Le rappel à l'hôpital Sainte-Justine de 2614 patients ayant subi une intervention chirurgicale réalisée par une chirurgienne séropositive soulève une question éthique importante : un médecin atteint d'une affection physique ou mentale grave susceptible de mettre en cause la santé de ses patients devrait-il être tenu de divulguer son état de santé au Collège des médecins ainsi qu'aux autorités de l'établissement où il travaille ? Les patients eux-mêmes devraient-ils être informés ?
Réponses reçues :
| 28 janvier 2004 Mon point de vue présente deux côtés puisque j'ai de la difficulté à choisir lequel est vraiment meilleur que l'autre. Alors, les voici. Premièrement, il est certain qu'il est plus prudent pour les citoyens que le médecin avise le Collège des médecins et son établissement de travail si ce dernier présente une maladie qui pourrait affecter la santé de ses patients. Je pense que c'est un droit que devrait avoir le citoyen d'être au moins averti de la situation pour qu'il puisse prendre connaissance des conséquences que ses choix peuvent amener. De plus, je pense que c'est une question de respect envers ses patients que le médecin les informe de son état de santé. Sans nécessairement qu'il y ait présence de discrimination, les patients pourraient décider eux-mêmes s'ils veulent être soignés par un médecin ayant une affection physique ou mentale. La relation qu'un patient entretient avec son médecin est souvent intime et personnelle, il doit répondre honnêtement à des questions et le médecin peut savoir automatiquement si son patient a une affection physique ou mentale et donc, se protéger contre cette affection. Je ne vois donc pas pourquoi cette relation de confiance dans le respect de la personne humaine ne se fait qu'à sens unique. Sans raconter sa vie personnelle, le patient peut au moins être averti de la maladie de son médecin et ce, en toute honnêteté. Deuxièmement, si cette procédure s'applique pour les médecins chirurgiens, pourquoi ne s'appliquerait-elle pas pour les dentistes, les infirmières et même les bouchers ?! Il faut se rappeler qu'il y a quelques semaines, il y a eu un débat sur un test de VIH que l'on voudrait imposer aux prêtres alors, rendus à ce point, tous les individus devraient informer tout le monde. Je ne dis pas de ne pas exiger des médecins d'informer le Collège des médecins mais je dis qu'il faut être juste et exiger de toutes les personnes atteintes d'informer toutes celles qui doivent l'être. Ainsi, on évite que le même cas se reproduise mais avec une personne pratiquant un autre métier que celui de médecin. Finalement, il faut faire attention à la discrimination puisque les gens atteints d'une maladie ne choisissent pas de l'être et recherchent souvent à continuer de vivre une vie normale sans être pointés du doigt. Le respect, l'honnêteté et la justice sont de mise dans cette problématique qui affecte une société entière. Elisabeth Gaudreault, gr.3413 |
28 janvier 2004 Selon moi, oui, les médecins devraient être tenus de divulguer leur état de santé. Le raisonnement est simple. La vocation d’un médecin est de soigner des gens. Ce serait donc contradictoire pour la médecine que le soigneur soit l’agent pathogène. Il serait donc important que les médecins qui sont un risque pour les patients aient un plan d’action, des restrictions ou simplement une petite procédure pour protéger les malades. Il faut éviter la propagation de la maladie, comme pour le cas de cette chirurgienne, parce que les patients doivent être à l’abri de tout risque. D’autant plus qu’ils ne sont pas informés. En cas de problème, la direction serait aussi plus apte à réagir rapidement. Dans le cas d’une maladie mentale, le cas est un peu plus complexe. Je suis du même avis que pour les maladies physiques : les médecins devraient avertir le collège des médecins et les autorités de l’établissement. Puisqu’un médecin qui est n’est pas dans son état normal pourrait, à un moment ou à un autre, faire une erreur. Dans le cas d’un médecin, les erreurs ont des répercussions assez graves dans certains cas. Par exemple, un médecin qui est dans un état d’épuisement critique pourrait, sans le vouloir, donner un mauvais diagnostic. Ce qui pourrait être dangereux pour les patients parce qu’un mauvais diagnostique pourrait bien empirer l’état d’un patient. Déjà que l’erreur est humaine, il ne faut pas augmenter les risques qu’elles se produisent. Le problème que je vois à cette manière de faire est de définir ce qui est considéré comme dangereux et ce qui ne l’est pas. Surtout dans le cas des maladies mentales. À partir de quand un médecin devient à risque de donner des mauvais diagnostics ? Comment un médecin qui a des maladies mentales peut réussir à déceler qu’il n’est pas apte à travailler ? Ces questions portent à réflexion. Une chose est sûre, dans certains cas, comme le sida, il faudrait faire une procédure claire. Quant à savoir si l’on doit avertir les patients, je doute fort que l’on devrait le faire. Mais çà, c’est une autre question. Si on réussit à enlever tous les risques de propagation des maladies, je ne vois l’intérêt. Surtout que l’on doit tout de même protéger la vie privée des médecins. Nicolas Tremblay, groupe 3415 |
