Le philosophe Lucrèce attribuait l'existence des religions à la peur des phénomènes naturels, elle-même le résultat de l'ignorance des causes de ces événements. Il croyait fermement que la connaissance des causes naturelles de ces phénomènes (en d'autres mots la SCIENCE) libérera l'homme des superstitions, Selon vous, s'est-il trompé ou a-t-il eu raison ?
Réponses reçues :
| 24 novembre 2003 Je crois que Lucrèce avait raison puisque tous les phénomènes naturels ou humains ont été un grand mystère pour beaucoup d'humains pendant longtemps : ils ne pouvaient les expliquer qu'avec les Dieux et les croyances car ils leur attribuaient des pouvoirs qu'aucun hommes n'avait. Comme, par exemple, les volcans, personne ne savait pourquoi il y avait des éruptions volcaniques à des moments où personne ne s'y attendait. Alors ils se sont faits des illusions à propos des Dieux qui se défoulaient ou les punissaient des actes qu'ils avaient commis. Mais, Lucrèce voyait en ces phénomènes autre chose que la colère des Êtres suprêmes . Il croyait plutôt qu'il y avait une autre explication mais il ne pouvait l'affirmer. Même nous, encore aujourd'hui, la religion nous fait encore croire toutes sortes de choses principalement pour garder un certain pouvoir sur nous. Peut-être que dans le temps des Grecs, les personnes qui affirmaient que les Dieux existaient avaient besoin du pouvoir et se servaient de la persuasion pour y arriver. Andrée-Anne Gilbert, groupe 3403 |
26 novembre 2003 Je crois que le philosophe Lucrèce avait raison. Si les gens croyaient à l’existence d’une religion, c’est qu’ils avaient peur des phénomènes naturels. Ceux-ci ignoraient beaucoup de choses puisqu’il n’y avait pas de scientifiques et la technologie n’existait pas encore. Il y a plusieurs années, les gens commençaient à se poser des questions sur leur existence. Ces questions se multipliaient et les gens avaient très peur. Ils leur fallait donc quelque chose ou même quelqu’un pour donner un sens à leur ignorance, car ils ne savaient pas où trouver leurs réponses. C’est là qu’est apparue la religion. Celle-ci venait rassurer les gens, elle redonnait un sens à leur vie et elle répondait à plusieurs de leurs questions. Après, la science est apparue, celle-ci est venue répondre, avec des preuves, à certaines des questions. C’est ce qui a renforcé l’idée des gens à propos de leur existence. Alors, je crois véritablement que Lucrèce avait raison. Les gens avaient des superstitions à propos de l'existence des dieux et les religions sont venues les rassurer. Même aujourd’hui avec les sciences et la technologie, il y a encore des gens qui croient aux religions et aux mythes. Myriam Guay, groupe 3429 |
| 26 novembre 2003 La pensée de Lucrèce au sujet de la religion, attribuable à l’ignorance humaine, est un argument de poids, car encore aujourd’hui elle se retrouve dans le discours de plusieurs personnes. De plus, elle contenait une grande part de la vérité. En effet, le développement des sciences de toutes sortes a pu répondre à de nombreuses questions, au sujet desquelles la religion croyait détenir la réponse élémentaire. À ce niveau, j’approuve Lucrèce. Mais il n’a pas été l’unique homme à se pencher sur le bien-fondé de la religion. Il se trouve que cette dernière ne peut pas seulement s’attribuer à la peur des phénomènes naturels inconnus, mais également au besoin de l’être humain à donner un sens à son existence propre ce qui, nous l’avons vu récemment, dépend de tout un chacun. Doucement la réflexion au sujet de la religion a trouvé une autre argumentation pour se fonder : la foi. Comme elle ne peut expliquer la nature humaine, elle se penchera sur la présence du bien et du mal autour d’elle. Là où Lucrèce s’égare, c’est lorsqu’il dit que la science mettra fin à la religion, qu’elle libérera l’Homme des superstitions. En jetant un regard sur notre société, il est assez facile de voir que les superstitions sont toujours présentes, voire exponentielles si l’on prend en considération les élucubrations astrologiques, de voyance, etc. Sans parler du fait que la religion est encore solide. …Pas chez nous, mais elle l’est encore. Marilyne Tremblay, groupe 3403 |
