QUESTION DU 29 MARS AU 12 AVRIL
Y a-t-il de bonnes raisons pour lesquelles, selon vous, le citoyen ordinaire devrait s'intéresser à la politique ?
Réponses reçues :
| 31 mars 2004 Les citoyens ordinaires, comme vous les appelez, ce sont des gens comme vous et moi, ce sont des québécois de naissance et des immigrants. Comme nous vivons tous en communauté sur le même territoire, nous pouvons donc en conclure que nous sommes tous égaux et citoyens ordinaires. Ceci spécifié, entrons dans le vif de la question: est-ce qu'un citoyen ordinaire doit s'intéresser à la politique? Logiquement, nous ne devrions même pas nous poser la question car ce sont les gens ordinaires qui votent pour élire le gouvernement. Comment faire, si ce n'est qu'en prenant conscience de ce qui se passe dans le monde de la politique, pour faire un choix de vote judicieux lors des élections. Même si la politique semble remplie de mensonges, il reste que tous les sujets qu'elle aborde (les impôts, la santé, l'éducation, le scandale des commandites et toutes les autres dépenses de la province) nous touchent directement soit au niveau du taux d'éducation moyen, du niveau de santé et de l'épaisseur du porte-monnaie du peuple. Si les québécois ordinaires ne s'informent pas des projets des dirigeants qu'ils ont eux-mêmes élus, peuvent-ils ensuite critiquer ou se plaindre que les choses vont mal dans les hôpitaux ou dans les écoles? C'est un devoir pour tous les citoyens de savoir ce qui se passe à la tête du Québec pour ne pas répéter les mêmes erreurs deux fois lors d'élections. Philippe Tremblay, groupe 3415 |
2 avril 2004
Dans la société d'aujourd'hui, une « démocratie », je crois qu'il est très important qu'un citoyen s'implique dans la politique, même si l'implication de celui-ci est d'aller voter. Si chaque personne prenait le temps de s'impliquer, je crois que bien des choses changeraient ! Vous savez, on " chiale " souvent contre le gouvernement, mais lorsqu'il est temps de faire du changement, une grande majorité reste dans leur maison, ne s'implique pas et surtout ne va pas voter. C'est nous, les citoyens, qui subissons les conséquences des actions, des gestes posés par le gouvernement,
donc nous devons prendre notre place, nous défendre car nous avons le droit de parole, de liberté et le droit d'être respectés. Nous sommes la génération future, nous devons penser à nos enfants qui
vivront dans cette société, que voulons-nous pour eux ? Or, nous pouvons
chialer, chialer, chialer ou nous impliquer pour faire changer les choses ! Oui, nous avons raison de nous impliquer, la citoyen a toujours sa place ; le vote pour choisir, des organismes pour s'impliquer. |
| 4 avril 2004
Dans la question sur l’implication des citoyens dit «ordinaires» dans la vie politique, il est intéressant de bien définir ce qu’est le citoyen ordinaire car à partir de cette définition, il devient possible d’argumenter. Le citoyen ordinaire est un ami, un parent, un compagnon de travail, il occupe un travail rémunéré, il a divers centres d’intérêts mais une chose est sûre pour lui : «la politique c’est de la marde»! En effet, au Québec il y a eu une régression drastique du taux de participation aux élections fédérales depuis 1988, il est passé de 75,2% à 64,1% en 2000. Cette situation est alarmante car elle implique que même dans notre situation, où la démocratie est devenue essentielle au maintien de notre équilibre social actuel, nous laissons de plus en plus de contrôle aux élus et à leur parti qui restent trop longtemps au pouvoir. Dans une extrapolation imaginative, serions-nous en train de glisser tranquillement vers la dictature où tout le pouvoir est donné sans aucun questionnement à un seul chef? Probablement pas, mais certes les abus ont déjà commencé à se faire sentir et le citoyen ordinaire doit répondre. En effet, notre parent, notre ami, notre compagnon de travail doit s’impliquer. Il doit comprendre, s’intéresser et aller plus loin que ce qu’on