QUESTION DU 13 AU 30 MARS (PROLONGÉE)
Un étudiant qui n'éprouve pas personnellement de difficultés financières est-il moralement justifié de s'opposer à la grève touchant le régime des prêts-bourses ?
Réponses reçues :
| 15 mars 2005 Selon la Charte des droits et libertés, l'éducation est un droit commun. Que l'on soit blanc, noir, catholique, juif, pauvre ou riche, chaque individu a le droit à l'instruction et doit le faire selon moi. Sans les prêts-bourses, ce droit peut devenir impossible pour certaines personnes. C'est pourquoi tous les étudiants devraient s'unir afin de récupérer les 103 millions $ coupés dans l'éducation. Premièrement, les étudiants n'ayant pas le droit aux prêts-bourses devraient moralement soutenir leurs confrères. Certains n’ont malheureusement pas la chance d'avoir des parents à l'aise financièrement. Est-ce que ça fait d’eux des gens moins travaillants et moins intelligents? Il est clair que non. Il faut juste penser aux coûts exorbitants requis afin de former un médecin. Si nous éliminions tous les gens à faible revenu, serions-nous capables de combler toutes les demandes? Et ce n'est pas juste le cas pour les médecins. Pensez aux techniciens, aux ingénieurs, aux conducteurs de camions lourds qui sont également des métiers indispensables. Si nous éliminons les bourses, les prêts ne seraient pas suffisant à cette demande. Deuxièmement, la manifestation a également un côté significatif. Si nous ne faisons rien, c’est laisser Charest nous prendre pour des pions. C’est immoral de prendre l’argent des étudiants pour réduire les impôts des riches contribuables. S’en prendre aux plus faibles pour satisfaire les riches n’est pas acceptable dans notre société. Il faut donc réagir. Bref, l’union fait la force. C’est pourquoi les étudiants n’ayant pas besoin des prêts et bourses devraient manifester avec les autres. Il faut laisser tomber tous les petits caprices individualistes que nous avons et penser au bien commun. Il ne faut pas reculer, il faut avancer. Alors, avançons! Frédéric Thibeault, groupe 3409 |
19 mars 2005 Selon moi, un étudiant, même s'il n'est pas pour l'instant, touché financièrement par les coupures gouvernementales, se doit de réagir puisqu'il ne faut pas tomber dans l'individualisme qui commence à régner dans notre société. Il faudrait expliquer aux gens qui se sont votés des congés, parce que décidément on ne les voit pas sur les lignes de piquetage, ce que veut dire le mot solidaire. L'éducation doit être accessible pour tous, même aux gens qui sont moins fortunés et c'est pourquoi il faut se battre. Les gens qui sont enrobés par le cocon d'argent de leurs parents devraient pas seulement regarder le présent, mais aussi le passé et le futur. Je m'explique. Si leurs parents ont des bons moyens financiers, c'est majoritairement parce qu'ils se sont spécialisés dans un domaine et pour cela, ils ont dû étudier. Ces études ont d'ailleurs été financées par des programmes d'aide financière parce que si je me réfère aux années passées, les gens du Saguenay Lac St-Jean n'étaient pas riches. C'est grâce à ce privilège qu'aujourd'hui ils ont leurs emplois et la rémunération qui l'accompagne. De plus, qu'est-ce qui vous fait dire qu'avec les emplois contractuels qui sont de mise de nos jours que vous pourrez garantir à vos enfants ce que vos parents vous ont donné? La sécurité d'emploi n'étant plus ce qu'elle était, moi je m'inquièterais d'avantage sur ce que nos dirigeants font et je me conscientiserais dès maintenant. Audrey Pelletier, groupe 3409 |
| 17 mars 2005 À mon avis, les élèves qui ne sont pas concernés par les coupures de 103 millions dans le régime de prêts-bourses de Jean Charest devraient tout de même se sentir concernés par cette réalité. D'une part, tous les étudiants devraient démontrer de la solidarité envers les autres. Ce n'est pas parce que tu viens d'un milieu bien nanti que tu dois oublier la solidarité et tourner le dos à cette situation qui touche des milliers d'étudiants. Oubliez un peu votre petite personne et pensez aux autres. De toute façon, tout le monde connaît au moins une personne qui est touchée et juste l'amitié devrait être une valeur suffisante pour se sentir moralement concerné par cette coupure. Il s'agit aussi d'une manifestation qui touche la province entière, tant au niveau des étudiants, des parents et des générations futures. Nous possédons l'avantage du nombre et ce fait devrait remettre en question ceux qui témoignent des valeurs individualistes. De plus, ce n'est pas seulement une manifestation, c'est une conscientisation sociale sur la misère des étudiants et de l'entraide pour les générations futures. On lutte pour demain et tout le monde devrait se sentir concerné car la majorité d'entre nous auront des enfants qui, eux, à leur tour feront des études supérieures. Et présentement, si de plus en plus d'étudiants renoncent à la maîtrise et au doctorat (entraînant des salaires moindres) faute de budget, qui paiera les études de vos enfants? Demandez à Jean Charest!! France Simard, groupe 3409 |
18 mars 2005 Selon moi, chaque étudiant devrait avoir la même accessibilité à l’éducation. Quelle que soit sa situation; cégep, université, riche ou pauvre, il est important d’obtenir l’aide nécessaire afin de mettre fin à ses études de façon normale, dans les délais prévus. Ainsi, un étudiant qui n’éprouve pas personnellement de difficultés financières n’est pas moralement justifié de s’opposer à la grève touchant le régime des prêts-bourses. D’abord, j’estime qu’il faut savoir que la société
ne peut se passer de médecins, de chimistes, de biologistes, d’électriciens,
d’ingénieurs, etc. Si les étudiants intéressés d’exercer ces
professions ne sont pas assez à l’aise financièrement pour accéder à
ces facultés, il y aura un manque de ces professionnels et cela causera
bien des maux, des inquiétudes et des angoisses dans la société. Aussi, je crois que l’étudiant qui n’éprouve pas
personnellement de difficultés financières doit faire preuve
d’altruisme. Il est temps de cesser de ne penser qu’à soi!