27 novembre 2003
Selon moi, Lucrèce n’a pas tout à fait raison ni complètement tort. D’une part, il est vrai que la religion a connu une baisse importante de popularité, mais je déplore encore le fait que plusieurs vouent leur temps dans des croyances plus ou moins utiles. Tout d’abord, avec l’arrivée des sciences approfondies telles que nous les connaissons, rares sont les phénomènes qui restent un mystère pour l’homme. Toutes les conclusions et explications tirées de raisonnements logiques ne peuvent être niées et conséquemment, malgré qu’on soit pratiquant d’une religion quelconque, il serait faux de faire prévaloir les idées de son culte plutôt que celles vérifiées. Par exemple, la Genèse est un texte dans lequel plusieurs fantaisies sont présentes. Nous savons tous que cette histoire tirée par les cheveux ne tient pas debout, sciences à l’appui, mais certains croyants ne se basant que sur leur foi l’estiment authentique. Je trouve que ces individus manquent de jugement, car ils ferment les yeux sur des faits incontestables. Par ailleurs, j’approuve tous ceux délaissant la religion, puisque je n’y vois aucun véritable intérêt. Qu’amène la religion à ses pratiquants? De la confiance et de l’espoir, voilà une réponse respectable. Cependant, bien que ces deux sentiments forgent notre optimisme, il ne faut toutefois pas tomber dans le rêve et rester réaliste. De plus, les religieux ont perdu leur place dans la société. Autrefois, ils étaient guérisseurs et éducateurs, ils servaient le peuple. Aujourd’hui, on les retrouve dans les endroits saints et les seuls que nous rencontrons sont ceux qui nous sermonnent à la messe. Comme on peut le voir, leur utilité a grandement changé en peu de temps. Il en est ainsi, car la science est devenue une solution à tous les problèmes, outre quelques exceptions. Bref, tout le savoir des spécialistes ont des répercussions incroyables sur nos vies, mais que dire de la religion, sinon que son impact est minime. Pour conclure, je rappellerai que la science a donné un coup à la religion sans malheureusement avoir réussi à l’éliminer. En ce qui a trait aux superstitions en général, plusieurs les approuvent seulement dans un but récréatif. Si nous les étudiions de manière rationnelle, celles-ci resteraient improuvables. Alors, Lucrèce a raison d’émettre son affirmation, car la religion est devenue quasi-inutile et beaucoup moins présente. D’un autre côté, il a tort, puisqu’il restera toujours des personnes qui, selon moi, aimeront perdre leur temps dans des divagations qui ne mènent nulle part. Simon Fortin, groupe 3429 |
| 5 décembre 2003 Tout d’abord, je crois que Lucrèce avait raison. Les religions ont toujours su répondre à un besoin essentiel de questionnement de l’être humain et devant les nombreux phénomènes naturels qui surgissent dans son environnement, il est bien normal que l’homme ait cherché à les expliquer pour atténuer ses craintes. Sans dire que tout ce que la religion prétend est faux, on peut tout de même croire que l’être humain s’est berné lui-même avec les religions qu’il s’est créées et ce n’est qu’au bout de plusieurs siècles, avec la venue de la science, qu’il a enfin compris ses erreurs. C’est peut-être un bon exemple de l’expression : " L’erreur est humaine ". La religion a le mérite d’avoir donné des lignes de conduite à des génération entières et on constate aujourd’hui que le résultat est plus que respectable mais personnellement, je crois qu’elle est dépassée. Quoi qu’il en soit, l’être humain avec ou sans science est libre de choisir ce en quoi il croit et selon moi, les religions ne disparaîtront jamais car il y aura toujours des personnes insatisfaites et sceptiques quant aux réponses apportées par la science et par la philosophie sur l’origine de certains phénomènes naturels. De plus, c’est dans la nature humaine d’avoir des motivations spirituelles et de vouloir atteindre ses idéaux. C’est donc à tous et chacun de décider quelles sont les motivations de son existence! Philippe Leclerc, groupe 3429 |
