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VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT
POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 11 mars 2005.
Numéro 118
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction de
VIGILE-HEBDO vous conseille les articles suivants
:
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LA
CHRONIQUE DE BRUNO DESHAIES. Le temps
de l'inaction. [...] Tout groupe qui se reconnaît
distinct veut acquérir ou conserver , étendre ou
défendre son autonomie dans tous les domaines à la fois : politique,
économique ou culturel. On donnera à cet exercice normal
de la conscience collective le nom de « nationalisme » lorsqu'il est le fait
d'une société et, à celle-ci, le nom de « nation » lorsqu'elle jouit de
l'autonomie interne et externe.
Cet exercice se
dérègle chez une société en tutelle : sa
pensée collective, dans son ensemble est
marquée au coin de l'incohérence, de la désorientation. Son
«nationalisme » n'en est bien souvent qu'une contrefaçon, en sorte que
s'imaginer en s'y opposant au nom de l'universalisme,
oeuvrer à l'avènement de celui-ci est d'une
insondable naïveté : on se fait l'agent du nationalisme de
l'oppresseur. [...] ( 1 )
Bruno Deshaies nous présente cette semaine
un essai de François Robichaud sur la notion « vivre, c'est agir », selon la
pensée du grand historien Maurice Séguin. Un texte fondamental à lire très
attentivement...et plusieurs fois s'il le faut.
( 1 ) Le soulignement est de
nous.
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LA CHRONIQUE
DE ROBERT LAPLANTE. L'indigence symétrique
[...] Le Canada a jugé que c'était le moment de jeter du lest
dans le dossier des congés parentaux
; voilà que cela peut désormais se
faire. Il lève le pied, laisse passer un peu d'oxygène dans le
tuyau, le Québec peut s'agiter un peu
plus vivement. Il continuera néanmoins à vivre en état
de sous-oxygénation permanente, histoire de créer les
conditions pour qu'il finisse par se convaincre de se satisfaire de demi-mesures
et de se persuader qu'il ne peut ni avoir, ni espérer davantage. Pour
le Québec, le Canada c'est vivre dans la médiocrité autorisée, se
résigner dans une pauvreté fabriquée. [...] Cette dernière
idée est tellement évidente qu'on peut se demander
pourquoi les Québécois semblent se contenter de
ce Canada au lieu de s'en défaire ! Peut-être trop
d'entre eux ont-ils intériorisé ce triste Québec de la médiocrité dans
l'united Canada. Peut-être aussi s'y sont-ils
résigné. Il est permis de le croire...
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Étudiants : La grève
s'impose, les chiffres le prouvent. Les
étudiants et les étudiantes demandent à
messieurs Fournier et Charest d'arrêter les
compressions et d'offrir une meilleure accessibilité à des études
post-secondaires de qualité. Pour se faire entendre, ils sont rendus
à faire la grève. Il s'agit d'un geste courageux qui
mérite tout notre appui. Ainsi Gabriel Ste-Marie conclut-il son
article après avoir prouvé que le Québec
a vraiment les moyens de soutenir ses
jeunes qui veulent étudier. Monsieur Ste-Marie est économiste à la
Chaire d'études socio-économiques de l'UQÀM. Cet article a paru
dans L'aut'courriel du 10 mars 2005.
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DOMAINE
INTERNATIONAL. Doit-on dire adieu à la France ? [...] Je crois bien sincèrement que les
Québécois devraient réfléchir sérieusement aux conséquences,
pour eux et pour la francophonie en général, de la disparition
de la France telle que nous la connaissons. N'oublions pas qu'elle a été
et est encore un chef de file ; nous l'avons vue agir lors de la guerre en
Irak. Il faut s'en souvenir ; nous en étions
fiers à ce moment-là. Je ne dis pas que la France n'a pas de défauts
et que tout est parfait, mais nul pays en Occident ne peut prétendre avoir
été aussi civilisateur et ce, depuis Clovis. [...] Un bel article de Marie-Mance
Vallée qu'il faut lire et qui donne à
réfléchir. À lire aussi sans faute
sur Vox latina un argumentaire pour le « non » à
la Constitution européenne. On trouvera d'ailleurs plusieurs
similitudes étranges entre cette constitution et
ce que reprochent depuis des décennies les
fédéralistes autonomistes québécois...au
fédéralisme canadian. Quant à nous
indépendantistes, nous n'avons que faire du
fédéralisme de la majorité canadian
, conçu au XlXe siècle par des hommes
politiques anglo-saxons et leurs collabos
québécois, pour la majorité canadian.
Femmes : ce que Mahomet a
vraiment dit. Mariage, voile, lapidation, mixité !
Quelle était vraiment la pensée de Mahomet ?
