QUESTION DU 3 AU 13 DÉCEMBRE
«Depuis le 23 novembre dernier, les Pays-Bas ont légalisé l'euthanasie. Croyez-vous que le Canada devrait en faire autant ? ?»
Réponses reçues :
| 12 décembre 2000 L'euthanasie est déjà légale au Canada sous sa forme passive, c'est- à- dire lorsqu'on laisse mourir un patient en arrêtant les traitements. La forme active correspond à l'administration de substances ayant pour but de provoquer la mort de la personne souffrante. C'est ce point qui sera le sujet des prochaines lignes. Je crois que les principaux arguments pour cette légalisation sont le soulagement des souffrances pour le patient et le soulagement des proches de ce dernier. Personnellement, je crois que l'on devrait légaliser l'euthanasie. Cela permettrait de pouvoir mettre fin aux souffrances des personnes en phase terminale ou atteintes de maladies incurables ou dégénératives. Les patients qui sont atteints de ces maladies deviennent souvent déprimés et ne voient plus l'avenir devant eux. Ils attendent de mourir paralysés ou encore souffrant atrocement à cause des calmants inefficaces. De plus, certains perdent leur dignité car on doit les faire manger, les laver, etc. Selon moi, ces gens qui souffrent physiquement et psychologiquement devraient avoir le droit de mourir sans que ce soit illégal. De plus, les malades entraînent souvent leurs proches avec eux. Ceux-ci se sentent obligés de venir les visiter dans les hôpitaux, de leur apporter du réconfort alors qu'ils en ont eux-mêmes de besoin. Souvent, ils doivent s'occuper d'un parent qui n'a plus rien de son esprit, qui n'a même plus conscience de sa propre existence. C'est pourquoi je crois également à la légalisation de l'euthanasie non-volontaire, c'est-à-dire à provoquer la mort d'une personne qui n'est pas apte à en prendre elle même la décision. Bref, je crois que légaliser l'euthanasie pourrait offrir un solution supplémentaire à la souffrance des victimes et de leurs proches. Il faudrait toutefois pas que cela devienne une sorte de traitement universel pour toutes les personnes incurables. Car certaines de ces personnes veulent continuer à profiter de la vie. Il faut donc envisager l'euthanasie comme dernier recours seulement. Vincent Boudreault Groupe: 3418 |
12 décembre 2000 Le Canada à l’exemple des Pays-Bas et de certains états américains, devrait légaliser l’euthanasie en encadrant celle-ci de façon à éviter les " glissements ". La médecine moderne permet de prolonger notre vie mais lorsque que celle-ci n’est plus que souffrance et douleur nous devrions avoir le droit de choisir de mourir dans la dignité. Dans ce processus du mourir, la douleur, tant physique que morale, est sans contredit l’aspect le plus important. Or, des équipes de soins palliatifs ont constaté que lorsque la douleur est soulagée la demande d’euthanasie ne tient généralement pas. Donc l’objectif premier ne devrait-il pas être le soulagement de la douleur ? Cependant les moyens anti-douleur peuvent avoir pour résultat de causer la mort. Dans ce cas on ne devrait pas parler d’euthanasie puisque le but premier n’est pas de " tuer le patient mais de tuer la douleur ". L’Église catholique accepte ce procédé d’ailleurs. Ceux qui s’opposent à la libéralisation de l’euthanasie ont des objections du point de vue légal, moral et/ou religieux. L’aspect légal concerne surtout les médecins qui sont exposés à des poursuites, la loi leur accorderait la protection à l’intérieur du cadre adopté. Quant à la morale et la religion, chaque individu doit être libre de suivre sa morale ou sa religion et il n’appartient pas à l’état de restreindre la liberté de décider dans ce cas-ci. N’est-ce pas ce qui prévaut aujourd’hui dans les cas d’avortement? Ceci fait ressortir l’aspect volontaire de la décision. Donc l’euthanasie devrait être une option accessible, tout en n’obligeant personne à y recourir cela va de soi. Anna Dumais Groupe 3418 |
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12 décembre 2000 Suzie Turcotte, |
13 décembre 2000 Je ne suis aucunement pour la légalisation de l'euthanasie humaine, parce que celle-ci nous ramènerait au temps où régnait la peine de mort et où l'on jugeait du droit de vivre sur des tissus de mensonges. Donc pour moi l'euthanasie, c'est juger du droit à l'existence, du droit de la vie et c’est condamner la prospérité d'un être vivant. Qui sommes-nous pour juger du droit à la vie d’une personne qui souffre ? Qui sommes-nous pour ainsi réclamer la mort de ceux qui sont devenus un tant soit peu inaptes, des 'légumes' au sens courant, par suite d'une maladie ou d'un accident ? Si les gens qui sont dans un profond coma sont en train de retravailler pour sortir de leur état, mais que quelqu'un de sa famille décide que sa vie est terminée, ceci correspondrait à une catastrophe à ce niveau. De plus, la personne responsable sera alors vue par la société comme une meurtrière et elle connaîtra plusieurs problèmes d’ordre moral et d'éthique. D’un autre, peut-être le doute sur le fait qu’elle a mal agi s’instaurera à son esprit. Nous savons que la liberté de l'homme se termine quand la liberté d'un autre individu commence. Donc en se tuant ou en se faisant tuer, le personne qui veut en finir n’entraîne pas seulement elle-même dans ce périple, mais aussi son entourage. De plus, si l'on permet au docteur le droit au suicide assisté, que se passera-t-il pour la populace ? Martin Larouche, Groupe 3094 |
| 13 décembre
2000 L'euthanasie est un très grand mot. Il peut signifier différentes choses, il peut vouloir signifier la mort, pour d'autres personne la délivrance, pour d'autres l'injustice, etc. Mais si l'on se fie à ce que la vie nous enseigne, c'est que l'être humain est fait pour exister mais il est aussi fait pour être capable de prendre des décisions par lui-même. D'après moi, l'euthanasie devrait être permise à ceux qui le désirent. Si une personne est très malade, et qu'elle souffre trop, elle aurait le droit de demander l'euthanasie. Sinon, si elle ne demande pas l'euthanasie parce qu'elle n'a plus connaissance d'elle-même, c'est sûrement parce qu'elle n'a plus conscience qu'elle souffre ou bien elle se trouve bien comme cela ! Éric Bouchard Groupe 3094 |
12 décembre 2000 Personnellement, je crois qu'elle devrait être légalisée seulement si la personne le désire et non la forcer. Aujourd'hui, dans le monde, il faut être conscient qu'il existe des gens malades qui veulent et qui prennent des mesure pour se faire enlever la vie. Le gouvernement devrait passer une loi portant sur l'euthanasie pour les personnes qui le désirent. Moi, par exemple, je serais prêt à mettre sur mon testament que si j'avais un accident grave qui me laisserait handicapé, j'aimerais mieux me faire euthanasier que vivre comme ça. C'est mon choix et c'est ce que je pense à ce sujet. Il est certain que cela devrait avoir des limites comme il ne faudrait pas tuer toutes nos personnes âgées, mais seulement ceux qui le désireraient. Martin Lessard Groupe 3400 |