CYBERCAFÉ PHILOSOPHIQUE

TAXE À L'ÉCHEC AU COLLÉGIAL

Réponses reçues :

19 janv.
 L'idée d'instaurer un tel système me semble justifieé si l'on se fie au prix que le système social québécois doit absorber à chaque cours dispensé et au manque d'engagement de certains étudiants.  Mais cette mesure drastique ne résoudrait pas le problème des plus faibles. Si on adaptait cette mesure de façon à ne faire payer que les cours repris (ceux échoués et repris), on aurait d'une part l'effet motivateur escompté du gouvernement québécois et d'autre part, cette pénalité 
serait plus facile à absorber pour ceux qui éprouvent de vraies difficultés.  De plus, on pourrait réduire de moitié cette pénalité, pour la première reprise d'un cours. 

    Ce qui me fait le plus rire lorsque je regarde des mouvements étudiants se révoltant contre des réformes, c'est de reconnaître parmi la foule quelques connaissances qui, est-ce un hasard, sont ceux qui se foutent carrément de leur éducation.  Une manifestation à Québec en pleine semaine? Pas grave! C'est cool faire un voyage à Québec sur le bras de l'asso de mon CEGEP! Voilà la mentalité de plusieurs vis-à-vis leur éducation, exception faite bien sûr d'une faible masse toujours avide de justice et de liberté. 

    Oui je crois qu'il est juste de la part du Ministère de l'éducation d'imposer une taxe à l'échec mais elle ne devrait pas être aussi forte. Des réformes, ca en prend pour mieux contrôler le système.  Partout ailleurs dans ce monde, l'éducation se paie.  Nous, notre contribution personnelle est minime et c'est peut-être cette quasi-gratuité qui est la cause de ce manque d'intérêt qui coûte cher, même très cher. 

Yan Lévesque, groupe 3449

6 février
     À mon humble avis, l'imposition d'une taxe à l'échec représente une bonne motivation pour les étudiants "border line". En effet, dans mon entourage direct se trouvent plusieurs personnes (dont je tairai le nom) qui ont repris et reprennnent leurs cours encore et encore, parfois même, à l'occasion, jusqu'à 4 fois!!! Ces étudiants (s'ils méritent ce nom) coûtent très cher au système et, par ce fait même, mènent le gouvernement à la création de réformes qui affectent par la suite tous 
les étudiants, bons et moins bons. Heureusement, cette dernière politique concoctée par notre bon ami Lucien ne touche que les "sangsues du système" en devenir. 

    Donc, cette politique de taxe à l'échec fait d'une pierre deux coups. En effet, elle freine l'apparition de coupures et réformes supplémentaires qui toucheraient les étudiants qui travaillent pour leurs notes, et elle dame le pion aux incompétents qui vivent au crochet de la société. C'est en quelque sorte une façon de préparer les traîne-la-patte au marché du travail où c'est chacun pour soi et où rien ne vient à nous à moins d'avoir travaillé pour l'obtenir. 

    C'était mon opinion. Je suis conscient d'avoir été choquant, et j'attends avec anticipation les réactions que ce texte (légèrement) intransigeant suscitera. 

Frédéric Mercier-Langevin, groupe 3449

12 février

Pour ma part je suis totalement en accord avec la récente instauration  de la taxe à l'échec. C'est un moyen efficace de combler les coupures  gouvernementales, car qu'on le veuille ou non, l'État-providence: c'est terminé. Pour réduire la dette, le gouvernement coupe dans certains secteurs et jusqu'à quelque peu (soit il y a un peu plus de deux ans), notre ministre de l'éducation Pauline Marois se fait un malin plaisir de couper les subventions au niveau des comissions scolaires, collégial et universitaire. Ne la blâmons pas, c'est son travail! 

    L'idée de faire payer les cours à ceux qui en échouent deux ou plus est plus que brillante. En plus de ramasser des fonds, elle incite (enfin je l'espère) les étudiants à prendre leur rôle au sérieux, à se prendre en main et à essayer (je dis bien essayer) de terminer leur Cégep en moins de 4 ans. J'ai personnellement eu la chance (et quelle chance!) de débourser un rondelet 150$ pour deux cours de 75 heures que j'avais échoués. Un point que je considère positif provient du fait que seul le cours le moins cher nous est chargé. 

    Et même si nous faisons une grève pour démontrer notre mécontentement, la taxe est appliquée et ne sera pas révoquée. J'ai assisté à une réunion de notre organisation scolaire (AGEEC) et elle ressemblait plus à un débat de jeunes rebelles qui trouvent tous les prétextes possibles pour s'obstiner. Évidemment, la réunion, selon moi, n'a pas servi à beaucoup de choses. J'espère que je ne suis pas le seul à penser cela et un message à ceux qui sont en désaccord: si vous ne voulez pas payer vos cours, forcez-vous et grouillez-vous de finir votre cégep! 