| 28 janvier 2004 Je crois que non, car tout le monde a droit à son intimité. Nous avons le droit de dire ce que nous voulons. C'est dans la Charte des droits et libertés. De plus, une personne qui doit subir une opération n'a pas à se demander si elle attrapera une infection quelconque. Son unique préoccupation est de guérir, et ce, à n’importe quel prix. Il faut aussi penser au médecin qui désire probablement préserver son intimité. S’il est bien dans sa profession malgré sa maladie, je ne vois pas le besoin de divulguer l’information dans les médias et auprès des autorités. Lui donner des contraintes quant à son droit de pratique n'aurait servi qu’à amplifier son malaise, elle qui vivait déjà avec la maladie. L’information sur le dossier nous indique aussi que les règles d’asepsie ont été respectées en tout temps, et même plus (je fais ici allusion à l’utilisation de 2 paires de gants), rendant le risque de contamination du patient inférieur à 1 %. Un fait intéressant : Si tout le monde s’offre le luxe de choisir le chirurgien par lequel il veut se faire opérer, le système de santé risque d’être encore plus engorgé, surchargeant certains médecins. Les listes d'attente pour les opérations de n'importe quelle nature se prolongeront par la même occasion. Un tel privilège du patient est aussi une arme à double tranchant étant donné que les médecins auraient aussi la permission de refuser de pratiquer une chirurgie sur un patient porteur du VIH. Les risques de contaminations sont beaucoup plus élevés pour le médecin que dans le cas des malades dans la situation qui nous intéresse. De plus, une personne gravement atteinte ne se soucie que de sa survie et se préoccupe peu de l’état de santé du médecin pratiquant. Les soins du patient sont une priorité au détriment des risques et des antécédents médicaux du chirurgien. Le plus important pour lui est de se faire traiter. Je renouvelle donc mon opinion en disant que le médecin atteint du VIH n’a pas à se déclarer au Collège des médecins ni à son employeur puisque les précautions prises ne peuvent en aucun cas mettre la vie de ses patients en danger. Les êtres humains ont droit à leur dignité et certains portent des jugements abominables sur les gens atteints de maladies. Même les médecins peuvent mépriser la maladie ! Ne privons pas les médecins atteints du VIH de leur dignité. La décision de le dire ou non leur appartient ! Annie Gagné , groupe 3415 |
30 janvier 2004 Je crois qu'il est important que les employeurs d'un médecin soient mis au courant de l'état de santé de celui-ci, en cas de maladie pouvant mettre en danger la vie des patients. Je n'utiliserais pas cette mesure pour discriminer mais bien pour protéger. Un médecin compétent, même atteint d'une maladie grave, reste un médecin compétent. Il y aura peut-être certains stades ou certaines phases de la maladie qui l'empêcheront de pratiquer, non parce qu'il ne possède soudainement plus les compétences nécessaires qu'il possédait auparavant, mais parce qu'il ne le peut physiquement. Il n'y a donc aucune raison de discriminer le médecin, de croire qu'il ferait un moins bon travail parce qu'il est atteint d'une maladie grave. La connaissance de l'état de santé du médecin par l'employeur serait bénéfique au sens où l'employeur pourrait s'assurer que des mesures de sécurité et de prévention, encore plus élaborées que celles qui s'appliquent en temps normal, soient mises en place et respectées pour prévenir la contamination du patient (bien qu'un médecin responsable et digne de ce nom doive lui-même faire doublement attention à la santé de son patient, lorsqu'il se sait être un facteur de risque). Marie-Christine Dorion, groupe 3415 |