lui donne. Comme toute chose, il y a le chemin facile et difficile. Le chemin facile est celui dans lequel nous sommes embarqués, celui du désengagement politique et du désintérêt, parce que la vie politique n’est pas aussi divertissante que la Fureur, Virginie et Star Académie. Pourtant, c’est le même concept! Il y a plusieurs participants et à la grande finale tous sont éliminés, sauf un. Le citoyen ordinaire doit donc aller plus loin que ce qu’il croit. Il doit suivre le chemin difficile, ce qui implique aller chercher l’information qui compte vraiment, non pas celle qui nous est projetée à la télévision et dans les journaux populaires. On doit lire la section politique et économique du journal pas seulement celle des sports, on doit écouter la radio, discuter et laisser tomber les vieux stéréotypes de partis. Après cette démarche, s’il n’y a toujours aucun parti qui nous intéresse, on doit quand même aller voter et au moins annuler son vote pour qu’il compte. Parce qu’un vote annulé, c’est un vote qui compte, mais une feuille blanche, ce n’est rien et c’est sujet à interprétation. Alors si aux prochaines élections, 90% de la population vote mais que seulement 15% vote pour le parti X et que 10% vote pour le parti Y, 5% pour le parti Z et que 50% annule son vote, eh bien! le message envoyé ne sera plus « nous ne sommes plus intéressés à la politique » mais bien « nous ne sommes plus intéressés à vous, présentez-nous quelque chose de mieux. » Philippe Masson, groupe 3415 |
4 avril 2004
Oui, je crois qu'il y a de bonnes raisons pour lesquelles un citoyen ordinaire devrait s'intéresser à la politique. Voici pourquoi. Premièrement, ceci permet de choisir le député qui gouvernera la province, l'État. Mais pour faire cela, il doit bien comprendre les discours de ce dernier pour l'élire. Ce pourquoi, il doit regarder la télévision afin de bien voter. De plus, s'il vote pour n'importe qui ou qu'il annule son vote, il risque de chialer pour les changements provoqués sur la société et sur les lois. Cependant, cela n'arriverait pas s'il avait fait son choix de façon adéquate. Car, il avait le choix, dès le début, d'élire la personne qui lui plairait le plus et qui répondrait le plus à ses besoins s'il avait pris le temps de s'intéresser à la politique ou de saisir les discours politiques. De plus, ceci permet de lui créer un mode de vie et une société en évolution selon ses intérêts personnels dans laquelle il vit. Ce qui peut provoquer chez l'humain du plaisir pour la politique parce que c'est lui qui va gérer le bien général de la société, l'argent, la création de lois, le changement, des buts sociaux et économiques, etc. Ce qui aura comme fin de contrôler l'individu et donc, ce qui explique le fait que c'est important la politique et de bien comprendre ce qu'elle implique. Audrey Lavoie, groupe 3411 |
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6 avril 2004
Ce cas se répète trop souvent. Le « peuple moyen » se fait envahissant et ruine l’efficacité de notre système. À l’heure où l’abrutissement de la masse domine, je remets sérieusement en question la démocratie telle qu’on la connaît. Je propose que le vote devienne un privilège et non plus un droit. Il suffirait d’élaborer un test de connaissances pour octroyer la permission d’aller aux urnes. Nous créerions ainsi une « néo-démocratie » de l’élite travaillant pour le peuple, évitant la prise du pouvoir par des partis politiques néfastes. Oui,
le « citoyen moyen » devrait, dans le meilleur des mondes,
s’intéresser à la politique. Cependant, sa liberté de fainéanter
prime sur sa capacité d’exercer correctement son devoir de « parfait citoyen ». |