Notre petit nombril est bien beau, mais il faut aussi être capable d’être
sensible aux besoins des autres. Je pense que la solidarité est aussi un facteur à
considérer. Il ne faut pas penser qu’il faut défendre une cause
seulement si l’on est touché par celle-ci. Si un jour une
occasion comme celle que nous vivons présentement se représentait, nous
serions très heureux d’être soutenus et appuyés par les autres qui ne
sont pas interpellés par le sujet. Le fait que tout le monde se
mobilise ensemble ne fait qu’augmenter le rapport de force et ainsi
forcer le gouvernement à agir plus vite. De plus, il ne faut pas seulement penser à
aujourd’hui; à NOS études, à NOTRE argent, à NOTRE situation.
Il faut aussi se dire que si rien ne change aujourd’hui, peut-être que
plus tard, les autres générations en subiront les conséquences.
Ces jeunes pourront être nos enfants et c’est nous, leurs parents, qui
devront acquitter les frais exorbitants exigés par le gouvernement.
Il sera trop tard pour avoir des regrets, des remords. En conclusion, c’est maintenant qu’il est temps d’agir et non demain, car demain il sera trop tard pour avoir des regrets. Soyons solidaires de nos copains et copines puisque plus tard, c’est peut-être nous, en tant que parents, qui en subirons les répercussions. Arrêtons de ne penser chacun qu’à sa propre situation et soyons compatissants face à la situation des autres qui sont dans le besoin. Ensemble, agissons maintenant!!! Valérie Blackburn, groupe 3419
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| 22 mars 2004 Selon moi, je pense que les étudiants n'ayant pas besoin de l'aide financière devraient quand même se préoccuper des coupures de 103 millions$ dans le budget de l'éducation. Si on ne récupère pas cet argent, ce sera seulement les riches qui pourront faire de grosses études et les plus pauvres n'y auront pas accès ou bien ils vont s'endetter beaucoup trop. Ils ont autant le droit d'étudier que n'importe qui et ne sont pas moins intelligents parce qu'ils possèdent de moindres ressources financières. Il faut qu'il y ait égalité pour tout le monde. De plus, même si un étudiant n'a pas besoin de prêts et bourses pour l'instant, il faut penser à plus long terme. Peut-être que nos propres enfants en auront besoin. C'est une autre raison pour laquelle on doit se battre maintenant pour pouvoir récupérer l'énorme somme d'argent qui nous a été enlevée par le gouvernement. C'est aussi une question de solidarité envers ceux qui en ont besoin. Plus il y a de gens qui s'unissent, plus le gouvernement a de chance de céder et de remettre aux étudiants ce qui leur appartient, au lieu de donner cet argent aux plus riches pour que ceux-ci paient moins d'impôts. Ce ne sont pas eux qui en ont besoin, mais nous. Donc, il n'est pas moralement justifié pour un étudiant qui n'a pas besoin de l'aide financière de s'opposer à la grève. Il faut penser aux autres pour pouvoir obtenir ce qu'on veut. Véronique Paquin, groupe 3409 |
25 mars 2004 Les étudiants, frustrés de cette coupure, décident de se "révolter" en organisant plusieurs moyens de pression comme par exemple des occupations de bureaux, diverses manifestations etc. Mais rien n'y fait. Nous sommes donc rendus où nous sommes présentement, soit la grève illimitée. Les opinions sont partagées en ce sens : les possibilités rarissimes d'annulation de session, la coupure de quelques semaines de travail pendant l'été en font reculer plusieurs. Cependant, est-ce que c'est une raison de ne pas participer quand ceci arrive de toute façon? À mon avis, tous les étudiants devraient participer aux moyens de pressions qui sont organisés pendant la grève, soit les marches, les manifestations à l'extérieur de la région et ce, même s'ils n'ont pas de difficultés financières. Personnellement, je ne bénéficie pas des prêts et des bourses données par le gouvernement, mais je me bats pour les ravoir. Tout simplement parce que j'ai le goût de participer à quelque chose qui va sûrement aider des milliers d'étudiants à étudier. Au niveau collégial et même universitaire, beaucoup de jeunes ne peuvent se permettre d'étudier par manque d'argent et je crois que chacun devrait avoir la même chance de pouvoir étudier. Ce n'est pas parce que tu es un bourgeois de première que nécessairement tu dois te foutre des autres personnes de ton entourage immédiat. Si ton seul but est de limiter la clientèle universitaire à "l'élite", eh bien, ne participe pas, mais le tout est loin d'être moral. Si tu participes, au moins tu pourras dire que tu auras aidé plusieurs jeunes étudiants à atteindre leurs buts et ainsi t'éviter les foudres des plus démunis qui se seront battus contre le gouvernement, pour quelque chose dont tu bénéficieras peut-être plus tard... Ceci serait la vraie démocratie. Simon Dufour, groupe 3419 |
