28.2.02

Jean-Philippe vous parle de sa vie :
Je pourrais être un bon designer graphique mais je n'en ai tellement pas envie. Des concepts de la mort, je peux vous en vomir à la tonne, mais me demander de les réaliser, physiquement... de passer des heures à manipuler photoshop et illustrator, c'est tellement pénible. Une idée, une fois imaginée, existe. Mes projets de cette session sont déjà tous là, dans ma tête. Je n'ai pas envie de les faire : perte de temps.

Mes collègues me disent : ce n'est pas grave si tu n'aimes pas réaliser des projets, tu pourras être directeur artistique, diriger les autres pour qu'ils les réalisent à ta place. Mais voilà : je ne veux diriger personne. Je ne veux pas faire faire ma besogne par d'autres. Individualiste forcené : je veux créer seul!

Trop contradictoire : vouloir tout faire seul, mais ne vouloir rien faire soi-même!

J'en suis au stade où je me vautre dans la procrastination totale et je suis mort de rire. Aucune culpabilité. J'ai la semaine au complet pour faire mon projet! On fera ça dimanche soir! Ha ha ha! Je suis là dans ma chambre le sourire fendu jusqu'aux oreilles, à faire la grimace de ma liste de chose «à faire»! Et j'écoute des tounes de Megaman 4 à la place!

C'est épouvantable comme je n'aime pas FAIRE quelque chose, de concret. Surtout quelque chose qui provient d'une demande extérieure. Et c'est épouvantable comme je m'en fiche de plus en plus.

C'est la force de ma paresse qui me conduit à l'écriture. L'écriture est la seule mise en forme qui m'intéresse, la seule qui ne soit pas un effort mais un besoin.

Mais bon... comme toujours, je vais tout faire à la dernière minute et m'en sortir honorablement. Et ça ne paraîtra pas que j'ai tout torché. Je suis passé maître dans l'art de botcher des travaux sans que ça paraisse. Je l'ai fait toute ma vie.

C'est peut-être ce que j'ai appris de plus utile à l'école.

5:32 PM

The INTP may have a problem with self-aggrandizement and social rebellion, which will interfere with their creative potential.

Mouhaha! I'm the king of the world, fuck society, destroy!

3:43 PM

Tabouère! Hier soir, je pense écrire un petit quelque chose, puis oops je me réveille, il est quatre heures du matin, et j'ai fini un texte d'anomalie encore. Je ne contrôle plus rien, c'est un cas de possession! Who ya gonna call? Ghostbusters! Résultat : «Introspection», encore un texte de frustré de la vie. Mais quelqu'un va-t-il lui donner du Ritalin pour qu'il se calme, ce petit garçon? Wouf!

J'ai aussi terminé un autre livre. Dans «l'Océantume» de Réjean Ducharme, il se passe toute sortes de choses, il y a moins de disgressions pour me retenir, alors j'accroche moins, je passe un peu tout droit. Le langage est toujours aussi inventif et beau, mais je ne peux pas dire que j'ai vraiment aimé. Étrange, parce que «Le nez qui voque», publié juste avant, m'a secoué à toutes les pages, me brassait comme si j'étais dans la laveuse, alors que j'ai traversé «L'Océantume» comme on traverse un poème : on en ressort avec des impressions mais aucun souvenir. Autre que celui que c'était foutuement bien écrit. Mais de quoi ça parlait?

12:38 PM

26.2.02

Un confrère INTP me disait : «Je soupçonne que l'inquisition à fait du nettoyage génétique sur le profil INTP... ça porte à l'hérésie.» S'il y a une composante génétique à la personnalité, c'est fort possible. Aujourd'hui nous sommes moins d'un pourcent de la population. Gloups.

10:41 PM

C'est bien quand des gens s'occupent de réaliser nos rêves à notre place, ça fait moins de travail. Je viens de tomber sur Project X, un groupe qui s'occupe à réaliser des versions rock de la musique de Megaman 3! Toute mon adolescence j'ai rêvé de me partir un groupe, seulement dans le but de jouer «Spark Man» et voilà que je l'entends exactement comme je l'avais imaginé! «Intro», «Stage Select», «Top Man» sont pas mal aussi!

Pour autres nostalgiques de musique de NES, voyez le répertoire de .nsf à Zophar.net.

Et j'en profite pour dire que je ne pense pas avoir entendue une meilleure musique (dans l'univers?) depuis «Dr.Wily Castle level 1» de Megaman 2...

1:01 PM

25.2.02

Manipulations de photos d'Immortal plutôt comiques.

4:02 PM

J'enfile les livres comme d'autres enfilent les... ahem. J'ai été attiré par le titre de ce livre, «Le dégoût du bonheur» de Mélika Abdelmoumen, parce qu'il me fait penser à la fameuse trilogie annoncée dans le métro. Je trouvais ça habile, comme titre. Ça m'effraie toujours un peu de lire de l'auto-fiction contemporaine écrite par une demoiselle (arabo-saguenéenne dans ce cas). Parce que plonger dans le psyché d'une fille fuckée, c'est pas toujours de tout repos. Je me sens plus dépaysé que dans le plus étrange des romans de SF. Mais c'est instructif, pour le scientifique en moi qui veut «comprendre la femme», même si personne n'y est jamais arrivé. Bordel que vous êtes compliquées! C'est aussi un roman touchant. Le style est vraiment cru et direct, cette fille dit la vérité sur elle-même, ce que j'admire.

