QUESTION DE LA SEMAINE (18-24 SEPTEMBRE 2000)
«Devrait-on, pour combattre les gangs criminalisés, suspendre le droit d'association inscrit dans la Charte canadienne des droits de l'homme ?»
Réponses reçues :
| 23 septembre 2000 Si plusieurs personnes au Québec croient que le fait de limiter le droit dassociation serait une chose valable, elles ont peut-être en quelque sorte raison, cela pourrait avoir comme effet de diminuer «un peu » la criminalité. Mais pour ma part je nen suis pas particulièrement convaincue. Plusieurs associations seraient malheureusement défavorisées. Pensons seulement aux associations telles que les syndicats, leurs fonctions ne sont absolument pas négligeables, elles amènent des grandes améliorations dans les conditions de travail. Plusieurs associations sont bénéfiques pour la société, il y a assurément dautres moyens de traiter la criminalité dans notre province, agir à lextrême nempêchera nullement les gangs criminalisés dagir à leur guise.
Audrey Pouliot, gr. 3400 |
25 septembre 2000 Je crois
que le gouvernement devrait prendre ses responsabilités et imposer une suspension sur le
droit d'association en ce qui a trait aux groupes criminalisés car il devient de plus en
plus difficile pour notre société de se protéger face à ceux-ci. L'action la plus
récente et certainement la plus frappante est la tentative de meurtre du journaliste
Michel Auger. Celui-ci était très impliqué dans le milieu par le truchement de ses
articles sur le crime organisé. Cet événement malheureux a enfin fait ouvrir les yeux
à notre gouvernement. Selon le député fédéral Yvon Loubier, lui-même menacé par
certains groupes, ce n'est pas seulement le milieu journalistique qui a été touché mais
«les fondements de la société démocratique». |
| 22 janvier 2001 Je crois qu'en
vertu de la liberté de l'humain et du caractère individuel du choix de ses actions, on
ne peut raisonnablement pas faire une pareille chose. France-Hélène Jean, |