| 27 mars 2005 La grande manifestation étudiante concernant la coupure de 103 millions de dollar dans l'éducation est le sujet principal ces derniers temps. Je crois effectivement que ce mouvement est un problème qui englobe tout le monde. Les étudiants n'étant pas concernés par le manque d'argent pour réussir à s'éduquer devraient s'impliquer dans la cause quand même. S'ils ne le sont pas personnellement, il est certain qu'ils connaissent au moins une personne qui ne peut s'éduquer sans ces prêts et bourses. C'est pour cette raison que la manifestation prend tout son sens. L'éducation est un droit primordial pour tous. Aujourd'hui, sans éducation tu ne vas nul part. Il est important que tout le monde y accorde une attention particulière, ça suffit l'individualisme, il faut agir en société, penser aux autres. La solidarité est indispensable, il faut agir avant qu'il soit trop tard. Pour ceux qui sont à l'aise financièrement présentement, ils ne le seront peut-être pas toute leur vie. Il faut aussi penser à long terme, c'est-à-dire à plus tard lorsque ce sera au tour de nos enfants à payer. C'est un problème qui devrait toucher tout le monde. Car suite à cette coupure, beaucoup moins de jeunes pourront atteindre les études supérieures, c'est alors que nous manquerons de spécialistes. C'est pourquoi il est essentiel d'avoir une conscience sociale et non individuelle. Si on ne fait rien présentement, il n'y aura plus jamais moyen de regagner ces 103 millions, ils s'éteindront. La manifestation ne doit pas être prise à la légère, c'est important pour nous, maintenant, plus tard, et nos enfants en hériteront. L'éducation est un droit que tout le monde doit posséder, pas seulement à ceux qui ont un compte de banque bien garni. L'argent n'apporte pas l'intelligence, ainsi sans l'aide du gouvernement, plusieurs personnes passeront à côté de leur talent dû à un manque d'argent. Il est temps d'arrêter d'être axé uniquement sur soi-même. Je crois définitivement qu'il vaut mieux payer le prix aujourd'hui pour quelques jours, et en sortir gagnant pour une plus longue période. Il est moralement justifiable de s'impliquer dans la grève malgré le fait de ne pas être atteint par cette coupure. Ceux qui n'y accordent aucune importance le regretteront un jour, ce sont eux qui en auront besoin plus tard. Je considère que cette attitude est extrêmement égoïste et individualiste. En espérant que cette grève amènera des changements positifs. Catherine Arseneault, groupe 3409 |
11 mai 2005 Le
régime des prêts et bourses est un bien de société qui a été acquis
par le peuple et pour le peuple du Québec. La possibilité pour tous
d'accéder aux études post-secondaires fait partie intégrale des valeurs
québécoises et ce, au même titre que l'assurance maladie et la démocratie.
Le combat pour la sauvegarde des bourses d'études est bien plus sociétal
que personnel. Les étudiants qui n'ont pas besoin de ce service devraient
penser à la situation de ceux pour qui les bourses sont nécessaires,
plutôt que de s'attarder sur leur propre cas. De plus, puisque la grève
étudiante n'a pas mis en jeu la session d'hiver, il n'y avait pas de
crainte à avoir concernant les formations. Aussi, il y avait toujours
moyen de communiquer avec les professeurs durant la grève et de
s'arranger avec ces derniers au sujet des travaux et des examens. Donc, au
lieu de penser à soi-même, tous les étudiants devraient convenir que
les bourses avantagent plusieurs étudiants moins aisés. Finalement, pour
en revenir à mon idée principale, la grève étudiante est un débat qui
touche non seulement les étudiants, mais la société québécoise en général
puisque chacun devrait avoir une chance égale de réaliser un métier qui
lui plait. Julie
Tremblay, |