CYBERCAFÉ PHILOSOPHIQUE


QUESTION DU 30 SEPTEMBRE AU 12 OCTOBRE

Est-ce que les jeunes d'aujourd'hui ont encore de l'idéal ?

 

Réponses reçues :

 

5 octobre 2002
De plus en plus, les adultes regardent les jeunes et disent qu'ils n'ont plus d'idéal, qu'ils n'ont plus de vie, qu'ils ne vivent que pour la société de consommation et qu'ils ne travaillent plus pour défendre des causes justes ou pour des intérêts autres que les leurs. C'est vrai, qu'il y a une tendance en ce sens, mais pas comme ils l'interprètent. En effet, les jeunes sont plus sous l'emprise de la société, ils sont plus calmes, mais d'où croyez-vous que cela vient? 
Les jeunes sont forcés à rentrer dans un moule, depuis leur naissance, on leur demande de performer, de rester sage, d'apprendre, d'écouter, d'étudier... Et pourquoi? On leur répond qu'ils doivent avoir un bon emploi, une bonne vie, de l'argent, qu'ils doivent aider la société. Le jeune n'a d'autre choix que de se conformer, l'école devient une école de dressage où on leur apprend à rester droit, sage, à rentrer  dans le moule. De plus, vous dites qu'ils ne pensent plus qu'à la consommation, mais comment faire autrement? Que voyez-vous à la télévision, en prenant une marche dans le centre-ville, en allant faire du sport, en écoutant la radio, où même dans les toilettes publiques : LA PUBLICITÉ. Elle fait maintenant partie intégrale de notre vie, elle est partout, elle incite à acheter, elle convainc les jeunes, et celui-ci est donc évidemment attiré par la consommation, puisque son environnement l'y incite, il a donc moins tendance à donner son argent à un pauvre qui veut un paquet de cigarettes qu'à s'acheter de nouveaux vêtements.  
Mais, au fond d'eux, si vous preniez le temps des écouter, ils regorgent de vie, ils sont plus actifs que jamais, on leur demande de le cacher, à l'école, ou bien on les drogue, mais au fond d'eux, les jeunes sont toujours remplis de cette vivacité, ils aspirent tous à rendre heureux, à aider les autres, laisser-les seulement s'exprimer, cessez de les juger et écoutez-les, vous apprendrez bien plus que vous ne le croyez. 
Yannick Tremblay, gr. 3431
7 octobre 2002
Dans les années soixante et soixante-dix, les jeunes descendaient dans les rues pour protester contre des décisions politiques telles que la guerre au Viêt-nam ou manifestaient pour changer de vieilles et mauvaises traditions. Bref, ils voulaient laisser leur marque dans le monde et même s’ils n’ont pas toujours réussi, ils ont au moins aidé les ignorants à prendre conscience des problèmes qui les préoccupaient. Par exemple, les jeunes femmes qui ,dans les années soixante et soixante-dix, ont milité pour leurs droits ont réussi à faire passer leur message au gouvernement qui leur ont donné plus de droits comme l’équité salariale ou les congés de maternité. C’est en s’élevant contre l’injustice ou les inégalités sociales que notre génération vit dans une société plus libre et ouverte.
   Aujourd’hui, il y a encore des démonstrations publiques contre les guerres, la pauvreté ou qui s’élèvent contre les pays qui ne respectent pas la charte des droits humains, mais il faut avouer qu’ils sont beaucoup moins nombreuses. Et est-ce que ces protestations se font toujours avec l’idée en tête de changer le monde pour le mieux? Nous voyons qu’aujourd’hui, l’idéalisme n’existe plus chez la plupart des jeunes. Dans les pays industrialisés d’Europe et d’Amérique, nous voyons de moins en moins de manifestations comme si les gens de ma génération préféraient rester chez eux et ignorer le problème. Est-ce un manque d’information qui les incite à ne pas réagir ou est-ce le fait que notre société de consommation ait complètement réprimé leur désir d’objection en les enfermant dans un monde ou seul l’individu compte et non le collectif? Je ne peux croire que c’est la manque de renseignements qui les force à ne pas s’indigner contre la situation mondiale qui prévaut à ce moment. Avec l’apparition d’Internet et l’évolution d’anciens médias, je ne peux pas comprendre la raison de leur inactivité. Malheureusement, je crois que les personnes en période d’adolescence ou qui sont au début de la vingtaine se " foutent " complètement de ce qui se passe à l’extérieur de leur monde et ne s’intéressent qu’à leur apparence, leur réputation ou leur carrière. Les jeunes femmes et jeunes hommes du présent n’ont plus aucun idéal et ne pensent qu’à s’amuser.  Bien sûr, il y a toujours des exceptions et c’est tout ce qu’ils sont : des cas isolés. J’espère que cette situation changera, mais si nos valeurs n’évoluent pas, nos enfants seront sûrement encore moins actifs dans le milieu social.  
Julie Côté, groupe 3431
9 octobre 2002
Je crois que les jeunes d’aujourd’hui ont toujours un idéal de  vie. Ce qui fait croire au gens qu’on n'en a plus c’est qu’il est  différent de celui des autres générations. Nos priorités, nos valeurs ont changé avec le temps, nous ne désirons pas avoir le même style de vie que nos parents. Les gens pensent que les jeunes d’aujourd’hui ne font plus rien, qu’ils ne pensent qu’à eux. C’est vrai qu’il y a des jeunes qui n’ont pas vraiment d’ambition mais ce n’est que la minorité, nombreux sont les jeunes qui se préparent un avenir raisonnable et à leur goût pour pouvoir avoir plus tard la meilleure condition de vie possible. Ce que les gens ne comprennent pas, c’est que l’idéal de vie, ce n’est plus quelque chose qui est décidé spontanément comme auparavant, notre idéal de vie, on le choisit au fur et à mesure  que notre vie avance, car on a vécu les expériences et pris des choix qui nous ont guidés vers ce qui était le mieux pour nous.

L’idéal de vie des jeunes dans le fond a toujours été présent et le sera encore pour longtemps. Il s’agit de regarder autour de nous pour voir des jeunes qui désirent faire avancer les choses, qui luttent pour améliorer le monde. L’idéal,  ce n’est que des buts que se fixent les gens et ils sont rares ceux qui ne se sont jamais fixé un seul but au cours de leur vie.   
Francine Perron, groupe 3431
9 octobre 2002
Je crois personnellement que les jeunes d’aujourd’hui ont encore un idéal. Je suis bien d’accord avec le fait que les jeunes de nos jours sont moins concentrés sur leur futur et qu’avec l’exemple de nombreux mariages qui ne fonctionnent pas dont la fréquence est quasi complète, les jeunes sont moins portés à avoir l’idéal de la vie de famille et du conjoint. Mais les priorités son maintenant dispersées dans d’autres valeurs comme : les études, bien réussir sa vie, garder son bonheur et bien sûr,  avoir le plus d’argent possible car c’est celui-ci qui mène le bal. L’argent entre en ligne de compte toujours dans le choix de notre idéal à nous, les jeunes

. De nos jours, l’argent influence une grosse partie de notre vie car c'est ce qu'on nous enseigne et on a l’exemple de nos parents avec qui, sans argent, on n’aurait pas la même vie. En outre, oui on a un idéal , sûrement pas le même que vous de l’autre génération, mais avec autant de détermination pour l’atteindre.

Sandra Tremblay, groupe 3431

   

 

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