société de consommation rende plus heureux. Avec tant de dépenses, de biens et de consommations, les jeunes et les plus vieux ne savent plus la valeur de ce qu'ils ont. En plus, ça nous enlève les valeurs familiales et celles transmises par nos professeurs lors de nos années d'étude. Ça devient, en quelque sorte, un milieu des plus matérialistes qui soit, où c'est "l'argent qui mène le Monde".
Peut-être que vivre dans une société où les objets et l'argent sont moins présents attriste quelques personnes en raison de leur pauvreté et de leurs maladies mais, n'y a-t-il pas là le plaisir d'être en famille et l'amour que cela apporte ? Le fait de se sentir accepté tel que l'on est, sans avoir le sentiment que les autres nous aiment juste pour nos avoirs, n'est-il pas remarquable?

Vivre avec des gens qui ont le même "problème" que nous mais en étant tout aussi heureux! La consommation amène l'avarice et l'égoïsme de toute façon. C'est un prétexte pour s'amuser pour les uns, s'enfuir pour d'autres. Au nombre de gens qui se servent de leur travail ou encore de leurs "ordinateurs" , de la boisson ou peu importe, pour fuir les vilaines réalités de la vie, celles que nous abordons jours après jours dans les journaux ou qui nous soulèvent le coeur le matin en nous  levant.

Enfin, pourquoi ne pas vivre dans la simplicité? Qu'est-ce qu'apportent la boisson ou le tas de matériel que l'on achète pour faire plaisir? Un proverbe résume bien tout cela : "L'important ce n'est pas ce qu'on donne mais c'est d'abord l'intention qui compte". Préférez-vous recevoir l'amour ou un jeu ? L'amitié ou des fleurs? L'honnêteté ou des chocolats?

Les jeunes qui grandissent dans cet univers, les enfants-rois, deviendront-ils tous des sans-coeur et des êtres sans valeur?

Moi je clame haut et fort l'importance des valeurs et non pas de la consommation. Je réponds non à votre question. La joie n'est pas dans les biens mais bien dans la recherche du bonheur, les êtres humains : les hommes.

Nathacha Gilbert, groupe 3417

 


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