CYBERCAFÉ PHILOSOPHIQUE


QUESTION DU 3 AU 20 NOVEMBRE

Le gouvernement canadien devrait-il rendre légale l'assistance au suicide dans certaines circonstances ? (Voir l'article de Radio-Canada sur le projet de loi présenté à cet effet)

Réponses reçues :

7 novembre 2005

Premièrement, je crois que le suicide assisté est une très bonne chose qui permettrait au gens en phase terminale qui souffrent beaucoup de soulager leur mal et d'apaiser celui de la famille aussi. Je trouve ridicule de continuer de faire souffrir quelqu'un et en même temps, la famille autour puisque tout le monde sait que la personne va mourir, donc pourquoi étirer le mal? Ça ne fait que dépenser leur énergie à aider la personne malade et cette personne-là qui souffre sans arrêt, si elle est en bonne santé mentale et qu'elle décide qu'elle veut mettre un terme à sa douleur, pourquoi ne pas l'accepter?

Chaque personne a le droit de décider de vivre ou d'arrêter de vivre, c'est elle-même qui décide. Nous n'avons qu'à respecter son choix. De toute manière, si elle était capable de mettre fin à sa vie sans l'aide de personne, elle le ferait probablement alors permettons-le lui au lieu de la rendre encore plus malheureuse.

Par contre, le suicide assisté devrait être bien géré et la personne qui souffre devra avoir demandé de mourir plusieurs fois, sur papier, et elle devra être en phase terminale avant qu'on puisse lui accorder sinon, ceux qui sont simplement en dépression où en mal de vivre voudront le suicide assisté également et la population se consacrera à cette solution sans avoir recours aux différentes formes d’aide que la société peut leur donner!

Vicky Lapointe, groupe 3426

 
8 novembre 2005

Je suis pour le suicide assisté, mais attention, on ne doit pas commencer à débrancher tous les gens qui sont condamnés à mourir. Tout d' abord, le mourant doit donner son accord, et expliquer pourquoi ( il ne veut plus souffrir, il veut mourir conscient..) et ensuite, on peut opter pour cette option. C' est seulement au patient que l' on doit accorder ce droit, et pas aux membres de la famille proche, car quelques fois, la famille étant fatiguée d' avoir à s' occuper du mourant, peut convaincre ce dernier même si début, il n' était pas d' accord ( c' est ce qu' on appelle de la manipulation). Avec ces petites règles, on trouvera en semblant d' équilibre. Ainsi, on n' aura pas de suicide assisté non-désiré.

Mais il faut faire attention. Le suicide assisté sera accepté seulement lors d' une maladie mortelle, en phase terminale. Sinon, les ados en mal de vivre le verront comme une porte ouverte. C' est pourquoi, avant d' accepter le suicide assisté, il faudra le réglementer avec vigueur et attention.

Finalement, même si on accepte légalement le suicide assisté, il faudra un temps avant qu' il soit accepté moralement.

Claudia Harvey, groupe 3426
14 novembre 2005
Je crois que le suicide assisté devrait être légalisé, mais à quelques conditions près. Tout d’abord, ce droit devrait seulement être exécuté par le mourant et personne d’autre. Aucune manigance ne devra être faite pour encourager un mourant à choisir cette option. Ces conditions doivent être respectées à la lettre, car pour certaines familles, la mort d’un proche pourrait être bénéfique pour eux. Si le mourant était multimilliardaire, la famille aura peut-être envie de le laisser aller retrouver Dieu, ainsi elle pourrait profiter de ses millions. De plus, dans les foyers et dans les hôpitaux, les services qui sont offerts ne sont pas toujours les plus favorables, donc les responsables des services pourraient inciter des mourants à utiliser cette technique et enfin, ils en seraient débarrassés. Une dernière chose, les coûts pour le gouvernement  chaque année pour maintenir un malade en vie sont extrêmement élevés, donc ces gens pourraient être tentés de faire débrancher des malades pour épargner de l’argent.

