QUESTION DU 15 AU 21 NOVEMBRE
Quelles réflexions vous a suggérées le documentaire War Babies ?
Réponses reçues :
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War
Babies Tout d’abord, contrairement à ce que je croyais, j’ai particulièrement apprécié ce film. Je ne m’attendais pas à trouver ça aussi intéressant. Par contre j’ai été un peu surprise par les images de violence qu’il contenait, mais ça apportait plus de poids au contexte. Nous ne croyons toujours que ce qui se passe ailleurs ne nous touche pas ou encore que cela ne nous regarde pas mais en voyant un tel film, nous ne pouvons pas demeurer insensible face à une aussi grande souffrance. Comment autant de femmes peuvent-elles subir un sort aussi atroce? Plusieurs femmes ont témoigné devant la caméra pour ce film. Qu’elles proviennent du Bangladesh, du Rwanda, du Nicaragua, du Japon ou encore de la Bosnie, il y a un mot qui revient constamment dans chacun des témoignages : la honte. Toutes ces femmes vivent dans la honte. Certaines d’entre elles se sont malgré tout établies, mais elles vivent avec ce sentiment de honte tous les jours. Elles n’ont pas que subi de la violence physique par ces viols, mais aussi une grande violence mentale. La fille de l’une d’entre elles doit même prendre plusieurs pilules par jour pour fonctionner un peu plus normalement. Ces femmes n’ont plus vraiment de qualité de vie. Au Rwanda, plus de 20 000 à 50 000 femmes, je crois, ont été violées. Au Nicaragua, c’est tout près de 200 000 femmes. Comment peuvent-elles se défendre quand elles sont acculées dans un coin tout en étant entourées de soldats les menaçant autant avec des paroles qu’avec leurs armes? Le viol pour les soldats est
souvent vu comme une arme ou encore certains le voient comme un moyen de
vengeance. Une femme de la Bosnie, racontait que certaines femmes qui ont
été violées provoquaient leur avortement en prenant une multitude de médicaments
et même en y ajoutant des herbes empoisonnées. Elles sont tellement désespérées
qu’elles veulent s’en débarrasser à tout prix. C’est vraiment
atroce. Par la suite, cette même femme est finalement tombée enceinte de
son présent mari. Mais elle éprouve encore tellement de haine envers ce
qu’elle a vécue qu’elle bat son enfant parfois même jusqu’au sang.
Il n’est pourtant pas la cause de tout ce grabuge. Certaines des femmes
avortent, d’autres donnent leur enfant en adoption, mais celles qui décident
de garder cet enfant, sont pour la plupart ostracisées. L’équipe de réalisation
est allée rencontrer quelques-uns de ces soldats maintenant, pour
certains d’entre eux, des prisonniers, et aucun n’a voulu affirmer
qu’il avait violé ces femmes. Ryan, un enfant né de la guerre du
Bangladesh et qui fût adopté par un couple de canadiens, retourne dans
son pays natal et tente d’aider ces femmes mais ses tentatives sont
vaines. Le gouvernement du pays ne veut en aucun cas rouvrir ce dossier
qui soit dit en passant est un sujet pour le moins tabou dans ce pays
comme partout ailleurs. Une mère du Bangladesh a même vu ses enfants et
son mari tués et jetés à l’eau devant ses yeux. C’est absolument
inimaginable de faire des choses de la sorte. On voyait des corps flotter
dans la rivière. Malheureusement, ces femmes et les enfants nés de ces
unions involontaires sont désormais marqués à vie. Aucun d’eux
ne peut maintenant vivre pleinement heureux. Depuis la parution de ce
film, certaines mesures ont été prises, mais tout ça ne redonnera
jamais à ces personnes la vie de famille qu’elles ont jadis connue et
finalement perdue. Mais espérons seulement qu’il y aura moins de ces
crimes sordides lors des guerres à venir… Julie Jean,
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