2:48 AM

24.2.02

Je viens de voir le film de Pink Floyd, The Wall. Il était temps, non? Je n'ai rien de bien intelligent à dire sur le sujet autre que j'ai aimé ça, particulièrement les passages en animation, qui sont extrêmement bien faits.

11:05 PM

C'est la semaine de lecture, alors je lis.

Je disais récemment que les évènements d'un livre passent tout droits pour moi, et puis voilà que je lis Réjean Ducharme. Justement, il ne se passe pratiquement rien, en terme d'action, dans ses romans. «Le nez qui voque» est à 90% une grande disgression. Et c'est parfaitement passionnant comme ça.

Je remarque le thème principal des romans de Ducharme : le passage de l'enfance à l'âge adulte. Et c'est quelque chose qui me touche beaucoup, parce que je suis devenu un adulte et je ne l'accepte pas encore, on dirait. Je suis retardé, je m'auto-retarde. Je repousse ma vie d'adulte plus tard, en avant. Pas tout suite. (Enfin je pourrais élaborer, mais je peux dire ceci : je ne suis pas dupe de mes propres tactiques, et en plus, je persiste. Et je suis de plus en plus heureux de le faire).

Voici l'effet de tout les livres que j'ai lu depuis le mois de décembre : «Ah tiens on a le droit d'écrire comme ça?». Lire ne m'apprends pas comment écrire, lire m'apprends qu'on peut écrire de toutes sortes de façon, il n'y a pas de recettes. Les règles servent à être brisées. Plus je lis et plus je désapprends ce que je croyais savoir sur la littérature. Plus je vois qu'on a tout les droits. On se donne les droits qu'on veut.

Je vois que les livres que j'aime maintenant, je ne les aurais pas aimé avant et les livres que j'aimais avant, j'aurais bien de la difficulté à les aimer maintenant. Mon principe d'accumulation ne s'applique peut-être pas dans ce cas. Autrement dit j'ai pas lu un livre de SF depuis une éternité, et je me demande si je serais capable d'y revenir. Ça m'attriste un peu.

J'ai pensé écrire quelque chose, inspiré par la super page 20 du nez qui voque, mais ça serait inutile : tout est déjà là. J'ai recopié le passage au complet, voyez. C'est profond en simonaque.

8:25 PM

23.2.02

«De toute façon on n'aime pas les après-midi. On trouve que c'est une période de la journée catégoriquement inutile et superflue. Si on faisait nous mêmes les jours, on les ferait noirs d'un bout à l'autre.»
Réjean Ducharme, L'hiver de force

3:23 PM

22.2.02

J'ai enfin mis la main sur le nouvel album d'Immortal! «Sons of northern darkness», un autre blizzard glacial, des chansons aux titres éloquents comme «In my kingdom cold», «Antarctica» (amoureusement dédié au continent de glace) et «Beyond the north waves» (leur première chanson viking!) Pas vraiment de surprises, c'est semblables à leurs deux derniers albums, c'est un dire un très solide mélange de death/black, structures de chansons plutôt épiques, avec des paroles qui exhaltent le gel démoniaque de toute sorte de façons très subtiles. Blashyrkh, grimness, mountains, permafrost, demons, etc. Sans oublier la sympathique couvertures avec nos trois guerriers nordiques bardés de piquants, munis de divers instruments médiévaux contondants, en corpsepaint, bien sûr. C'est très metull, et à première écoute, fort satisfaisant. En février, une dose de verglas métallique, c'est toujours bienvenue.

11:42 PM

21.2.02

Je ne devrais pas trop parler contre le travail technique ou manuel, il n'y a rien de tel pour se vider l'esprit. Parfois c'est nécessaire. Je viens de réunir quelques-uns de mes dessins des deux derniers mois sur un petit site, comme la dernière fois. 25 nouvelles images!

7:18 PM

C'est bien d'avoir des amis qui vont te chercher des films bizarres. Chercher pas mal loin. Ce soir j'ai vu «Avalon», du réalisateur japonais Mamoru Oshii (le même que Ghost in the Shell, que je n'ai pas vu). Ce n'est pas un anime, c'est un vrai film, tourné en Pologne, en polonais! Du cyberpunk japonais en polonais, imaginez le mélange! Visuellement c'est très beau, les effets sont exceptionnels, la musique est superbe, mais l'histoire est très ennuyante, à notre humble avis. C'est un paquet de clichés cyberpunk dans un monde terne. Mais ce n'est pas grave : quand on embarque pas dans un film, on peut en profiter pour débiter des niaiseries. C'est brun la pologne.