| 31 janvier 2004 Je crois qu'un médecin qui souffre d'une affection physique ou mentale grave doit être tenu de divulguer son état de santé au Collège des médecins ainsi qu'aux autorités de l'établissement où il travaille. Premièrement, en raison que ceci peut nuire à l'état de santé de ses clients et peut même les amener à se dégrader à un stade plus inférieur qu'auparavant. Comme le rôle du médecin est d'améliorer la santé du patient et de permettre la continuité et le suivi, il est donc important que ce dernier avise de sa problématique ceux qui l'entourent et les représentants de l'hôpital. Ainsi, ensemble, ils vont pouvoir prendre des décisions et des mesures de sécurité face à cette situation et par rapport aux patients, tout en respectant le médecin. Pour assurer des soins d'une qualité plus appropriée, il est important qu'il soit bien mentalement tandis que physiquement, c'est moins problématique pour diagnostiquer ses clients. Audrey Lavoie, groupe 3411
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31 janvier 2004 Je suis d'accord avec le fait que les gens qui sont atteints de maladies qui peuvent être transmises continuent à travailler. Cependant, je crois que lorsque le vie des autres est mise en danger, les employeurs du médecin ainsi que le patients doivent être mis au courant de l'état de santé du médecin. Les gens qui risquent d'être contaminés ne méritent pas de détruire leur vie car le médecin n'a pas voulu faire face à sa maladie. Donc, je crois que la chirurgienne de Ste-Justine aurait dû se retirer de sa profession, même si cela est injuste pour elle. Lorsqu'on regarde le but premier d'un chirurgien, c'est de sauver des vies et non de prendre le risque de les détruire. Même si elle était très vigilante, un accident est vite arrivé! Lorsque le personnel de l'hôpital est mis au courant, il peut en informer le patient et par la suite, c'est au patient que revient la décision de se faire opérer ou pas par le médecin et d'accepter ou pas de prendre le risque. Véronique Turcotte, groupe 3413 |
| 1er février 2004 Selon moi, toute personne travaillant dans le domaine de la santé et atteinte d'une affection physique ou mentale grave susceptible de mettre en cause la santé de ses patients devrait être tenue de divulguer son état de santé au Collège des médecins ainsi qu'aux autorités de l'établissement où elle travaille. Premièrement, je m’explique par le fait qu’il est important lorsqu’une telle situation se présente de pouvoir mettre en place des mesures préventives et des principes d’asepsie encore plus importants et stricts pour simplement pouvoir mieux protéger les clients qui auront à recevoir d’éventuels soins du médecin. Le fait qu’il doive divulguer ce genre d’informations n’est pas pour l’empêcher de pouvoir pratiquer ou même de briser ou violer sa vie privée mais bien au contraire, le protéger et l’aider. Tout ce qui pourra être mis en place devra être respecté scrupuleusement par le médecin. Deuxièmement, toute personne qui doit se faire opérer doit connaître tous les risques présents et ce, même si le médecin se révèle en être un. Il est clair que le client doit aussi connaître les mesures mises en place et que les risques de contaminations sont minimes. Ces mesures n’enlèvent rien au potentiel du médecin. En cas de problème majeur ou de refus, le client doit toujours avoir la possibilité d’accepter ou de refuser de recevoir des soins du médecin. Mais il faut être prudent, car comme nous le savons tous et toutes, il y a un manque considérable de médecins et les listes d’attente sont longues… Il faut aussi penser que si par accident, évidemment, l’un des patients est contaminé si le médecin a divulgué son état de santé, cela est pour lui une certaine protection. Finalement, pour ce qui est des maladies mentales, il est primordial qu’un médecin ait une bonne santé mentale, car cela pourrait affecter grandement son jugement clinique lors d’une dépression par exemple, et du fait même, il ne devrait pas pouvoir pratiquer jusqu’à ce qu’il soit en rémission. Julie Beaulieu, groupe 3411 |
1er février 2004 Cette situation épineuse soulève beaucoup de questions au niveau de l’éthique personnelle du médecin envers son patient. Selon moi, je crois que les médecins atteints de maladies infectieuses devraient en informer l’Ordre des Médecins pour que ceux qui ont la tâche de les représenter prennent une décision rationnelle en fonction de la maladie dont ils sont porteurs et les risques qu’ils contaminent leurs patients. Il en reviendrait alors à l’Ordre de prendre la décision que les médecins ayant contracté une maladies contagieuse continuent leur pratique médicale. Après cette étape, si les médecins étaient autorisés par l’Ordre des Médecins de poursuivre leur profession, il serait important d’aviser leurs patients avant chaque procédure médicale risquant de leur transmettre leurs maladies infectieuses. Je pense que les patients méritent ce respect pour leur vie, un médecin a comme devoir de protéger la vie et non de mettre celle-ci en danger