LE RELATIVISME CULTUREL
Réponses reçues :
| 2 février: Je crois
sincèrement que les normes de la morale doivent être considérées relatives dans la
mesure où elle ne transgresse pas les droits d'une personne vivant sous notre
pays. Le Canada jouit d'une enviable réputation de terre d'asile: havre de liberté
et prospérité. Mais cette liberté doit-elle être absolue à un point tel de dégrader
celle des autres? Si quelqu'un vient dans ma demeure, il sera imposé à MES
LOIS. Si cette personne veut faire quelque chose qui ne me brime pas, j'acquiesserai
à sa demande, dans le cas contraire, je lui ferai savoir qu'il n'a vraiment pas intérêt
à le faire, sous peine d'expulsion. Dans le cas légal de l'acte ici commis, que
dire de la liberté à cette fille, à ses voisins et amis, à nos jeunes?
Eux-autres, ils ont le droit de faire des sacrifices humains, c'est correct dans
Yan Lévesque, groupe 3449 |
25 mars Doit-on être plus clément avec une personne qui n'est pas d'origine canadienne? Je ne crois pas, parce que dans un pays, les lois sont là pour
tout le monde qui demeure dans le pays. Leur origine ne leur enlève pas la faute
d'avoir violé une femme. Quand on demeure dans un pays on devrait se soumettre aux
lois qui y sont en vigueur. Même si dans leur pays on peut violer des femmes ( ce
qui m'étonnerait), cela n'empêche pas qu'en sol canadien c'est contre la loi. Les
minorités se battent pour être reconnues comme des égaux aux canadiens, alors qu'ils
agissent comme des pairs, en suivant les lois d'ici!!! Il en est de même pour tous les
touristes ou immigrants dans les autres pays, quand on est dans un pays Nancy Gagné, groupe 3471 |
| 25 mars Pour ma part, je crois sincèrement que les lois d'un pays doivent être conformes à la volonté générale de ses habitants en ce qui concerne la justice. De ce fait, aucune entité de cette population ne peut, pour aucune considération, se retirer des conséquences qu'entraîne un acte jugé criminel dans notre société. Ces deux jeunes n'ont pas respecté la loi canadienne; ils ne proviennent pas de la même culture que la majorité des Canadiens. Cette remarque apportée par la juge Dubreuil n'affecte en rien leur état de Canadien, et donc ne change en rien leurs droits. Même, s'ils proviennent d'une autre culture, ils sont humains et je crois que cette loi canadienne se rattache de très près au bien-être d'une autre personne. Leur différente culture n'explique en rien leur acte et présuppose l'absence chez ces deux jeunes hommes d'un jugement de conscience nécessaire. En effet, si on les acquitte ou on les traite autrement, ils ont du même coup un statut particulier par rapport au reste de la population ce qui entraîne une inégalité dans notre société. Il faut savoir que la communauté haïtienne elle-même s'oppose à cette éventualité.Finalement, je crois sincèrement que ce jugement va directement à l'encontre du principe d'équité dans notre société, principe qui m'est cher et que je considère comme essentiel au bon fonctionnement de celle-ci. Martin Desmeules, groupe 3471 |
1er avril Je crois que, peu importent les coutumes, les droits de l'homme sont universels. Violer une femme reste et restera un acte réprouvable. Que l'homme qui le fait soit arabe, grec ou québécois, la femme reste un être à part entière. Qui peut se donner le droit de tuer une partie de l'âme? Car c'est bien ce qu'est le viol. La sexualité doit se vivre sainement et les partenaires doivent se respecter, non pas se faire dénigrer et abuser. Le fait que quelqu'un brise le bien le plus cher d'une personne, c'est à dire elle-même, devrait être plus sévèrement puni. Si l'on donne une sentence de 18 mois de prison, étant donné notre système carcéral, l'accusé peut n'en faire que le tiers, soit 6 mois. Est-ce bien assez pour empêcher un homme d'avoir peur de 'rentrer en dedans', peut importe ses coutumes? Personne n'a le droit de détruire la vie d'un autre, de le faire se sentir sale, coupable, de l'empêcher d'avoir des relations normales avec les autres, de l'isoler, de le regarder avoir peur de tout, avoir mal, avoir l'envie d'être dans un monde meilleur, personne. Natalie Gallagher, groupe 3471 |
| 10 novembre Un débat instauré sur la reltivité des cultures mérite un détour fondamental. Il ne peut être satisfaisant d'énoncer simplement, voire de brandir les droits universels fondamentaux, création du XVIIIème siècle. Encore faut-il se poser en amont la question de la légitimité de tels droits. Car enfin, la perception relativiste, née elle-même d'un présupposé selon lequel l'homme est avant tout un être culturel, ne doit pas sacrifier la pluralité des cultures dont nous pouvons, chaque jour témoigner en constatant les pratiques et les moeurs différents qui animent cette planète. Pourquoi un homme se doit-il de respecter l'autre, dans quelles mesures est-il justifié d'imposer la démocratie sur toutes les surfaces immergées du monde, qu'est-ce qui fonde ce "droit inaliénable et sacré" de liberté des individus ? Il s'agit surtout de ne pas éluder ces questions. Les droits naturels sont-ils compatibles avec la dimension
culturelle qui caractérise l'individu humain ? En matière de norme, il faut
reconsidérer sans toutefois limiter son champ de possibilités l'identité humaine.
Quelle est cette différence anthropologique susceptible d'expliquer la particularité
humaine ? Car, si l'on émet l'hypothèse que l'homme se différencie, de par sa capacité
à s'adapter, à former des concepts, et donc à penser raisonnablement les rapports entre
lui et ses pairs, de l'animal qui, être déterminé/inné, ne peut exercer les
conditions de sa liberté ; il advient dès lors que l'homme a créé les droits
fondamentaux pour assurer les conditions possibles de sa vie en communauté plus que pour
affirmer en tous lieux (donc pour, de façon impérialiste, s'imposer) une
domination d'un état de droit qui n'aurait pour justification que l'arbitraire d'un homme
ou d'un groupe d'homme. Une seule norme doit à mon sens reprendre ses droits; celle qui,
assimilant l'identité humaine, permet à toutes les autres d'exister, de s'exprimer, de
s'énoncer et de s'exécuter. Cette norme fondamentale me paraît dans ce contexte assez
proche de l'impératif catégorique kantien qui affirme : Certains nommeront cela "droit fondamental", je préfère le désigner comme une volonté d'assumer son humanité sans recourir à l'animalisation, qui me paraît être un confort idéologique et pratique largement condamnable. Bastien Faudot, |