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VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT
POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans la liberté de blâmer, il n'est point
d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
Le vendredi 19 novembre 2004.
Numéro 106
Bonjour ! Cette semaine la rédaction de VIGILE-HEBDO a
choisi pour vous les articles suivants :
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LA CHRONIQUE DE BRUNO
DESHAIES. Ce qui se dit. Ce qui ne se dit pas. ( Des
portraits à répétition du Québec annexé ) [...] Le Québec a sa conception du Canada. Les gouvernements successifs
à Québec l'ont exprimé de diverses manières tant sous les
libéraux et les péquistes qu'avant eux
l'Union nationale et, très longtemps avant, P.J.O.
Chauveau dans le premier gouverne-ment conservateur
du Québec en 1867. En 2004, nous en
sommes toujours là où nous étions il
y a 137 ans ! [...] En
d'autres mots , les Québécois seraient
les champions du monde toutes catégories du
surplace ! Notre collaborateur nous donne ici
une belle analyse des propos lénifiants de
certains de nos journaleux, modèles
André Pratte et Alain Dubuc, tous deux inféodés
à Gesca-Power Corporation. À lire
absolument.
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L'ÉDITORIAL DE ROBERT
LAPLANTE. Préparer l'avenir. C'est un lieu commun, investir en
éducation, c'est préparer l'avenir. La semaine dernière des
milliers d'étudiants ont défilé dans les rues, tout à leur présent
et d'autant plus inquiets du futur. Le gouvernement libéral a décidé
qu'ils devaient s'endetter davantage s'ils veulent aller aussi loin qu'ils le
souhaitent sur le chemin des études. [...]
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Le Québec n'est pas à
vendre. [...] Dernièrement, le premier
ministre Charest se rendait à Boston
rencontrer les financiers américains pour leur
dire : « Quebec is open for business. » Une
déclaration fort inquiétante au moment où à
Québec la présidente du Conseil du Trésor, madame
Monique Jérôme-Forget, soumet le projet de loi créant l'Agence
des partenariats publics-privés. [...] Vous pourrez lire la suite de cette prise
de position de l'Option citoyenne, de l'Union des forces progressistes et de SPQ
libre en cliquant sur le lien
ci-dessous.
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Similitudes... [...] Je ne suis ni sociologue, ni
politicologue, ni historienne. Je suis
simplement une citoyenne qui se pose
des questions sur ce qui s'est passé dans les années soixante et ce qui se passe
aujourd'hui. Je constate que le scénario est à peu près le même et je trouve
cela inquiétant, navrant et surtout débilitant. Je crois bien sincèrement qu'on
nous aveugle, qu'on détourne
encore une
fois l'objectif de l'indépendance au profit
d'objectifs sociaux [...] Un article très pertinent
sur les errances de la gauche québécoise. Il est signé
Marie-Mance Vallée.
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Entrevue avec le Patriote
de l'année, Luck Mervil. Martin Lamontagne
s'entretient ici avec le populaire interprète qui estime que
les Québécois doivent faire l'indépendance le plus tôt possible. En exclusivité
dans Vigile.
L'origine de la tradition
du « Patriote de l'année. » Jacques
Bergeron, président de la section Ludger-Duvernay de
la SSJB-M nous explique ici l'origine de cette manifestation
annuelle qui existe depuis 1975.
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DOMAINE
INTERNATIONAL. Les nouvelles cartes de Bush.
Face aux crises qui menacent
la sécurité de la planète, Bush 2, conforté
par sa victoire, va-t-il reconduire la
politique de Bush 1 ou tenir enfin compte de ce que pense
le reste du monde ? Les réponses du directeur de l'Institut des relations
internationales et stratégiques de France (
IRIS ).
L'après-Falloujah. Les attaques
de rebelles à Mossoul, Kirkouk, Buqaba et
Buhriz, alors que les marines
combattent à Falloujah montrent que
la guérilla est désormais capable de
coordonner ses opérations et pourrait empêcher la tenue des élections de
janvier.
Les fantômes de la
Moukataa. « Nous entrons dans l'inconnu, affirme
l'ancienne ministre Hanan Ashrawi à l'envoyé spécial du Nouvel
observateur, Jean-Paul Mari. Il est urgent de mettre fin à ces quatre
années de siège, de punitions, de violences, sinon on finira par tuer
définitivement l'idée de deux États ». [...] La difficile succession
d'Arafat.