Comment la distinguer des ajouts ou
des interprétations de ses disciples ? Pour
répondre à ces questions, Josette Alia,
journaliste au Nouvel observateur, a rencontré deux
hommes, deux intellectuels, Adel Rifaat et Bahgat Elnadi,
dont le livre
«
Al-Sîra » publié aujourd'hui sous le
pseudonyme de Mahmoud Hussein aux éditions Grasset, a
l'immense mérite de faire revivre le Prophète tel
qu'il était, décapé des surcharges et des superstitions dont
l'a recouvert la postérité. [...] Un dossier de quatre parties : 1- Mahomet et
les femmes 2- Ainsi parlait Mahomet 3- De Mao à Mahomet 4- Les
femmes de Mahomet. À lire absolument, histoire de se purger des lieux
communs dont se gargarisent les médias d'ici et
d'ailleurs.
Menaces sur le
président vénézuélien. [...] L'assassinat, le 18
novembre 2004, du procureur Danilo Andersen, qui avait entamé la procédure
pour amener devant la justice tous les signataires
du décret du 12 avril 2002 instaurant une dictature au Vénézuéla,
constitue plus qu'un avertissement. Les
menaces ne sont pas à prendre à
la légère et l'on aurait tort de sourire devant la déclaration
faite le 20 février, dans son émission Alo
Presidente par monsieur Hugo Chávez : « Si on
m'assassine, j'en rends responsable le président des
États-Unies, George Bush. » Quand on
connaît les méthodes barbares des États-Unis
en Amérique latine, une telle éventualité serait dans
la logique du personnage. Monsieur Chávez est d'ailleurs la
bête noire de la secrétaire d'État Condoleeza Rice. Une
affaire à suivre. Cet article inédit
de Maurice Lemoine paraît dans Le Monde
diplomatique de mars 2005. Il s'accompagne d'un dossier substantiel
sur ce pays riche en pétrole.
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LA CITATION DE LA
SEMAINE. Au cours du XVlle siècle, et dans la
première partie du XVllle, la France, grâce à quelques dirigeants politiques
visionnaires et à des explorateurs, chefs militaires et administrateurs
audacieux et courageux, avait jeté les bases de deux
vastes empires, en Inde et, surtout en Amérique du Nord. Elle avait la
chance historique d'être et de rester la première puissance
des temps modernes et par là même de
faire du français, pour très longtemps,
la première langue
internationale.
Pourtant, en quelques décennies tout fut
perdu ou, plutôt, abandonné, sacrifié. Entre 1720 et 1765
environ, Paris allait perdre tour à tour l'Inde puis l'Amérique française,
à partir du moment où souverains et dirigeants politiques incompétents ou
frivoles décidèrent de jouer essentiellement, voire exclusivement, la carte
européennne, de tout sacrifier aux intrigues, alliances et guerres du
continent. Pour couronner le tout, Paris
allait, au début du XlXe siècle, brader
la Louisiane ( récupérée de l'Espagne quelques années plus tôt), qui avait
dix fois la superficie de l'actuel État américain, là aussi à cause des guerres
de Napoléon en Europe. Deux siècles d'efforts
furent ainsi balayés et une chance historique sans précédent torpillée par
la myopie et l'inculture historiques.
Plus sagement, plus
habilement, plus audacieusement à la fois,
l'Angleterre, sans se désintéresser de l'Europe, loin de
là, ( et jouant efficacement les puissances européennes les une
contre les autres ), pariait d'abord sur le grand large, renforçait
et développait ses possessions en Inde et en
Amérique du Nord puis envahissait et conquérait celles de la France , qu'elle
allait écarter des deux continents et dès
lors la supplanter comme première puissance
mondiale, préparant par là, à terme, la
primauté mondiale de sa propre langue.
Il ne semble hélas pas que
la classe politique française d'aujourd'hui soit sensible à ces
leçons, et c'est là un euphémisme, non plus que la plupart des «
médias » : ils
s'apprêtent à rééditer allègrement les mêmes erreurs, tout comme ils manifestent
la même myopie que jadis, à propos de
l'Europe et du monde, jouant uniquement et presque
frénétiquement la seule carte de la construction
européenne ( y compris le sacrifice de la souveraineté ), triste illustration de
la célèbre image de De Gaulle à propos de ces politiques
aveugles et excités « qui sautent sur
leur fauteuil comme des cabris en
criant " Europe ! Europe ! " » Aujourd'hui encore,
Londres, plus avisé et plus sage, garde deux fers au feu,
l'Union européenne, certes, avec réalisme et sans euphorie,
et au moins autant le grand large encore, notamment les rapports de tous
ordres avec les USA et avec les grands pays d'Asie. De
même, sagement et intelligemment, Londres a décidé de conserver sa
devise monétaire propre. [...] Pour lire la suite prière de cliquer sur le
lien ci-dessous.
Jean-Marc Léger, Le replis sur l'Europe a fait le malheur de la France
depuis le milieu du XVlle siècle. Article paru dans l'Action nationale,
février 2005, pp. 26-27.
Monsieur
Léger est journaliste et conseiller en relations
internationales.
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