Au
plus profond des mots
Où les mots ne sont plus
Que leurs propres fantômes
Et
les mots terre et pluie
Ne
nomment qu'eux-mêmes,
Éperdument
rivés à la tâche
De fouiller, jusqu'à en être cois.
Il fait trop clair et trop léger
Dans
de creux d'inconnu
Et
je ne sais plus
Si l'ombre et le bonheur
Et
la pomme sur la table
M'appartiennent encore,
Ni
quel autre langage
Au-delà pourrait naître
Pour dire combien j'étais seul
Et
proche de disparaître
En
prononçant ces mots.