1:04 AM

20.2.02

Il y a des gens qui semblent renier ce qu'ils étaient dans le passé. Ce qu'ils aimaient, surtout. Ils ridiculisent la musique qu'ils écoutaient durant les années 80 (New kids on the block, hein?), les livres qu'ils lisaient, les émissions de télé qu'ils regardaient, les films qu'ils aimaient. Habituellement, les goûts de ces gens sont conformes à la dernière mode - quand la mode change il est impératif de renier celle d'avant. Comme si leurs goûts actuels devaient absolument écraser les anciens.

Ce n'est pas mon cas. Moi c'est plutôt par accumulation que je fonctionne. Je ne cesse jamais d'aimer ce que j'ai aimé dans le passé. Oh, bien sûr, mes intérêts changent, j'explore autre chose, je vais ailleurs, j'oublie un peu, mais je ne renie rien. Je ne renie pas spirou et fantasio, les livres dont vous êtes le héros, zak mckracken au commodore 64, albator, iron maiden, les transformers, le scrameustache, bad religion, final fantasy, metallica, dragon warrior, star wars, dragon ball z, blind guardian, megaman, tolkien, helloween, lovecraft, the wheel of time, elric of melniboné, les schtroumpfs, et j'en passe. Tout cela fait partie de moi, et j'ai du passer par là pour arriver jusqu'ici. C'est mes racines. Je ne renie rien.

1:12 AM

Je n'arrête pas de me faire demander, quand on voit mes dessins ces temps-ci, si je fais de la BD.

Et voilà que je me rends compte que la BD à complètement quitté mon esprit. Je n'y pense plus, je n'y rêve plus. Enfant, j'en dévorais, j'en dessinais à la tonne (18 aventures de Super-Tell, L'aventure de 200 pages de Morlock inachevée...). Mon idole était André Franquin. Qu'est-ce qui s'est passé?

Il y a quelques semaines, je parlais justement de BDs avec un ami qui adorait comme par hasard les même trois séries que moi, enfant : «Spirou et Fantasio», «Le Scrameustache» et «Les petites hommes»! Et nous voilà à discuter quels sont les meilleurs épisodes, les vieux Spirou avec Zorglub, «Virus», «La vallée des bannis», le traumatisant «Le dernier des petits hommes», «D'où viens-tu Scrameustache» et autres classiques...

Et la question : qu'est-ce qui se passe avec Spirou? Le dernier album publié avait tenté de le rendre plus moderne en changeant radicalement le style, mais plus rien d'autre n'a été publié depuis. Est-ce que Spirou est mort? Est-ce que ces hideux dessins-animés l'ont tué?

En fait je n'en sais rien. Je n'ai même pas lu «Machine qui rêve». Je ne sais même plus ce qui arrive aux héros de mon enfance, c'est tout de même grave! Une visite sur une page web m'apprends qu'il y a 10 albums des petits hommes de parus depuis que j'ai arrêté de les lire! DIX!!! Argh! Et au moins 5 Scrameustaches, aussi.

Notre conversation a finalement divergé vers des BDs plus matures, comme «L'Incal» de Moëbius et Jodorowski (je n'ai pas lu «Après l'incal» encore!), «La quête de l'oiseau du temps» de Letendre et Loisel et finalement Bilal, la trilogie Nikopol, tout ça...

F***, j'aimais vraiment ça, la bande-dessinée.

1:06 AM

19.2.02

Je suis tombé sur un petit livre très intéressant, «L'art d'avoir toujours raison» de Schopenhauer. (collection Mille-et-une-nuit, environ 3$). Je suis immédiatement fasciné, il rejoint la liste des philosophes que je trouve les plus intriguants avec Nietzsche.

Le bouquin explique que la logique et la dialectique sont deux choses très différentes, autrement dit la vérité objective et avoir raison lors d'une controverse n'ont rien à voir. La dialectique est une joute intellectuelle où l'important est d'avoir toujours raison, et non pas de chercher la vérité. Ce livre étudie les différents stratagèmes que l'on peut utiliser pour avoir raison, à la fois pour les utiliser soi-même et pour réduire à néant les attaques des autres. Enfin de la philosophie pratique et applicable dans la vie de tout les jours!

«Stratagème 34. Un tour pendable consiste, quand il a répondu à plusieurs questions sans que ses réponses soient allées dans le sens de la conclusion vers laquelle nous tendons, à déclarer qu'ainsi la déduction à laquelle on voulait aboutir est prouvée, bien qu'elle n'en résulte aucunement, et à le prononcer triomphalement. Si l'adversaire est timide ou stupide et qu'on a soi-même beaucoup d'audace et une bonne voix, cela peut très bien marcher. Cela relève du fallacia non causae ut causae (faire passer pour une raison ce qui n'en est pas une).»

Schopenhauer est reconnu comme un philosophe sombre et désespéré, mais pourtant ce petit livre respire d'un espèce de joyeux cynisme. Comprendre ce qui se passe m'aidera sûrement à ne plus grimper dans les rideaux aussi vite, lors d'une dispute.

