Et il coule le fleuve, immuablement fidèle,
Vers l'estuaire qui va épouser l'océan -
Emportant avec lui les souvenirs d'antan,
Débris qui flotteront au fond des archipels.


Les larmes de Margot, venues de la Rochelle,
Et qu'elle avait pleurées un grand soir de jusant -
Accosteront peut-être un jour, et par grand vent
Dans une île lointaine aux beautés éternelles.


Partis d'un petit ru et devenus grands fleuves,
Ils sont tous emportés par les flots qui se meuvent -
Transporteurs permanents de bouteille à la mer.


Que donnera demain cette hyper farandole ?
Le bon cap sera t-il encor dans nos boussoles
Pour nous guider là-bas jusqu'au diable vauvert ?

Denis Germain

Merci pour ce beau poème!

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