David Boudreault, gr 3449

17 mars

Pour répondre à la question à savoir si la taxe à l'échec est une bonne chose, je dirais oui immédiatement même j'ajouterais que c'est une idée géniale.  Il y a beaucoup de jeunes qui viennent au cégep et ne savent pas ce qu'ils vont faire de leur avenir.  La plupart de ses jeunes vont à leurs cours mais s'ils ne passent pas le cours, ils se disent que ce n'est pas tellement grave puisqu'ils vont le reprendre à la prochaine session.  Avec la taxe à l'échec, ces étudiants vont devoir se "grouiller" pour passer leurs cours ou bien pour se trouver une orientation qui les intéressse vraiment.  Cette politique va seulement aider les étudiants à prendre leurs études au sérieux et non venir au cégep pour passer le temps.  Bien sûr, il y a des cas ou les personnes ont vraiment fait leur possible pour passer le cours, mais elles l'on tout de même échoué, ce qui est mon cas la session dernière.  Seulement, nous pouvons dire ques ces étudiants ne sont qu'une minorité.  Donc en terminant, je crois vraiment que la taxe à l'échec est une excellente chose pour forcer les étudiants à  bien réussir.  En tout cas cela fonctionne très bien pour moi.

Mélanie Girard, gr. 3450

10 mai 

Tout d'abord, je crois que la taxe à l'échec qui a été instaurée cette année est une bonne chose.  Elle servira de source de motivation pourles étudiants qui n'accordent pas assez de temps et d'énergie à leurs études.  De plus, on peut remarquer que dans la majorité du temps, cesont toujours les mêmes qui collectionnent les échecs, par manque
d'intêret ou par laisser-aller.  De plus, ceux qui passent de nombreuses années au cégep n'aboutissent malheureusement à rien.  Ils coûtent unesomme faramineuse au ouvernement, donc à la société active.  Toutefois, pour contrer cette forme d'abus, il faut prendre des mesures drastiques qui, malheureusement pénalisent certains étudiants vaillants qui ont dela difficulté dans un cours en particulier.  Néanmoins, qui sont les
étudiants défavorisés; ceux dont les parents financent les études ou ceux qui ont recours au système de prêts et bourses?

Christina Bédard, groupe 3450

20 mai 

Mon opinion sur ce sujet est partagée. Je suis, sur certains points, en  accord avec cette loi. Premièrement, cela motive les élèves à travailler plus fort et à prendre leur étude au sérieux. Un de mes copains en est un bon exemple. À la première session, il a échoué quatre cours. Il a donc payé les trois moins chers, soit 330$. Cela l'a fait revenir sur terre.

Cette session-ci, il s'est pris en main. Il est en voie de réussir tous ses cours. De plus, cela empêche certains étudiants à "s'abonner" au cégep. Je m'explique : ces étudiants viennent au cégep pour faire quelque chose de leur vie, voir du monde ou passer le temps. Ils n'ont pas de but précis et ils ne sont pas sérieux. Naguère, ils pouvaient rester au cégep le temps
qu'ils voulaient sans payer plus cher que les autres. Cela n'est plus possible maintenant et cela fait économiser de l'argent aux contribuables. 

 Par contre, les étudiants qui n'ont pas beaucoup d'argent peuvent être désavantagés par cette loi. Certains font leur gros possible et mettent le temps nécessaire, mais ils ne réussissent pas. Peut-être qu'il faudrait envisager un moyen différent d'évaluer le coût à payer pour les échecs. Ceux qui sont présents à tous leur cours, qui donne leurs travaux et qui donnent l'effort que désire le professeur devraient être mieux considérés queceux qui viennent à un cours sur quatre. 

 Dans l'ensemble, je crois que la taxe à l'échec est une bonne chose. Cependant, il y a des désavantages que le gouvernement devrait considérer. Il pourrait remplacer cette loi par la taxe à l'effort!!! 

      Thierry Desbiens, groupe 3471

MESSAGE DU PROFESSEUR : Pour qu'on puisse apprécier tous les aspects de ce dilemme, j'aurais besoin de points de vue opposés à ceux qui ont été exprimés jusqu'ici sur ce sujet. Y a-t-il des opposants à la taxe à l'échec parmi mes étudiants ? A vous la parole !

Enfin, presque un an plus tard, Hugo Beaulieu et Pierre-Luc Tremblay m'ont parvenir des points de vue différents sur le sujet::



 

14 janvier 1999

Je vous écris juste pour vous dire que votre site est vraiment "minable". Je ne dis pas ça juste pour le plaisir de le faire, mais j'ai des arguments pour approuver ce fait.