Et en plus, tout le monde veut avoir raison, non?

10:31 PM

Il faut effacer les traces de ses erreurs de jeunesse, pour ne pas risquer qu'elles soient utilisées contre soi. Alors je vais bientôt retirer du net les aventures de Gnorfe, c'est votre dernière chance de lire ces absurdes conneries au style plus que douteux. Voir «Mes autres textes», sur le côté.

12:30 AM

18.2.02

J'ai fini ce livre dont je n'arrête pas de parler (parce que je n'arrêtais pas de le lire), en cette journée où il fallait que j'écoute Katatonia. C'était comme une couple de taloches bien solides (le livre, pas Katatonia.) Avec ça je réalise qu'il y a tellement de sujets importants, vitaux, auxquels je n'ai jamais réfléchis encore. La famille, le mariage, l'avortement, la guerre. Normal, pourrais-t-on dire, puisque ça n'a aucun lien avec mon expérience. Mais ça ne devrait pas être une excuse. Je vais devoir y penser. Voir ce que j'aurais à dire là-dessus, moi aussi.

11:57 PM

Jouer des chansons qui existent déjà, c'est comme dessiner des personnages déjà existants, comme refaire un film plan par plan, comme réécrire un livre déjà écrit. C'est comme être quelqu'un d'autre. L'interprétation ça ne m'intéresse pas.

1:33 AM

17.2.02

Finalement ce ne sont pas toutes les traductions qui sont mauvaises. Le Seigneur des anneaux en français est très bien fait, je trouve. Fort honorable. Je l'ai aimé encore plus la deuxième fois. C'est émouvant, perdre Gandalf.

8:53 PM

Mise à jour d'anomalie. Celui là est inspiré d'idées du nouveau Moutier, mais surtout d'une grande théorie surgie de nul part lors d'une conversation hier. C'est pas mal les conversations, j'écoute ce qu'on dit, je prends des note et je réécris ça ensuite. Les gens, c'est comme des livres, dans le fond.

Ça s'en vient pas mal «manuel de croissance personnelle» mon affaire. C'est parfait comme ça. Et aussi, j'ai commencé à intégrer de la réalité là-dedans, comme exemple. Vous verrez. Et la version apocalyptique?

Une autre fois, là je tire la plogue et je retourne voir le Seigneur des anneaux.

3:26 PM

Je parle pas souvent cinéma : c'est parce que je n'y vais plus souvent. Rien ne m'intéresse vraiment en ce moment. Du moins pas autant qu'un bouquin. Pourtant ce soir j'ai vu Monster's Ball et c'était un bon film. Seul problème, je l'ai vu en français. Est-ce que c'est moi où les traductions deviennent de plus en plus insupportables? Je trouves ça terriblement agaçant; personne ne parle français ainsi, nul part sur terre, c'est un français international qui n'existe pas, ça rends tout très inauthentique. Je n'y crois plus. Avec tout ça je ne me sens pas apte à critiquer le film, comment je pourrais critiquer la performance des acteurs sans entendre leur vraie voix? Ou peut-être aussi que j'avais la tête ailleurs, j'ai eu un mal terrible à entrer dans l'histoire - c'est ce qui arrive quand on me déconnecte en plein milieu de l'écriture d'un texte anomalien.

12:29 AM

16.2.02

Beaucoup de choses me marquent dans «Pour une éthique urbaine» et j'ai envie d'en parler même si je n'ai pas terminé. On va y aller par fragments pour ne pas abuser.

D'abord «J'ai vu quelque chose d'atroce une fois dans ma vie» fait peur. Pour vrai.

Dans «Pareil à moi quand je parle» : «Le simple fait de parler, ici, au Québec, dérange. De quelqu'un qui parle, ou qui a quelque chose à émettre, on dit qu'il se prend pour un autre, qui n'est là qu'une tête enflée, comme s'il fallait avoir la tête enflée pour avoir quelque chose à dire.» p.125

Moi aussi, j'aime parler. Souvent je ne dis rien, je me retire dans mon coin, mais je n'aime pas ça. J'aime parler. D'ailleurs il faut faire attention parce que lorsque je suis parti, je suis difficile à arrêter - si vous pensez que ce que j'écris se rapproche de la logorhée, il faudrait me voir en direct. Et c'est encore pire après 3-4 bières.

Ce qu'il décrit dans ce texte, je l'ai remarqué toute ma vie. On m'a trop fait comprendre que quand je parle, je ne suis qu'un maudit égocentrique. Parce que j'ose dire des choses graves. Parce que j'ose parler vrai. Ça dérange, on aime pas ça, on aimerait mieux que je prenne mon trou. Dans le passé, je me suis souvent abstenu, pour ne pas choquer. Mais j'ai décidé que c'était fini récemment, et même si j'ai souvent droit à des sourcils froncés et des malaises, je ne m'en prive pas. «Il est peut-être impossible d'exister autrement qu'en parlant.»