7 avril 2004 À mon avis, chaque citoyen (ordinaire ou non) devrait s’intéresser de près ou de loin à la politique. Oui, j’avoue, la politique peut paraître (et même est) complexe. Mais depuis quand il faut fuir la complexité ( qui, dans ce cas, est bien plus de l’inconnu)? Parfois, il est bon de s’ouvrir un peu sur le monde au lieu de passer son temps à s’appuyer sur notre « si horrible » sort personnel. Peut-être que si la masse en savait un peu plus sur le plan politique, la gestion (que ce soit du pays, de la province ou de notre ville) serait plus satisfaisante. Je ne dit pas que tous auraient l’obligation d’écouter la chaîne parlementaire ou d’être militant pour tel ou tel parti, mais peut-être que quelques connaissances de base seraient souhaitables. Je pense que la majorité de la population devrait savoir la différence entre les partis dits de « droite » ou de « gauche ». Par contre, ce qui est nettement le plus déplorable, c’est que ces nombreuses personnes complètement désintéressées trouvent le moyen de crier haut et fort leur insatisfaction et leur indignation au niveau politique. De plus, celles-ci n’ont aucune idée sur comment le pays (ou la province, ou la ville) est géré. J’aimerais bien voir ces petits « messieurs madames « je sais tout » » à la place des politiciens. Oui, je sais, les politiciens ne sont pas parfaits, mais ils ne sont pas tous des incompétents finis! Tout de même, comparez-vous donc à plusieurs autres pays et vous verrez… Ah! J’avais oublié que l’international et, encore plus, la politique internationale est tellement moins passionnante que nos télé-romans… et, quand même, ça ne nous affecte même pas alors, pourquoi s’y intéresser?! Bref, les citoyens ordinaires devraient en savoir un peu plus sur le plan politique avant de « chialer ». Et, au lieu de voter pour le candidat le plus populaire, pourquoi ne pas tous les évaluer et choisir le meilleur? Rappelez-vous la majorité n’a pas toujours raison et ce n’est pas parce que c’est populaire que c’est bon! Isabel Fortin, groupe 3411 |
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12 avril 2004 Tout d'abord notre société est fondée presque en majorité de citoyens ordinaires. Ils sont comme vous et moi, ils mènent leur vie s'en trop se préoccuper de ce qui ce passe au niveau politique dans leur pays, leur province ou même leur propre ville. Bien sûr, il y a des exceptions. D'après le dictionnaire le petit Larousse, le citoyen est défini comme un membre d'État, considéré du point de vue de ses devoirs et de ses droits politiques. Le citoyen ordinaire devrait prendre conscience de l'importance qu'il devrait accorder à la politique de son pays , car c'est lui au bout du compte qui en subit les conséquences, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Avant tout, il devrait s'informer convenablement pour voir les options qui lui sont offertes pour ensuite faire un choix éclairé. Ce petit effort lui permettra de mieux comprendre comment son pays est dirigé et de faire son choix selon ses propre intérêts. Le citoyen ordinaire devrait s'intéresser davantage car c'est lui qui à le choix de décider de ce qu'il désire, de son avenir et de ceux à venir. S'il ne le fait pas comme il faut, c'est lui qui en subit les conséquences, mais cela ne lui donne pas, en principe, le droit de ce plaindre pour quelque chose avec lequel il n'est pas d'accord. Habituellement, ce sont ceux qui ont une moins bonne connaissance de ce qui ce passe au niveau de la gestion de leur gouvernement qui sont les premiers à crier haut et fort contre certains choix. Le gouvernement lui donne la chance d'exprimer son choix, donc le citoyen devrait en profiter et effectuer son devoir. Bien sûr, cela peut paraître très inintéressant et complexe , mais cela le touchera quand même, même s'il ne s'y intéresse pas. Ce n'est pas tout de s'intéresser, il faut aussi participer. Bien sûr, les choix effectués ne peuvent pas convenir à tout le monde car ce ne sont pas tous les gens qui ont les mêmes valeurs et les mêmes opinions, c'est pour cela qu'il faut faire un effort pour s'intéresser et participer si on veut avoir plus de chance d'obtenir ce que l'on désire. Suzie Fournier, groupe 3415 |
