CYBERCAFÉ PHILOSOPHIQUE


QUESTION DU 2 AU 17 OCTOBRE

Le récent cas du suicide assisté de Charles Fariala avec l'aide de sa mère pose à nouveau la question de la pertinence de la loi canadienne qui interdit toute forme d'assistance au suicide et oblige à traiter comme tout autre forme de meurtre ce que certains considèrent comme un "homicide par compassion". Selon vous, la loi canadienne devrait-elle être revue soit pour soit permettre le suicide assisté ou soit le traiter de façon distincte des autres meurtres ?

Réponses reçues :

12 octobre 2004 
Selon moi, la loi Canadienne devrait être revue pour permettre le suicide assisté dans certains cas. Je suis consciente qu'enlever la vie d'une personne, c'est mal et qu'aucune personne ne devrait commettre des gestes d'une telle violence. Si nous regardons au-delà du résultat de ces actes, le suicide peut être une forme de meurtre quand l'individu ne veut pas mourir ou peut être une porte de sortie d'une souffrance qui ne peut être guérie que par la mort. Je crois que chaque personne a droit à la vie et elle a aussi droit de choisir comment elle désire mener sa vie. Même si nos gestes peuvent être lugubres envers nous-même, le suicide assisté est une solution pour ceux qui ne désirent plus combattre pour vivre et non un homicide. La loi devrait donc être revue.

Marie-Hélène Tremblay,
groupe 3402 
15 octobre 2004
Selon moi, la loi canadienne est trop sévère. Une personne souffrante qui en a assez de souffrir devrait pouvoir décider de son droit de vie ou de mort. Avec l’aide des médecins traitants et de la personne concernée, nous devrions permettre à ces personnes de mettre fin à leurs jours de façon anesthésique. Pour ce faire, les personnes souffrantes devraient êtres rencontrées par un comité qui lui, déciderait si les personnes ont le droit ou non de mourir de façon assistée. Ensuite, une procédure serait entamée et la personne pourrait arrêter d’avoir mal. Le suicide assisté est selon moi la meilleure façon de permettre à un individu de mourir dans le respect et dans sa dignité. Le Canada devrait donc revoir la loi.

Denis Savard,
groupe 3404 


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