J'aime aussi entendre ce que les autres ont à dire. Leurs vraies idées, le fond de leur pensée. Le blabla superficiel n'a aucun intérêt. Si nous ne sommes pas capable de dire ce que nous sommes, aux yeux des autres, c'est simple : nous n'existons pas.

«Tous les dépressifs, à mon avis, sont des gens qui ne disent pas ce qu'ils ont à dire. Il se l'interdisent. Ils ne s'en donnent pas la permission.»

Parlez!

8:30 PM

15.2.02

Le problème d'être Akhalatabarnakh de Northwood Ice Pentagrams, ce n'est pas seulement de continuer à reçevoir des demandes d'interview de très sérieux webzines hongrois qui n'ont pas compris 5 ans plus tard que c'est une farce, mais c'est surtout de rester pogné avec des riffs laids dans la tête, qu'on a nous-même enregistré «pour s'amuser» mais qui finalement deviennent indélogeables. Catchy comme c'est pas permis de l'être. Je suis affligé, oh pauvre de moi implorant votre pitié.

Je fouillais dans mes backups et je suis tombé sur des paroles northwoodiennes. Je réalise que rien de tout cela n'a été publié sur le net, c'est une grande perte pour tous dans le monde libre. Alors en attendant que je me décide à refaire la page, j'ai mis dans un fichier un bout d'interview perdu et le tracklist des albums 3,4,5,6 de NIP, le(s) fan(s) et les webzines hongrois apprécierons, j'espère.

Popcorn, nachos, hotdogs, skittles, gatorade, pepsi, 7up, whatever
Suffocate on it and die, fucking bastards!

-Into the jaws of the paramount, part II

10:38 PM

Le meilleur des cinq. Oui, je suis d'accord. «Pour une éthique urbaine» de Maxime-Olivier Moutier est une mission réussie.

Je n'ai pas terminé, je commence à peine, mais déjà je suis secoué : «Suzanne Hommel» est d'une vérité qui fait mal, je n'aurais jamais osé avouer ce genre de chose, j'ai encore du chemin à faire, vers l'honnêté et la vérité que je vise tant. Ce texte là m'a sérieusement touché (voir ébranlé). Surtout que ce qu'il décrit est l'inverse d'un délire que j'ai écrit récemment, et que j'avais jugé «non-publiable sur le net», sans trop savoir pourquoi. Là je le sais : c'est parce que c'était faux. On s'en fait croire, des choses.

J'ai décidé d'arrêter ici pour l'instant, Moutier est meilleur lu lentement. Je vais en reparler. En attendant, il y a du nouveau sur la page de l'effet pourpre, ça vaut la peine d'aller voir.

10:11 PM

J'ai rétabli l'ancien système de commentaire, ce qui nous fait perdre les messages des derniers jours, mais tant pis.

10:21 AM

14.2.02

1:22 PM

12.2.02

Oui j'ai aimé «L'avalée des avalées» de Réjean Ducharme mais je viens de finir «L'hiver de force» et... ... ... pas de mots. Fuck! C'est trop... ... !!! C'est chiant les superlatifs hein? Disons que la langage est d'une fluidité et d'une beauté incroyable [un superlatif; c'est un réflexe]. C'est drôle que les Français trouvent ce livre exotique. On parle et on pense comme ça ici. Enfin, en 1973, mais ça n'a pas trop changé, à ce que je constate. Le vide était là aussi il y a trente ans. Il est juste plus facile à remplir maintenant avec l'internulle et la télé par satellite qui réparti et dilue le vide sur toujours plus de chaînes, 24 heures sur 24! (J'en sais quelque chose ma mouman à gagné un système Starchoice : une jolie merde). Je disgresse. Réjean Ducharme a un style vilbrequin qui me perce et je coule.

J'ai noté plein de choses dans ce livre, de longs passages, des fois j'aurais voulu arracher des pages, des paragraphe, tiens : voler le livre au complet. J'vais avoir besoin de ma copie personnelle. Pourquoi on m'a pas fait lire ça à l'école au lieu du soporifique «Bonheur d'occasion»? Du lancinant «Le libraire»?

«L'hiver de force» vient d'être adapté au théâtre et j'ai manqué ça (bien oui j'aime ça moi le théâtre même si j'y vais jamais). Dommage, mais ils sont à Paris maintenant, alors mes nombreux (?) lecteurs Français, allez-y. Go.

Je pense qu'écrire un roman, ce ne sera pas pour tout de suite. Je suis trop influencé par ce que je lis. Chaque livre est une surprise qui me vire à l'envers. Il y a trop de façon surprenantes d'écrire pour que je puisse trouver la mienne encore. Éventuellement, oui, c'est sûr. Pas là.

