Comme un malheur l'enfant s'ennuie
L'ennui pleure comme un enfant.
La liberté désire mourir
Parce qu'elle s'ennuie de l'essentiel.
L'impatience du fiancé
Voudrait bâtir le rendez-vous
De la nostalgie du divin
Qu'elle porte au cœur de la vie.
Sur les sentiers de la souffrance
Chemine le vieillissement :
Il recueille les fleurs fanées
Et s'en fait un bouquet de paix.
L'angoisse du soleil intérieur
Passionne l'épuisement
Des émotions qui grugent et saccagent
La forteresse par le dedans.
La lumière cerne les souffrances
Et ombrage autour de nos joies
Pour que réussites et échecs
Se raccordent avec la vie.
Des profondeurs trop créatrices
Jaillit l'harmonie d'unité
Où l'âme, le corps et l'esprit
Tissent une rencontre vivante.
Paul Beaupré