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VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT
POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 18 mars 2005.
Numéro 119
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction de
VIGILE-HEBDO vous conseille les articles suivants
:
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LA
CHRONIQUE DE BRUNO DESHAIES. L'Éducation en
procès. [...] Les systèmes
d'éducation sont des
systèmes
« ouverts », complexes, uniques. Ils
s'enrichissent du milieu qui les font naître et ils s'accomodent, s'adaptent et
se transforment ( pour le meilleur ou pour le pire ) selon les
diverses évolutions historiques des milieux respectifs. Si cette
adaptation ne se fait pas, l'école devient dysfonctionnelle.
Par conséquent, ce sont les équipes-écoles qui peuvent faire
la grande différence de la capacité d'adaptation du système «
ouvert ». Malheureusement, les gourous de l'éducation souhaiteraient que
l'école fonctionne comme un système « fermé »,
c'est-à-dire qui relève de causalités
déterminantes et parfois uniques. [...] Une chronique très
intéressante qui interpelle tous ceux qui oeuvrent dans un domaine capital pour
notre peuple, celui de
l'éducation.
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LA CHRONIQUE
DE ROBERT LAPLANTE. De la résistance à la riposte. La grève des étudiants n'a rien à
voir avec un conflit sectoriel. Elle porte sur des enjeux de
société qui sont fondamentaux. Des enjeux de justice
sociale et d'équité inter-générationnelle, certes. Mais il
en va aussi et d'abord de la capacité du
gouvernement du Québec de conduire une politique conforme à
nos intérêts nationaux, une politique qui ne serve pas à briser la cohésion
sociale et à légitimiser des inégalités par l'acceptation fataliste de
notre dépendance face à Ottawa.
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L'électricité dans la mire
de la désinformation. [...] Nos tarifs sont semblables
à ceux des provinces et des États américains qui produisent leur électricité à
partir des grands barrages hydroélectriques. Notre entreprise publique contribue
déjà suffisamment aux revenus de l'État. Les profits, taxes et
impôts qu'Hydro-Québec verse au gouvernement du Québec sont plus
importants que les taxes et les impôte de 300 000 entreprises privées
québécoises. Hydro-Québec doit continuer à nous livrer de l'électricité
à
bas tarif plutôt que de
se transformer totalement en vache à lait du gouvernement.
Ainsi Gabriel Ste-Marie conclut-il
son article paru dans l'Aut'courriel du 15 mars 2005.
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DOMAINE
INTERNATIONAL. L'Allemagne sans tabous. Dans une entrevue de Réginald Harvey que
publiait Le Devoir du mercredi 9 mars dernier, (
1 ) le professeur Ingo Kolboom,
grand admirateur du Québec qui enseigne à l'université de
Dresde, estime que les Allemends et les
Québécois sont semblables sur le plan
identitaire. Autre point commun, nos deux peuples ont un taux
de natalité parmi les plus faibles du monde. L'Allemagne étant
notre deuxième partenaire commercial après les
États-Unis, il est bon de mieux connaître la
situation actuelle dans ce grand pays. Vigile-Hebdo
publie donc cette semaine une série de quatre articles
qui ont paru dans Le Monde du 14 au 17 mars
2005. Passionnant. À lire absolument.
1- Un
fédéralisme paralysant, de Daniel Vernet : http://www.vigile.net/05-3/monde.html#8
2- Le dernier Allemand, d'Henri de
Bresson : http://www.vigile.net/05-3/monde.html#9
3- Retour à Sindelfingen, d'Adrien de
Tricornot : http://www.vigile.net/05-3/monde.html#10
4- Hitler encore et toujours, de Georges
Marion : http://www.vigile.net/05-3/monde.html#11
( 1 ) Le Devoir du 9 mars 2005.
http://www.vigile.net/05-3/monde.html#4
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LA CITATION DE LA
SEMAINE. [...] À ceux qui
disent que le français s'est amélioré au Québec, je n'en
disconviendrai pas, mais je nuancerai cette
constatation. Je dirai, d'emblée, que la langue écrite
s'est améliorée, mais j'ajouterai : qui écrit encore dans nos
sociétés où les images et les communications
orales ( télé, radio, et audiovisuelles de toute nature ) gagnent
chaque jour de plus en plus de terrain ? S'il semble acquis que nous vivons dans
des sociétés à plusieurs vitesses, du point de vue économique, il
semble que la même chose se passe du
point de vue de la langue. Chaque enquête récente aux
États-Unis constate le progrès de l'analphabétisme, même
chez les étudiants de high school. Nous y
venons nous-mêmes ! Cela dit, et compte tenu du fait que la langue
française semble l'un des traits culturels qui distingue
la majorité des Québécois des autres Nords-Américains, sinon le seul,
il me semble que le gouvernement du Québec devrait y attacher
une extrême importance. Et non seulement pour empêcher par des lois
la langue anglaise de s'afficher
dans les commerces. Il devrait, me semble-t-il, rendre chacun des
Québécois responsable et respectueux de cette langue. Ces
sentiments et ces attitudes ne peuvent pas être imposés par des lois ; ils
peuvent l'être par des mesures positives qui les
favorisent.
Pourquoi
les organismes publics, qui ont pour mission de protéger et de faire
progresser la langue française au Québec ne s'ingénieraient-ils pas à
favoriser et à récompenser celles des institutions publiques, comme l'école et
les médias, qui feraient des efforts en vue de
l'éradication de l'ivraie et de l'implantation
d'un français écrit, et surtout parlé, qui se
rapproche de plus en plus du français international ? Au lieu
que ce soit le charabia qui soit de plus en plus à l'honneur dans les
programmes de divertissement, comme c'est maintenant le cas, ce serait ceux qui
respectent davantage la langue française. À l'école, ne devrait- on pas
essayer par tous les moyens de combler l'écart
grandissant entre la langue écrite et la langue parlée ? De sorte
qu'à plus ou moins long terme, le français écrit
apparaisse à de moins en moins d'élèves comme une langue
étrangère, une langue du dimanche, jour qui devient de
plus en plus ordinaire. C'est ainsi
qu'au lieu d'assassiner joyeusement la langue française, chacun
se ferait une fierté de la bien parler.
Aujourd'hui
que l'on parle abondamment de la dénatalité et de la disparition des
francophones et de celle de leur langue, peut-être est-il opportun de
rappeler ce qu'écrivait naguère Jean Bouthillette dans son livre
Le Canadien-français et son double : «
La Conquête avait engendré en nous le terrible dialogue de la liberté
et de la mort. C'est dans le dialogue de la liberté et de la vie que se fera
notre Reconquête. Mais à l'heure de tous les possibles et
des échéances déchirantes, ce que doit d'abord vaincre notre peuple, c'est sa
grande fatigue, cette sournoise tentation de la
mort. »
Marcel
Rioux ( 1919-1992 ), Un peuple dans le siècle, Montréal,
Boréal, 1990, pp. 306-307.
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