12 avril 2004 Je crois qu'il est primordial de s'intéresser à la politique, puisque cela nous concerne plus qu'on ne le croit. Premièrement s'intéresser à la politique, c’est s'intéresser à ce qui se passe autour de nous, à savoir sur qui on voudrait que notre pays ou municipalité repose lors des élections. De plus, on apprend que certains politiciens peuvent être extrêmement hypocrites et nous mentir en pleine face (les commandites) et tous ces mensonges sont faits, en nous manipulant vous et moi. Il est important de savoir entre quelles mains notre argent va et pour quelles raisons. À mon avis, payer des impôts ou autre sans réellement savoir pourquoi on le fait, c'est prendre à la légère certains de nos investissements. Il y a d'autres sujets politiques qui nous concernent personnellement. Les autres dépenses du gouvernement telles que dans les domaines de la santé et de l'éducation auxquels plusieurs d'entre nous ont recours tout au long de leur vie. Comment peut-on faire le meilleur choix lors d'une élection (puisque 95% des québécois vont voter) s’il n'y a que la moitié de la population qui soit réellement au courant ? Comment peut-on critiquer un nouveau dirigeant politique si nous ne savons pas ce qu'il fait réellement et que nous ne savons pas comment fonctionne notre politique ? Bref, je crois que l'on doit essentiellement s'intéresser à la politique et que l'on doit s'impliquer en tant que citoyen. Karen Hamelin groupe 3411 |
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14 avril 2004 Je crois que oui. Les gens devraient faire un effort pour s'intéresser au moins un petit peu à la politique. Certaines questions politiques dépendent de ce que les citoyens disent. Par exemple, la nomination au poste de maire d'une ville. Si personne ne suit les campagnes publicitaires des candidats, alors comment ceux-ci feront-ils pour faire le bon choix ? Certains choisissent au hasard, mais je trouve que tout le monde devrait se renseigner au moins pour ce point. C'est l'avenir de la région qui en dépend. De plus, lorsqu'un nouveau maire est élu, tout le monde crie après deux semaine plus tard. Si ceux-ci avaient pris connaissance de son plan alors personne n'aurait de surprise. Être maire n'est pas facile et quand tout le monde se fiche de ce que tu dis, c'est encore pire. Les bonnes idées et les bons plan se font avec l'aide des citoyens et citoyennes. Chacun a un point de vue différent et si personne ne s'intéressait à la politique, alors quelle genre de région aurions-nous ? Les gens doivent être solidaires et s'intéresser aux choses qui les touchent. Comment pourrions-nous changer le monde si personne ne s'intéressait à la politique ? Par contre, sur le point mondial, je comprends très bien que quelqu'un ne s'intéresse pas du tout à ce qui se passe ailleurs (par exemple, une personne âgée décédé en traversant la rue). Voir la misère des autres nous aide pas à régler nos problèmes. C'est plus démoralisant qu'autre chose. Certaines limites s'imposent (la situation en Irak ne fait pas que toucher les États-Unis mais elle touche tous les pays de près ou de loin.) Les situations qui sont majeures (la guerre en Irak) a des répercussions partout. Cette situation est quelque chose d'exceptionnel et plusieurs devraient s'en soucier. Lorsqu'il s'agit de bonnes raisons et de cas graves (la maladie du poulet) je crois que les gens devraient s'intéresser au niveau politique. C'est de leur vie et de leur avenir qu'il en dépend. Les grandes décisions politiques nous concernent et nous devons savoir ce qui se passe. Sinon, il y aurait bien des désastres. C'est notre devoir que de savoir! Alors voici, oui, il y a des aspects positifs à s'intéresser à la politique et oui les gens devraient savoir ce qui se passe (au moins au niveau régional et provinciale). Pour avoir une belle région, il faut que chaque personne apporte son grain de sel. Chacun a une part à faire ( au minimum aller voter. voter pour le meilleur et le mieux préparé) Marie-Eve Lajoie, groupe 3415 |