9:41 PM

J'sais pas ce qui se passe il me vient sans arrêt des aphorismes dans le métro. Et dans l'autobus aussi des fois. Ou en marchant. Apophtegmes darnziaquiens :
«Je n'ai pas de discipline, j'ai mieux : des obsessions.»
C'est une justification de la procrastination. Pour moi ça ne signifie pas seulement «remettre à plus tard ce qu'on peut faire aujourd'hui» mais aussi «faire maintenant ce qui m'obsède à moins d'être contraint par la dernière minute de faire autre chose d'urgent». Comme en ce moment je devrais vraiment aller me coucher, grosse journée demain. Pourtant je suis obsédé par ce que je suis en train d'écrire.

«Je veux la liberté et pourtant je m'encage la tête dans des mondes fermés.»
Ce qui n'est pas du tout mystique, ça veut seulement dire qu'avec un cache-cou dans le visage, ça fait de la brume dans mes lunettes, et avec des écouteurs qui crachent Autechre à pleines oreilles, et bien je ne vois rien et je n'entends rien et je pourrais bien me faire rentrer dedans par un char dans la rue glacée en revenant chez moi, ou juste me péter la fiole en glissant (parce que c'est glissant). D'où le monde fermé, versus la liberté d'avoir la tête à l'air, tout voir tout entendre et se geler la face bien comme il faut.

Vous voyez c'est pas toujours une bonne idée d'expliquer d'où mes idées viennent.

1:08 AM

10.2.02

Ça m'arrive de me prendre en flagrant délit de danse. Qu'est-ce que je vais faire avec moi?

7:03 PM

À une certaine époque j'aurais été triste d'être seul et de ne pas sortir un vendredi ou un samedi soir. À une autre époque j'aurais été content, enfin, de ne pas être seul et de pouvoir sortir un vendredi ou un samedi soir. Maintenant j'en suis à ne plus porter attention aux noms des jours, qui ne sont en fait qu'une convention des autres.

1:29 AM

8.2.02

Foxé un cours, prétexte officiel : rhume, raison officieuse : je voulais terminer «Trépanés» de Patrick Brisebois (que j'ai déjà croisé dans La Réalité, dans le passé, sans savoir qu'il était écrivain, la vie est faites de ces coincidences étranges).

C'est pas mal plus trash, heavy, violent et morbide que son premier... par moment c'était si épouvantable que j'en avais des frissons. Mais c'est aussi totalement cocasse par moment, comme le festival de la poésie de Trois-Rivières qui vire en bagarre générale, où des poètes réels se font pas mal tabasser! Et comment résister aux pilules hallucinatoires P K DCK? Bref, j'ai encore une fois beaucoup aimé. J'adore le style, l'alternance entre la poésie et le québécois trash joual. Et ce second roman est pas mal plus délirant, moins linéaire que le premier. Et les personnages sont des ossetis de fous!

Aussi, Voir la critique intéressante dans le Voir.

10:18 PM

7.2.02

Woah! Super site sur Philip K. Dick à Chronic'art. Merci flo.

Le film «Impostor» basé sur une nouvelle de Dick est sorti récemment, mais il a eu de très mauvaises critiques. Je suis curieux de le voir quand même. Mais c'est surtout en attendant «Minority Report» de Spielberg (aussi inspiré de Dick), qui sortira cette année - je l'attends autant que «A.I.» l'an passé!

8:58 PM

Mes répliques préférées de Ghost World, que je viens de revoir. Un peu d'extrapolation et devinez qui pourrais aussi dire ça :
Enid : «I think only stupid people have good relationships.»

Seymour : «Maybe I don't want to meet someone who share my interests. I hate my interests.»

Enid : «Sometimes I think I'm going crazy from sexual frustration.»

6:51 PM

Encore du nouveau, je suis déchaîné :
Exotérisme (texte d'Anomalie, super titre hein? On dirait une maladie. Pas certain que ce mot soit dans le dico mais je le trouve joli)
Manifeste pour l'éradication du langage (expérience d'écriture en me prenant pour un poète apocalyptique mystique fou)

Si je suis ce que je prédit là-dedans, Anomalie pourrait devenir du deux-pour-un : chaque texte en version «rationnelle» et «irrationnelle», ce qui donne des résultats complètement différents à partir de la même idée de base! J'ai fait l'expérience pour la première fois et je trouve ça très excitant de retrouver cette liberté d'écriture. Ça marche, ça marche!! Je dis pas que ça vaut un prix nobel, mais ça marche! Ça sort!

Je suis content.
Même si j'ai une poivrière dans le nez depuis hier.

2:38 PM

Terminé «L'avalée des avalées» de Réjean Ducharme. Magnifiquement écrit, très inspirant. Je ne vois pas bien quoi dire d'autre sans me mettre à citer de grands passages, alors disons seulement que je vais lire tout Ducharme. Merci de la suggestion, en passant. J'adore les suggestions de lecture, je fini toujours par les lire. C'est garanti ou argent remis.

2:19 PM

J'ai beau écrire le plus clairement possible, reste qu'il arrive qu'on m'interprète de façon complètement déformée, qu'on me fasse dire des choses que je n'ai jamais dites, qu'on torde ma pensée à l'envers jusqu'à m'accuser d'être l'inverse de ce que je suis, qu'on me sermonne avec mes propres idées, celles que j'explore sur ma page depuis deux ans. C'est assez décourageant de devoir tout réexpliquer de bout en bout. Je prends ça un peu comme un échec.