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LA CITATION DE LA
SEMAINE [...] À titre de premier ministre,
Jacques Parizeau sera demeuré au pouvoir pendant moins de 500 jours.
Malgré ce bref mandat, c'est un chef d'État qui passera à l'histoire. « Ce
fut le seul premier ministre indépendan-tiste que l'on ait eu
depuis 1976 »,( 1 ) rappelait le
syndicaliste Marcel Pepin peu de temps avant sa mort.
Dans les annales de l'histoire, on reconnaîtra à Jacques
Parizeau d'avoir amené les Québécois à un pas de la
souveraineté. Et si, dans l'avenir, il advenait qu'il
n'y ait plus jamais de référendum sur
cette question, son rôle historique prendrait bien
évidemment un relief considérable.
Comme président du
Parti québécois, il n'aura pas fait reculer l'option des
souverainistes. Dans ses fonctions de ministre des Finances, il aura
permis de grands déficits et commis de graves
erreurs, comme la nationalisation de l'amiante, mais il aura donné l'élan
nécessaire à une nouvelle garde montante d'entrepreneurs. Jacques Parizeau aura
occupé son poste de ministre des Finances avec brio, en lui donnant
un éclat médiatique inconnu jusque-là. Avec lui, les discours
du budget étaient devenus spectaculaires ! Le souvenir
qu'il aimerait surtout que l'on garde de lui, c'est qu'il fut un
efficace mandarin du pouvoir pendant la Révolution tranquille. « C'est le plus
gros changement auquel j'ai participé. » ( 2 ) Au cours de cette période déterminante de
l'histoire du Québec, le jeune technocrate a donné au seul
État francophone d'Amérique quelques-unes de ses plus
grandes institutions dont, au premier rang, la Caisse de
dépôt et placement du Québec.
Jean-Jacques
Ternynck, l'un des rares amis de
jeunesse de Jacques Parizeau, considère qu'il « a
gagné parce qu'il s'est distingué. Et Jacques Parizeau
s'est distingué au Québec, parce qu'il était solitaire et
qu'il dominait les autres. Il ne gagnera jamais complètement, ajoute-t-il, parce
que cet homme ne sera jamais satisfait, il est très exigeant pour lui-même.
»( 3 )
À la fin de sa vie, rongé
par l'amertume, l'homme qui aurait été si à l'aise dans l'uniforme du
conquérant se voit forcé de prendre l'habit du résistant. « J'ai
échoué, répète Jacques Parizeau, mais attention, la force du
projet est dormante. » ( 4 ) Jusqu'à son dernier souffle, il portera donc sur ses épaules, sans
défaillir, l'idée d'un pays francophone au nord d'une Amérique
anglicisée.
Le lys gravé sur
le poitrail, le pays lové sous sa
cotte de mailles, le croisé ne connaîtra
la tranquillité que le jour où sa bannière sera hissée
au sommet de la plus haute tour. D'ici là, malgré son âge
avancé, le combattant sera toujours prêt à se lancer dans une dernière
chevauchée, l'épée pointée vers le ciel, déterminé à combattre « les infidèles.
» « Je ne serai jamais bien loin », prévient-il. ( 5 )
Quand le coeur de cet homme
aura cessé de battre, le Québec aura indiscutablement perdu le plus tenace
et le plus dérangeant porte-étendard de l'idée
d'indépendance. Incapable de capituler, Jacques
Parizeau aura incarné l'acharnement même, en repoussant
les hésitations, la peur et la prudence. ( 6
)
( 1 ) Entrevue de l'auteur avec Marcel
Pepin, le 24 août 1998.
( 2 ) Entrevue de l'auteur avec Jacques
Parizeau, le 28 novembre 2003.
( 3 ) Entrevue de l'auteur avec
Jean-Jacques Ternynck, le 30 novembre 1997.
( 4 ) Entrevue de l'auteur avec
Jacques Parizeau, le 28 septembre 1999.
( 5 ) Entrevue de l'auteur avec
Jacques Parizeau, le 6 février 2001.
( 6 ) Cette citation est
tirée du tome lll de la monumentale biographie que Pierre Duchesne a
consacré à Jacques Parizeau et qui est parue aux Éditions Québec Amérique. Ce
troisième volume, publié en 2004, comporte 604 pages. Nous
publions la dernière page.
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pour l'indépendance du Québec ( LIQ ) : www.independance-quebec.org
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