CYBERCAFÉ PHILOSOPHIQUE

L'AFFAIRE LATIMER

Réponses reçues :
  

 19 janv.  
Je crois que le Conseil des Canadiens avec déficiences avait l'obligation absolue de réclamer les droits de Tracy.  Robert Latimer a délibérément commis un homicide.  Le fait de réduire sa sentence de la sorte indispose les groupes sociaux vulnérables.  "Tant que le public ne commencera pas à considérer les personnes avec des déficiences comme des êtres humains et à démystifier les notions de douleurs et de souffrances dont se prévalent tous ceux qui veulent justifier notre mort, nos vies seront en danger" a déclaré Jim Derksen, du comité des droits de la personne du CCD.  

    À quel point peut on considérer qu'un meutre est commis sous compassion?  Suffira-t-il de dire que l'on a tué cette personne par compassion pour pouvoir s'en sortir indemne?  En diminuant la peine, la cours a invariablement démontré que Tracy était moins qu'un être humain.Elle a ouvert la porte aux meurtriers et les handicapés peuvent maintenant vivre sous un sombre nuage: Des "Tueurs-à-Gages" légaux, qui veulent LEUR bien(leur bien-être ou leur biens?)  Voyons, vous serez bien mieux au ciel mes touts petits!  Est-ce le choix à des types comme Robert Latimer de décider de la vie ou de la mort d'une personne?  De plus, si cette personne est déficiente intellectuellement parlant, cela ne signifie-t-il pas que cette dernière a seulement quelques difficultés psychologiques et que physiquement, elle ne souffre pas?  Si une personne que je connais me demandait, sur son lit d'hôpital de mettre fin à ses jours en raisons d'innombrables souffrances, je voudrais le  
faire, de tout mon coeur.  Là, ca serait différent.  Mais je le ferais seulement si je pouvais légalement car encore là, un tel acte, bien que moralement correct (pour moi), ouvrirait des portes à des personnes malhonnêtes, qui n'attendent que des légalisations de ce genre pour pouvoir tuer des personnes qui ne le veulent peut-être pas réellement...  

Yan Lévesque, groupe 3449  
 
 

18 mars  

Dans un cas comme celui-ci, on en vient à se demander si la Cour en faisant une exception pour Robert Latimer n'en viendra pas à faire des concessions pour tous les meurtriers.  

  On n'a pas le droit d'enlever la vie à une personne, handicapée ou non.  Ils auraient dû maintenir la peine de dix ans car même s'il dit qu'il l'a tuée par compassion, n'importe qui pourrait tuer une personne handicapée ou inconsciente de son environnement en invoquant la compassion.  Tout être humain a droit à la vie, cela inclut les personnes déficientes et handicapées.  Si on en vient à minimiser la gravité du geste, les personnes démentes, en phase terminale ou qui sont une charge pour leur entourage à cause de leur dépendance pourraient être en danger, on les tuerait « par compassion »!!!  On devrait maintenir la même sentence pour les homicides volontaires que pour les homicides par compassion.  Cependant, une personne saine d'esprit devrait pouvoir demander de l'aide pour un suicide assistée, dans des cas extrêmes et contrôlés, sans que la personne ou le médecin ne soit accusé de meurtre.  

Nancy Gagné, groupe 3471 

7 mai  

Pour ce qui est de l'affaire Latimer, il s'agit d'un débat moral concernant le droit à la vie versus le respect de la personne. En fait, son enfant ne se rendait pas compte qu'elle vivait. Elle ne pouvait donc pas être heureuse et son père non plus. Cette enfant était inapte à prendre des décisions donc ne pouvait être libre. 

Je crois que ce n'est pas par lâcheté que M. Latimer a fait ça, mais bien par respect envers son enfant. En plus, c'est lui qui est responsable de son enfant et c'est lui qui en assume les conséquences. Mais il faut peser l'autre côté de la médaille car il a réussi à avoir une réduction de peine énorme et ceci peut apporter des abus de la part de toute autre personne. Si on commence à permettre ceci, on aura droit à plusieurs autres débats  
d'éthique à n'en plus finir. Je ne lui reproche pas son acte mais je crois qu'on est obligé de le punir car nous vivons en société et nous devons accepter les avantages comme les inconvénients, car nous vivons dans une société abusive que si on lui laisse un pouce, elle prendra un pied. 
 

Simon Lapointe, groupe 3449

10 mai 

Pour ma part, l'homicide par compassion ne devrait pas être considéré comme un meurtre.  Cet homme a simplement abrégé les souffrances de son enfant.  Ce geste a dû être extrêmement difficile à poser, mais c'est une preuve d'amour et de pitié envers son enfant.  Cet enfant était handicapé tant physiquement que mentalement, donc inapte sur tous les 
points.  Il n'était même pas en mesure de prendre une décision, ni même d'effectuer librement une action la plus simple soit-elle.  Cet enfant de 12 ans n'était même pas capable de subvenir à ses besoins primaires (manger, se moucher, se laver, boire, etc).   

En outre, cet enfant souffrait énormément et avait constamment  besoin de soins et  d'attention.  Elle n'avait aucune chance de rémission.  Pourquoi accepterions-nous qu'une personne n'ait que la souffrance comme état de vie?  Personnellement, je suis pour que l'on mettre fin à la vie d'une personne qui est dans un état similaire, que ce soit un enfant ou un adulte.  Cependant, une personne est un être humain doté de la raison, d'un esprit et d'une conscience libre.  Donc, un être humain qui ne possède plus rien de cela a-t-il encore une raison d'être et de souffrir? 

Christina Bédard, groupe 3450 
 

 
 

   

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