Mario LAVAL est de nationalité québécoise, mais il vit aujourd'hui en France. Il est marié, a trois enfants et plusieurs petits enfants dont un, Philippe (LYS dans la salle de conversation), qui est passionné d'Histoire. Il mène à ce jour une vie paisible, dans un petit village d'Auvergne, au centre de la France, avec sa femme, Françoise, une ancienne infirmière. Mais sa vie n'a pas toujours été aussi tranquille qu'elle l'est aujourd'hui.
En 1943, Mario avait 20 ans et, en tant qu'étudiant très brillant, il venait juste d'obtenir son brevet de pilote d'avion et il voulait entrer dans l'armée de la ville de Québec, au Canada. Les avions étaient sa grande passion depuis son plus jeune âge et son rêve était de pouvoir un jour piloter un de ces merveilleux appareils de l'armée : il avait toutes les compétences requises. Ce rêve devint enfin réalité un jour de mai 1943. En se rendant à la caserne la plus proche, il apprit par un officier, qu'il allait être militaire car, l'armée aurait besoin de lui. Mario savait, en effet, que s'il servait dans un régiment d'aviateur, il serait certainement obligé de voler au secours de ses amis les Français, entrés dans une terrible guerre qui s'était étendue au monde entier. Et c'est ce qui se passa ! . L'officier lui annonça, peu de temps après lui avoir fait signer son admission, que dans les jours à venir, il serait appelé pour effectuer, en France, des largages de munitions et de vivres pour les maquisards partisans du réseau de résistance. Il n'avait aucune envie de partir du si beau pays qui était le sien, de laisser sa famille, surtout ses parents chez qui il vivait. Eh oui! Même si Mario était un jeune homme adorable, gentil et beau, il n'avait cependant pas encore trouvé l'âme soeur, car il ne s'était consacré qu'à une seule chose jusqu'à présent : ses études : il avait ainsi brillamment obtenu son brevet de pilote d'avion. Il espérait, la guerre finie et sa mission accomplie, qu'il pourrait sortir, s'amuser, bref commencer à vivre sa vie comme tout le monde.

On lui demanda donc de partir avec deux de ses coéquipiers pour larguer aux maquisards français des vivres et des armes pour renforcer leur défense. Ses deux camarades avaient suivi le même parcours que Mario, ils étaient de la même promotion et étaient devenus très proches. Ce qui n'était d'ailleurs pas une mauvaise chose puisqu'ils allaient passer de nombreuses heures, ensemble, dans le même avion.