J'ai vraiment un grand désir d'être compris, d'être compréhensible. Ça va me perdre.

12:34 AM

6.2.02

Mon ordinateur était devenu une sorte de gros téléphone. Désormais c'est une grosse machine à écrire.

10:48 PM

Le DVD de Ghost World est sorti! Je vais pouvoir voir et revoir un de mes films préférés. Il est spécial pour moi. Enid, c'est un peu moi si j'étais né avec des mamelles. Seymour c'est un peu moi-futur si ça tournait mal. Le gars avec la coupe Longueuil et des nunchaku, ce n'est surtout pas moi, mais c'est un spécimen de mon habitat, l'empire étendu de Longueuil. Leur monde de banlieue, déclin de la civilisation occidentale, c'est ici, c'est partout. La scène du cinéma, les cours d'arts, c'est des pans de ma vie à l'écran. C'est un film très Darnziaquien, je vous le recommande avec tous les pouces levés dont je suis muni.

4:10 PM

J'ai plutôt perdu mon humour polémique violent d'antan. Je deviens trop poli(tically correct). Ou trop adulte. Sapristi.

12:01 AM

5.2.02

Darnziak parle de punk! Qu'est-ce qui se passe! Bien que je considère le punk rock comme une musique souvent superficielle, simpliste, dérivative, juvénile et j'en passe (merci les préjugés!), il y a tout de même des exceptions. Et cette exception s'appelle Bad Religion.

J'ai toujours aimé Bad Religion. D'ailleurs j'ai eu une phase cet été où je n'écoutais qu'eux, je ne sais pas trop pourquoi je n'en ai pas parlé ici. J'ai toujours trouvé que Bad Religion rendait superflu tout les autres groupes punk; personne ne le fait mieux qu'eux, alors à quoi bon?

Mon frérot vient d'acheter leur nouveau, «The process of belief». C'est le retour de Mr.Brett, une sorte de réunion comme Iron Maiden : ils sont maintenant 3 guitaristes. Du punk à 3 guitares, c'est un peu impensable! Les albums récents devenaient de plus en plus apathiques, mais celui-ci semble bien meilleur à première écoute, beaucoup plus rapide et énergique.

Tout un retour, certaines chansons semblent sorties de «No Control» (mon album préféré!) - hyperspeed, une minute de durée, massifs paragraphes de paroles intellectuelles...

Ça me semble très sympa.

12:00 PM

4.2.02

Aphorismes spontanés dans le métro :
Je sais qui je suis justement grâce aux gens différents de moi.
On se définit par opposition.
Dans un monde de clones on ne pourrait se reconnaître soi-même.

Seul en mouvement dans une foule en mouvement : sentiment de liberté.
Seul immobile dans une foule immobile : sentiment de solitude.

10:36 PM

[mode polémique]
Il y a quelque chose qui m'énerve dans les journaux et weblogs. Je ne veux pas blesser personne, mais faut que je le dise. Voilà : c'est crissement cryptique. Souvent, on lit et on n'a aucune idée de quoi ça parle. On ne connait rien des évènements de la vie du diariste, on lit que des pures émotions détachées du contexte. Ça pourrait être bien, ça pourrait être carrément de la poésie, si les diaristes ne croyaient pas bon d'ajouter sans arrêt de petites allusions, qui nous font deviner quelque évènement, mais... oops, non, ils ne le révèlent pas. Pour je ne sais qu'elle raison d'anonymat ou peu importe.

C'est les allusions qui m'énervent, je pense. Dans ces moments j'aimerais dire «Racontez donc l'histoire au complet où ne la racontez pas du tout!». En tant que lecteur c'est frustrant de ne pas savoir ce qui se passe, et en même temps, on ne veut pas nécessairement savoir ce qui se passe, ce n'est pas de nos affaires. Pour être intéressant, il faut au moins qu'on ait une idée vague de ce qui se passe! Tant qu'à faire, inventez une vie fictive, mais faites quelque chose!

C'est peut-être pour ça que je suis si mal à l'aise de me laisser aller à des niaiseries sentimentales sur ma page web. Et pourquoi je n'aime pas le 3/4 des journaux de la CEV. Je n'aime pas ce style, qui est ni poésie, ni roman, ni essai, ni journal intime, ni nouvelle, ni rien du tout finalement. Rien que de l'émotion brute de défoulement.

Moi, quand je file mal, j'aime mieux faire un dessin.
[/mode polémique]

En fait je ne suis pas nécessairement mieux avec mes idées détachées de leur contexte, et des allusions, ce weblog en est plein, mais bon. On comprends l'idée. Je suppose que c'est une simple question d'opinion : ce style peut donner des bons résultats parfois. Ce serait pas mal de savoir ce que vous en pensez.