surtout lorsqu’un patient la remet entre ses mains. Les médecins doivent comprendre que malgré le respect de leur vie privée, elle ne prime pas selon moi sur celui de la vie de ceux qu’ils ont le devoir de soigner. Je crois que ce genre d’atteinte à la vie privée devrait être une chose que les médecins devraient accepter lorsqu’il deviennent professionnels de la santé. Ensuite, pour ce qui est des problèmes de santé mentale, je pense qu’il devait il y avoir des examens pour pouvoir déceler les personnes ayant cette catégorie de maladie. Il faut comprendre que les médecins prennent des décisions qui peuvent mettre en péril des vies humaines et que ceux-ci doivent être sains d’esprit sans vouloir faire préjudice aux personnes atteintes de maladies mentales, tout cela dans le respect mutuel du patient et du médecin. Philippe Dubois, groupe 3415 |
| 1er février 2004 Je crois qu'il est très important pour un médecin atteint d'une affection physique ou mentale grave susceptible de mettre en cause la santé de ses patients de divulguer son état de santé au Collège des médecins ainsi qu'aux autorités de l'établissement où il travaille. Car il est important que l'établissement prenne des mesures de sécurité . C'est tout à fait normal car le médecin est là pour soigner les gens malades, donc il ne doit pas mettre la vie d'un patient en danger. Mais d'un autre côté, on ne peut se passer de tels spécialistes qui sauvent des vies tous les jours. Par conséquent, ces médecins n'ont en aucun cas à être jugés par la population en général. Ils ont droit à leur vie privée! Ce n'est pas en divulguant les noms et en montrant les photos que le problème sera résolu. Je crois que c'est une question de confiance entre le médecin et son patient. Cependant, il y aura sûrement d'autres cas similaires qui susciteront la controverse à travers l'opinion publique. Selon moi, c'est évident que si le chirurgien avise son patient qu'il est séropositif, cela sèmera le doute immédiatement dans l'esprit du malade et de ce fait, il refusera probablement à 99% une intervention de sa part. Donc, c'est l'affaire du Collège des médecins qui a le mandat de protéger la population et de supporter et d'aider le médecin atteint d'une affection physique ou mentale grave. Soit en ayant un bon suivi médical régulier et ainsi il agira et posera des gestes concrets dans le but de protéger les patients ! Anick Simard, groupe 3411 |
1er février 2004 Cette préoccupation sociale a secoué chacun d'entre nous de près ou de loin. Je crois que ce sujet est très ambigu, car chaque être humain est unique et pense de façon différente, selon ses valeurs personnelles. De mon point de vue, je pense qu'elle ne devait absolument pas dévoiler son état de santé à ses patients. Par contre, la haute direction aurait dû connaître l'état de santé du Dr. Lorenzo. D'un autre côté, les autorités de l'établissement auraient peut-être retiré le privilège à cette chirurgienne séropositive de sauver des centaines et des centaines d'enfants. Cette dernière, aurait contracté le VIH lors d'une opération d'un bébé atteint du sida. La docteure Lorenzo a risqué sa vie pour pouvoir donner une seconde existence à des bambins. De plus, tous les médecins sont exposés à des risques importants car, parfois, certains malades cachent la vérité à leur docteur .Mais, ceux qui ne disent pas leur véritable état de santé sont bien plus dangereux, car ils n'utilisent aucun moyen pour épargner les professionnels de la santé. Cette femme médecin était consciente de sa situation ,et je suis certaine qu'elle devait faire doublement attention lors des interventions chirurgicales .De toute façon, le risque de contracter le sida est infiniment petit, il faut une bonne quantité de sang et que cette quantité soit en contact avec une blessure récente .Les individus exigent tellement des médecins, ils les pensent des Dieux .Mais ce sont des êtres humains comme vous et moi et ils ont des sentiments et des valeurs propres. Pour conclure, nous devrions nous centrer davantage sur les enfants sauvés que sur cette pauvre défunte qui a sauvé plusieurs gosses. Pour ce qui est des tests de dépistage, ce n'est pas du tout une façon convenable de procéder car si s'est le cas, chaque patient qui se présentera à l'hôpital devrait passer l'enquête pour être équitable entre les médecins et les malades. Malheureusement, elle a laissé sa santé et sa vie pour l'amour de ses patients et de sa profession. Catherine Lamontagne, groupe