5 décembre 2003 Il est vrai que le philosophe Lucrèce avait de bons arguments au sujet de la religion. L’ignorance de la part des êtres humains est encore très présente partout dans le monde. Par exemple, nos voisins américains qui, en partie, ne savent pas qu'un pays existe au-dessus d'eux. Aujourd’hui, la religion a subi une importante baisse de popularité, à l’exception de certains pays qui pratiquent fortement la religion. C’est déprimant de voir des gens consacrér tout leur temps à des croyances qui sont parfois ridicules : le mouvement Raéliens pour son clonage humain est le parfait exemple. Plusieurs gens attribuaient les phénomènes naturels à la divinité. De cette façon, ils étaient rassurés que le phénomène soit expliqué. Ils n’avaient besoin d’aucune preuve. À l’école primaire, on nous enseignait que Jésus était bon et qu’il avait réalisé de nombreux miracles. On peut donc considérer que la religion avait encore un peu d’impact sur les jeunes. On ne se posait même pas la question et certains d’entre nous pouvaient le prendre comme modèle. Cependant, avec les années, les adolescents en particulier, se sont rendu compte que les arguments étaient manquants pour prouver son existence et ont commencé à se désintéresser. On ne parle pas uniquement de l’existence de Dieu dans ce cas. D’ailleurs, avec la réforme scolaire du gouvernement, qui modifie le cours de religion au secondaire, c’est un signe alarmant prouvant que ça n’intéresse plus la génération future. Aujourd’hui, les gens ont besoins d’explications et de preuves. Ils se sont donc tournés vers la science puisqu’elle était capable de donner les deux à la fois. Rares sont les phénomènes que les humains ne sont pas capables de résoudre grâce à la science. La religion ne peut plus rivaliser avec la science. Elle se fait battre dans tous les aspects. Il restera toujours des gens fidèles et croyants. Alors, Lucrèce a raison d’émettre sa théorie, car la religion est en déclin et je la vois déjà commencer à disparaître dans certains pays. Édouard Audet, groupe 3429 |
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décembre 2003 Lucrèce, à mon avis, n’avait que partiellement raison. Il est évident que la science a permis l’explication de phénomènes qui semblaient tout à fait inexplicables sans l’apport d’une force divine. Par contre, la religion aura toujours ses adeptes et je crois que c’est une bonne chose qu’on ne pense pas détenir la vérité absolue. On n’a qu’à penser aux différents modèles atomiques qui ont été amenés depuis l’Antiquité. Chacun d’entre eux étaient approuvés à leur époque. Par contre nous savons aujourd’hui qu’ils n’expliquaient pas la structure de la matière correctement. La science nous a donc prouvé qu’elle pouvait avoir tort. Quand on
parle de la religion, c’est un peu différent. Il est évident qu’il
est pratiquement impossible de trouver des preuves concrètes qui
prouveraient hors de tout doute l’existence d’un Dieu.
Il est donc très difficile de croire les gens qui disent: « Priez
Dieu et tout ira bien pour vous ».
Cependant, personne n’a pu prouver que Dieu n’existait pas.
De plus, plusieurs personnes ont besoin d’un Dieu pour faire le
bien autour d’elles et pour avoir une motivation qui leur permette de se
sacrifier tous les jours pour venir en aide aux autres.
Alors, pourquoi les religions devraient-elles partir, si elles
permettent à certaines personnes de faire le Bien? Comme
vous pouvez le constater, la science et la religion ont chacune leurs côtés
positifs et négatifs. À mon
avis, la science ne remplacera jamais la religion ou vice versa.
J’espère qu’elles évolueront tous les deux pour essayer de se
transformer le plus positivement possible, car il est évident que
l’humanité a besoin des deux. Jean-Sébastien Tremblay-R |