Il y a un exemple frappant qui nous prouvent le manque de compétence de celui qui a concu cette page WEB en ne mettants que des exemples de gens qui ne sont plus ou moins concerné par la question. Je dis ça parce que j'ai vraiment été choqué lorsque j'ai lu les critiques des gens envers la taxes à l'echecs. Je suis prêt a gager que 95% des gens qui ont 
répondu a cette question n'ont aucune misère dans aucunes matières. Ce que vous auriez du faire, c'est de laisser la parole à ceux qui sont IMPLIQUÉ et non par une gang qui ne pense qu'à eux. Peut-être que cela a motiver bien du monde cette taxe, mais pardonner moi, mais je suis certain que cette taxes en a démotiver bien plus. Moi même je fais parti de ceux qui ont de la misère, et je dois débourser 220$ ce mois-ci pour continuer les cours.. 220$ qui m'ont été mis à cause du manque de compétence de certains profs qui m'ont ammené a l'echec. Un prof m'as même insité a lâcher un cour même si je pouvais le réussir.. Si la taxe 
à l'echec est un moyen de prévenir les echecs, et bien je trouve que ça démoralise de plus en plus de jeune, qui se suicideront probablement à cause qu'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils ne peuvent plus payer leur loyer à cause qu'ils auront payer la MAUDITE TAXE A L'ECHEC parce qu'ils ne veulent pas rester sur le Bien être Social pour toute leur vie.

Juste un petit mot à David Boudreault qui a écrit ça : "[...] message à ceux qui sont en désaccord: si vous ne voulez pas payer vos cours, forcez-vous et grouillez-vous de finir votre cégep!"--> J'aurais honte de dire ça à ta place puisqu'il y a plein de monde qui se forcent pour avoir leur 60% dans certaine matières tel que le français, la philosophie, l'anglais.. pensez vous qu'une personne peut réussir a avoir 60% dans toutes les matières a la fois?non bien sur que non, et ceux qui pensent le contraire te ressemble 
David, ce sont de gens qui ne pensent qu'à leur petit "MOI" et qui ne se soucient pas des autres, je dirais même en bon français québécois qu'ils s'en calissent carément. La maudite phrase FORCEZ-VOUS j'aimerais bien que tu te la $/%/ dans le rectum (excusé moi mon langage vulgaire), mais cette phrase ne confirme que le fait que vous ne soyez qu'une gang de cheap qui ne pense qu'à soi.

j'aimerais déplorer un dernier fait, un fait qui me touche particulièrement. Moi je suis en informatique, j'ai des notes dans les 80-95% dans tout ce qui a trait à l'informatique, mais dans les autres cours j'ai de la misère a avoir mon 60%. Moi j'aurais aimé aller a l'Université, mais je ne pourrai pas a cause que la taxes a l'echec me ruine et parce que je n'aurai pas assez d'argent de mes économies pour y aller.. si le gouvernement veulent des gens sur le Bien-être, ils vont en avoir!!!

Un Jeune révolté
P.S : Pardonnez moi pour les fautes de français. JE SUIS PAS BON EN 
FRANÇAIS PIS YA AUCUN PROF QUI PEUT CHANGER ÇA!!!

3 mars 1999
 

Pour ma part, je crois qu'il est justifié d'avoir un position partagée sur cette question. Il est vrai que certains étudiants se plantent à maintes reprises dans leurs cours par manque de motivation. Il est aussi vrai qu'une solution serait de mise pour pallier à cette démotivation, 
mais est-ce la bonne? 

Je suis étudiant au Cégep du Vieux Montréal, un Cégep où une majorité d'étudiants travaillent afin de subventionner leurs études. Certains d'entres eux, et pour cause, se démotivent de leurs études parce qu'ils ont un emploi du temps très chargé. Cette surcharge(qui, d'après moi, ne devrait nullement exister dans notre "belle" société) les amène tout droit au stress (une des causes de ces démotivations). Par exemple, imaginons le gars qui travaille, qui n'est pas particulièrement doué à l'école, qui a un appartement et qui arrive juste dans ses comptes (ce n'est pas moi). Ce gars est déjà désavantagé de par son stress chronique...il se fait imposer une nouvelle taxe! Cet exemple est certes non représentatif de l'ensemble des étudiants, mais tout de même, il en représente une partie. C'est au nom de cette partie,sans cesse laisée par notre "belle" société, qu'il faut contester ce moyen de motivation par le stress. Ce stress que les mieux nantis n'éprouveront pas car ils en ont les moyens. Trouvons un autre moyen (plus radical) et laissons toutes ls chances possibles à ceux qui veulent. Taxons plutôt où est l'argent! Merci.

    Pierre-Luc Tremblay,étudiant en sciences humaines

Ps.:pour le dernier propos: Http://www.attac.org
 


 

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