Si nous regardons de l’autre côté de la médaille, le suicide assisté serait une bonne solution pour que les mourants cessent de souffrir. Lorsqu’on ne tient plus qu’à un fil et qu’on n’a plus de vie, la mort nous paraît comme une bonne sortie de secours. Un malade qui ne reconnaît plus ses proches, qui est incontinent, qui ne parle plus, qui est drogué 24h sur 24, qui se réveille chaque matin en se disant ¨ Seigneur, pourquoi n’es-tu pas venu me chercher cette nuit ? ¨, celui-ci n’a sûrement pas envie de rester dans notre monde. Tout est une question de valeurs. Si un jour j’ai une maladie incurable et que je suis clouée au lit depuis 2 mois, je voudrais partir pour mourir en paix, pour être délivrée de mes souffrances, pour cesser de voir mes proches être si malheureux, pour mourir dignement et surtout pour que les autres se souviennent de moi comme une fille qui aimait la vie et qui était forte. Pensez-y, car c’est un choix de vie!

Cynthia Girard, groupe 3417
16 novembre 2005

Je crois que je suis pour le suicide assisté parce que pourquoi devrait-on empêcher la personne de partir en paix vu qu’elle ne peut plus bouger et parler. Oui, la personne a le droit de décider si elle veut ou pas mais parfois la personne n’a plus assez de conscience pour décider de ce qui est le mieux pour elle. Pourquoi faudrait laisser souffrir une personne qui est mal en point et qui souffre ? Non, nous ne devons pas faire souffrir les gens, si nous sommes capable de leur faire enlever leur mal, pourquoi pas les laisser partir sans trop les faire souffrir. C’est sûr que nous devons faire attention, il ne faudrait pas faire mourir une personne quand on sait que cette personne pourrait s’en sortir.

Il faut absolument que le choix soit fait par la personne mourante : il lui appartient de choisir ce qui est le mieux pour elle. Oui, nous avons vu au États-Unis que le père a choisi à la place de sa fille et ceci a fait beaucoup de mal à sa famille parce qu’elle n’était pas prête à la voir partir.

Je crois que ce choix se fait par la personne et si elle n’est pas apte à choisir bien ça va être la famille qui doit choisir mais ils doivent être tous d’accord.

Dania Leclerc, groupe 3426




18 novembre 2005
Selon moi, le suicide assisté devrait être décriminalisé au plus vite. Je ne crois pas que le fait d'aider quelqu'un en abrégeant ses souffrances puisse être passible d'une peine d'emprisonnement. Certaines personnes sont contre le suicide assisté parce qu'elles croient que si le Québec l'accepte, cela ouvrira la porte à un bon nombre de catastrophes ,comme par exemple des médecins manipulant des patients en phase terminale pour qu'ils demandent le suicide assisté. Or , ce genre de situation inacceptable pourra, et devra être évité en appliquant un mécanisme de surveillance rigoureux et voué à la défense des droits de l'homme. Bien que le gouvernement ait apporté quelques conditions préalables au suicide assisté , comme le fait d'avoir 18 ans et de mettre par écrit deux fois son intention de passer à l'Acte, il faudra faire plus. Il faudrait que le patient voulant mettre fin à ses jours ait eu la chance d'en discuter avec quelqu'un envers qui il a confiance ,ou encore avec un psychologue (sans frais).
 
D'autres personnes (les pro-vie ) sont contre le suicide assisté car elles estiment que la vie est sacrée et que le suicide assisté est une grave atteinte au droit à la vie des individus. Cependant, ces gens-là confondent le droit à la la vie avec le devoir de vivre. Ont-ils déjà mis les pieds dans une section d'hôpital ou logent des patients atteints d'une maladie souffrante et incurable? Ont-ils déjà lu le désespoir dans leurs yeux? Régulièrement, ce que ces patients ont là, ce n'est plus une vie, c'est un enfer. Par respect de la dignité humaine, on doit mettre un peu de côté ses ''croyances'' et accepter la décision de ceux qui veulent avoir une mort non souffrante.

Pierre-Luc Perron, groupe 3417

19 novembre 2005
Le suicide assisté est une question très controversée. J’affirme que, selon moi, c’est une solution immédiate aux patients en phase terminale qui désirent mettre un point à la ligne de leurs multiples souffrances. Je crois que ce type d’intervention pourrait être éventuellement un droit de la personne, au même type que la liberté d’expression et bien d’autres. Mais attention! Il ne faut quand même pas prendre cela à la légère, nous parlons bien ici de vies.

La décision que prend un patient qui décide de passer au suicide assisté ne repose pas que sur la phrase ‘ Je veux mourir!’ Nous savons tous que si le projet devenait réalisable, les spécialistes ne se fieraient pas aux coups de tête des patients, mais bien sur un accord fondé et suivi par le personnel de l’hôpital. Pour cette raison, je crois que tout individu a droit de mettre fin à sa torture. 