2:01 AM

Batard
All of contents are no additional.
It's burned to a crisp with all our heart.

engrish.com

12:57 AM

3.2.02

Le dernier texte promis : Antiprophéties.

Je deviens de plus en plus compliqué, on dirait - j'essaie de maintenir mon niveau de clarté habituel mais ça devient ardu. Pour moi tout est limpide mais je pense que je dois être en train de perdre une partie de mon lectorat habituel, à écrire des phrases comme «Robbe-Grillet essaie d'abord de complètement bannir les métaphores anthropomorphiques, parce que selon lui elles révèlent une métaphysique.» C'est presque marrant! Hors contexte c'est totalement ésotérique.

Je me trouve pédant, mais je ne vois pas comment expliquer ces idées autrement. Ça doit être ce qui arrive quand on creuse à fond un sujet : le sentiment étrange de comprendre parfaitement ce qui a l'air incompréhensible à première vue.

Et le plus bizarre dans tout ça, c'est que je ne parle jamais de ce genre d'idées dans la réalité. Je ne pense pas avoir prononcé le mot «littérature» depuis des années, pourtant je passe mon temps à l'écrire. Et comment on prononce ça, «Robbe-Grillet»? Aucune idée. Discordance assez déplaisante entre ce que j'écris et je dis.

Ce que je dis, ça ressemble plus à : «Tabouère! J'ai pas fait un maudit projet scolaire d'la fin de semaine! Oups!»

Bon, m'en vais voir le superboule.

10:46 AM

2.2.02

La femme idéale, c'est quand même Lisa Simpson.

9:58 PM

C'est drôle, ce que je deviens maintenant, j'aurais pu le devenir bien avant. Je me souviens que lorsque je faisais mon cégep en sciences pures, mes cours préférés et de loin, étaient français (littérature) et philosophie. Deux cours généraux qui n'avaient rien à voir avec les sciences. Mais j'ai oublié cela pendant des années, mes années d'errances en génie informatique, en animation 3D, en design graphique...

J'aurais pu me réveiller il y a longtemps, mais il faut croire que c'était trop tôt. 5 ans plus tard, tout ça me paraît évident. Il faut parfois faire de grands détours pour se comprendre.

6:10 PM

Le premier des deux autres textes d'Anomalie promis : Préjugés. C'est malade, tout ce que je fais ces temps-ci, c'est lire, écrire et aller à mes cours. Et j'écoute un peu de musique pendant que je me promène entre ces activités. Et c'est absolument tout. (Je dois manger et dormir aussi mais je ne le réalise pas vraiment.)

Je vais me permettre de décrocher un peu, demain : je vais me saoûler la yeule en écoutant le superbowl avec des copains. Même si je ne connais strictement rien au football et même si je m'en fiche totalement. C'est un prétexte!

La moitié de ce que l'on fait est prétexte à autre chose.

5:54 PM

Si vous regardez à droite du site, vous verrez que j'ai ajouté un nouveau menu : des liens vers d'autres pages. Je viens de réaliser que plein de gens me «linkent» mais que je ne leur retourne pas la faveur. La liste contient les sites que j'aime bien visiter.

12:39 PM

1.2.02

Je ne me souviens même plus comment «Darnziak» est devenu mon pseudonyme sur le net. Ce n'était pas voulu, au départ j'avais seulement intitulé ma page web «Darnziak 1.0». Mais voilà que les gens m'appellent souvent Darnziak, sur le net. Je vais commencer à avoir peur quand on me le dira en personne! (Même si je doute qu'on sache comment prononcer ce nom batard comme il se doit, c'est à dire : darne-ziaque (pas à l'anglaise s'il vous plaît).

Alors d'où vient ce nom, me demande t'on souvent. C'était au départ le nom d'un pays, et non d'un personnage, dans un des nombreux scénario de BDs que j'ai écrit vers 93-94. Darnziak était une contrée sombre et maléfique, une sorte de Mordor personnel, peuplé d'une race de surhommes belliqueux, que j'appellais «les Darnziaks». Ce nom m'est resté en tête, comme s'il représentait une zone sombre, un recoin caché. Et quand est venu le temps de trouver un nouveau titre pour ma page web (l'ancien était «L'Ultime destruction totale de l'univers»), il est remonté, tout simplement.

C'était la petite histoire de Darnziak. Je préfère qu'on m'appelle JP.

9:31 PM

Anomalie encore. C'est ma période la plus prolifique, depuis le début de cette page, et ce n'est pas tout, j'ai deux autres textes en tête. Ma tête est en ébullition. On dirait que plus je pense, et bien... plus je pense. Ça s'enchaîne et ça n'arrête pas. C'est un peu épuisant, je me demande si je vais être encore capable de «me divertir». Un p'tit film stupide, n'importe quoi, ça me ferait du bien. On dirait que j'ai oublié l'existence du cinéma, depuis un mois. Faudrait que je me penche sur la question.

Ah oui, j'ai aussi fait un petit guide par sujet, parce que 61 textes, ça commence à faire beaucoup. On s'y perd facilement.

12:02 PM