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Les origines de l'Église
Au chapitre dix-huit nous avons entendu Pierre, le fougueux disciple de Jésus, proclamer sa foi en la divinité de son maître : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.» Et Jésus de répondre : « Tu es heureux, fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ... »1 De ce passage nous avons tiré quelques enseignements sur la personne de Jésus. Bien d'autres leçons se dégagent de ce texte. Entre autres : le Christ est un fondateur de religion, d'un peuple nouveau, d'une Église nouvelle. Il veut, avant même que cette dernière soit fondée, faire connaître à ses apôtres qu'elle sera établie sur la primauté de Pierre et que l'esprit des ténèbres, Satan, ne pourra pas la détruire. Il pourra bien « la mordre au talon », selon l'expression du livre de la Genèse, la persécuter, mais il ne pourra pas la vaincre. Cette affirmation est source de joie pour l'humanité entière, surtout pour ceux qui sont de foi chrétienne, qui ont à se préserver et à lutter contre les nombreux Antéchrists, sources inépuisables des sectes qui pullulent sur la terre. Saint Pierre, dans sa première épître, nous met en garde contre les ennemis et dangers menaçant les chrétiens : « Veillez ! Votre adversaire le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont réservées à vos frères dans le monde. »2 Dans la Constitution dogmatique « Lumen Gentium » ( Lumière des nations ) les Pères de Vatican II nous tracent un bref portrait de la destinée de l'humain et de l'Église: «Par une disposition tout à fait libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté, le Père éternel a créé l'univers. Il a voulu élever les hommes jusqu'au partage de la vie divine. Et une fois qu'ils eurent péché en Adam, il ne les abandonna pas; sans cesse il leur offrit des secours pour leur salut en considération du Christ rédempteur, " qui est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature ". Col 1. 15. D'autre part, ceux qu'il a choisis, le Père, avant tous les siècles, les a d'avance connus et prédestinés à reproduire l'image de son Fils, pour que celui-ci soit le premier-né d'un grand nombre de frères ( Rom 8. 29 ). |
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