Étape 13ESPAÑOLMardi 2 octobre (León - Rabanal) Je retourne une dernière fois chez les bénédictines, prendre le déjeuner avec Charo, Raquel et Pierre, toujours aussi accueillants. Charo me dit que ça lui plaît de me revoir, plutôt que de me voir disparaître vers l'Ouest comme tous les autres, dès le lendemain matin. La sortie de la ville me semble interminable et ennuyante, j'espère que c'est mieux sur le chemin des pèlerins à pied
Puente
de Hospital de Órbigo
Première halte, Hospital de Órbigo, où il y a un pont gothique très long, partiellement reconstruit plusieurs fois mais qui garde toujours son aspect médiéval. Je demande à un passant de prendre une photo de moi, car j'en ai très peu jusqu'à présent. Et puis, il faut bien prouver que je n'ai pas tout inventé en me servant des récits et des photos d'autres personnes! Deuxième halte, Astorga, beaucoup trop courte pour ce qu'il y a à voir. La prochaine fois, je m'y arrêterai plus longuement. Je ne veux pas m'arrêter ici pour la nuit, car mes journées sont comptées, mais je sens que je ne rends pas justice à la ville. La cathédrale possède des voûtes d'une grande beauté, élégantes et très hautes. J'examine le palais de Gaudi de l'extérieur, tentant d'y retrouver la merveilleuse folie que j'ai vue à Barcelone. entando descubrir la locura que he admirado tanto en Barcelona.
Je devais passer par Santa Catalina de Somoza et El Ganso, mais je n'ai pas trouvé le chemin, et j'ai plutôt passé par Santa Colomba de Somoza, aussi très charmant. Le temps: pendant plusieurs jours, ciel variable. Soleil, cumulus, nimbus, vent fort du sud qui fait changer l'aspect du ciel toutes les cinq minutes. C'est tout un spectacle. Le paysage et la flore changent aussi très rapidement. Une des plus belles journées de toutes. À Rabanal, l'auberge gérée par la britannique Confraternity
of Saint-James est pleine; je vais au Hostal del Pilar, recommandé
par Ales. L'hospitalière est enjouée, affable et serviable.
Je rencontre Damián et Fernando, que j'avais connus à Sahagún;
je vais souper avec eux. Le pauvre Fernando a des ampoules plein les pieds
et il marche comme un petit vieux, mais il est décidé à
continuer. |