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| 2 février 2004 Je crois que, dans un cas comme dans un autre, le médecin doit être tenu de divulguer son état de santé au Collège des médecins, aux autorités de l’établissement où il pratique de même qu'à ses propres patients. Le travail d’un médecin est de soigner les patients et non de les rendre encore plus malades ou encore de faire des erreurs lors de chirurgies ou lorsqu'il diagnostique un patient. Que le médecin soit atteint d’une maladie physique ou mentale, il y a la présence d’un risque, élevé ou non. Le médecin peut, même s’il prend des précautions, mettre en péril la vie de ses patients. En effet, les répercussions peuvent être très malheureuses pour les patients et leurs familles. Il n’y a aucune obligation à dévoiler l’état de santé du médecin à toute la population, mais il peut le divulguer à ses patients, et la décision se prendra par ce dernier. Je ne dis pas qu’il devrait arrêter de pratiquer, mais qu’il devrait faire attention et en discuter avec ses supérieurs et avec ses clients. Josée Dubuc, groupe 3415 |
4 février 2004 Je suis d'accord avec le fait qu'une personne atteinte d'une affection physique ou mentale grave susceptible de mettre en cause la santé des patients doive divulguer son état de santé au Collège des médecin. Cependant, je pense qu'ils auraient pu préserver l'anonymat de la chirurgienne. Elle avait le droit à la confidentialité et à l'application de la Charte des droits et liberté de la personne. Les chances que les enfants aient contracté le VIH sont minimes. Les médecins opèrent souvent des patients séropositifs. Cependant, ils ne divulguent pas leur état de santé aux médias afin de ne pas brimer leur réputation. Je pense qu'il y a plus de chance que les patients contractent le SARM (bactérie multi-résistante ) que le VIH. Ce que je trouve décevant dans cette histoire, c'est que les gens regardent seulement le côté négatif de la situation. Malheureusement, ils ne voient pas les vies qu'elle a sauvées. Félicitations à cette chirurgienne qui a sauvé des vies alors qu'elle a probablement contracté cette maladie en sauvant un enfant!!! Andréanne Boivin, groupe 3415 |
| 4 février 2004 Je crois qu’un médecin atteint d’une affection physique ou mentale grave ne devrait pas être tenu de divulguer son état de santé au Collège des médecins ni aux autorités de l’établissement où il travaille. Cela ne regarde pas les patients non plus. Je pense que les médecins ont droit à leur vie privée eux aussi autant que toute autre personne. Les autres n’ont pas à savoir leur état de santé si cela ne les empêche pas de fonctionner correctement. Si l’on se mettait à interdire la pratique de ceux qui ont des maladies graves, ce ne serait pas uniquement le sida qui serait visé. Ce serait aussi l’hépatite B, l’hépatite C, etc. De plus, il n’y aurait pas que les médecins : il y aurait aussi tous les autres travailleurs de la santé (infirmières, préposées aux bénéficiaires, techniciens en laboratoires, etc.), les bouchers, etc. Je crois que ce serait interminable. Ils ont droit, eux aussi, à choisir le métier qu’ils veulent faire. Avec une protection adéquate et un professionnalisme exemplaire, le risque est plus que faible. Prenons l’exemple de la chirurgienne qui avait le sida. Même si elle a des outils très tranchants, il faudrait qu’elle se blesse directement au-dessus du patient où l’ouverture est faite et, qu’en plus, le sang soit en contact avec celui du patient. Logiquement, elle s’en serait rendu compte si elle s’était blessée et se serait lavé les mains, mis un pansement sur sa blessure et changé de gants. Il aurait fallu que le sang dégoutte pour qu’il soit en contact avec celui du patient. En mettant une double paire de gants et en prenant les précautions nécessaires, cela devenait très difficile. Je crois cependant que le professionnel doit être apte à travailler physiquement et mentalement; Mentalement, il doit être bien contrôlé avec de la médication. Physiquement, il doit être assez en forme, malgré sa maladie, pour travailler. Cela est de la responsabilité du professionnel de s’assurer qu’il est en condition adéquate pour travailler. Si le professionnel ne peut travailler dû à un état de santé mentale inadéquat et qu’il ne se conforme pas aux recommandations de son médecin traitant, une déclaration devrait être faite par ce dernier afin de corriger la situation. Il pourrait retourner à son travail lorsque la situation serait sous contrôle. Je crois que le professionnel met beaucoup plus sa santé en danger que le patient en s’exposant à toutes sortes de maladies et de situations inconnues. Le professionnel qui connaît la maladie dont il est atteint, utilisera les mesures préventives nécessaires afin de ne pas mettre les clients en danger. Christine Bouchard, groupe 3411 |