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Le fil de l'eau se dissout dans la brume Pour mieux aimer le feuillage et l'insecte. Sa sœur la lune accompagne ses pas, La luciole est sa seule musique.
Il est parti, la ville sur son dos. Il a rejoint sans la mort l'autre monde, La face exquise oubliée à l'aurore Par un troupeau d'aveugles obstinés.
Lui contemplait l'infinité des astres Dans le grand jour-suis-je reinette ou grive? Ou bien fendait le monde comme un œuf Pour contempler ses secrètes pensées.
Il respirait l'arôme du pourquoi Et, la saveur de l'homme sur la langue, Il mûrissait les blés de son regard Pour se baigner dans leur immensité
Cueillons, cueillons des roses de cristal Pour percevoir les saisons qui s'échappent Lui qui durait comme pointe de flèche Perce pour nous les secrets du grand jour. Robert Sabatier Créations©Jovie 2001
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