Un autre argument pour, qui lui est plus économique, est certainement le dégorgement des places à l’hôpital dans le coin des soins longue durée. C’est souvent dans cette section qu’il y a un manque de place flagrant et que les personnes ont une qualité de vie des plus diminuées. Je suis certaine que plusieurs personnes sont dans ce cas et qu’elles voudraient préférablement partir tout de suite plutôt que dans un autre délai et souffrir encore plus. 

Il y a un dernier point sur lequel je voudrais insister et c’est celui-ci : la sécurité de la famille face à la personne. Je pense que beaucoup de familles n’aiment pas voir leurs aînés être victimes d’une maladie en phase terminale , surtout quand la vie peut se jouer comme un coup de dés une journée à la fois. Le suicide assisté donnerait à la famille entourant la personne concernée une certaine sécurité de voir la personne en question mener une mort paisible et sans inquiétude.

Pour ces raisons, je pense que le suicide assisté serait une bonne chose, surtout sur le point de vue de la qualité de vie du patient et aussi pour la famille qui l’entoure.
 
Jennifer Boudreault, groupe 3417
 
22 novembre 2005

Personnellement, je crois que légaliser le suicide assisté serait une bonne initiative. D'ailleurs, ne dit-on pas que nous sommes un pays libre? Si c'est le cas nous nous devons de tolérer le suicide assisté car la liberté signifie aussi le droit de choisir de notre propre sort. Il est seulement normal de laisser les gens choisir du moment et de la façon qu'ils doivent mourir. La plupart des gens désirent mourir dignement et ceci n'est pas toujours le cas lorsque, par exemple, quelqu'un n'est même plus apte à respirer seul.

 Légaliser l'assistance au suicide permettrait donc aux personnes mourantes de décider qu'il est temps pour elles de quitter ce monde lorsqu'elles sentent que leur dignité est en cause. Certaines personnes pensent qu'on ne doit en aucun cas permettre une telle chose car ceci amènerait des médecins, ou même des proches, à convaincre les malades de demander la mort tout simplement parce qu'ils en ont assez de s'occuper d'eux. C'est pour cela que l'on devra établir certaines règles et surveiller ce genre de tentatives qui doivent à tout prix être évitées.

Aussi, il est présentement possible de refuser un traitement ou bien de se suicider tout simplement. Par conséquent, il est tout simplement logique de donner le droit à des personnes ayant une qualité de vie plus que médiocre, de demander de l'aide pour mourir. C'est injuste qu'une personne puisse s'enlever la vie alors qu'une autre, qui le désire autant, ne puisse le faire parce que cela lui est physiquement impossible. Finalement, je crois donc que l'on doit accepter le suicide assisté pour une question de liberté et de justice.

Stéphanie Morin, groupe 3417

 

22 novembre 2005

Moi, mon opinion est forgée depuis quelque temps déjà, car un débat l’an dernier m’a permis de me familiariser avec le sujet. Il est certain, de mon côté, que l’assistance au suicide assisté serait une bonne solution pour répondre à plusieurs problèmes qui nous hantent toujours. Il serait positif, dans une certaine mesure, de permettre aux gens en phase terminales, maladies chroniques inachevables ou autres cas extrêmes, de prendre la décision de mettre fin à leurs jours et cela ferait partie de notre droit de liberté. C’est clair que le premier ministre Martin ne se voit pas en bonne position pour négocier l’affaire car de son côté il croit que les frais y seraient excessifs, que le système de protection y serait inapproprié et que le Canada s’embarquerait dans une pente dangereuse. 

Je crois que cette pratique, en plus de faire le bonheur des personnes elles-mêmes, serait, après son instauration, d’une économie très avantageuse. De plus, je crois que Paul Martin chambranle à l’idée de prendre une décision. Il est clair que le fait de prendre une décision qui a une chance de se montrer néfaste pour notre société pourrait empirer sa réputation. Pourtant, si nous prenons exemple de nos voisins d’Europe, ce changement ne pourrait que nous avantager. Il reste maintenant à voir si les arguments en faveur pourront vaincre le gros pouvoir lors des prochaines années. Qui sait si je pourrai connaître cette nouvelle ère de mon vivant ?

Charles Boudreau, groupe 3426

 


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